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Tome quatorzième.
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F L A

Jjes pouffent au penchant ou leur coeur efienclin ,

Pt leur osent du crime applanir le chemin !

Détestables f lutteurs , présent le plus funeste

Que puijfe faire aux rois la colere celejk.

Racine , dans Phedre,

'Article de M. le chevalier DE T AU COU ET.

FL.ATUOSITÉ , f. f. ( MédecJ termegénérique employé par les médecins , pourdéíîgner l'état maladif dans lequel il se saitune génération contre nature de vents qu'onrend par haut, par bas, ou qui restent soitdans l'estomac, toit dans les intestins & ycausent des borborygmes , des tensions,des anxiétés, Sc autres symptômes doulou-reux. V. Borborygmes,Rot, Vents, &c.

La matière propre des flatuofités , est unair élastique qui se trouve fréquemment dansle ventricule ou les intestins, & quelquefoisdans d'autres viscères ; mais alors ce font descas très-rares. La cause matérielle des fla-tuofités est une matière élastique que la cha-leur , l’effervescence ou la fermentation di-late , & qui est retenue ou poussée hors ducorps avec quelque bruit, lorsque les obstaclesqui s’opposoient à sa sortie, viennent à cesser.

L’air , les sels de différente nature , lesfruits, les humeurs putrescentes , les végé-taux fermentans, fournissent aux flatuofi-tés une matière dont l'impétuosité Sc l'odeurvarient suivant sa qualité ; cependant toutesces choses sortent sans aucun effort, quandelles trouvent les passages ouverts ; d'oùl'on comprend fans peine qne le sphincter de1 esophage, l'ésophage , les deux orifices del’estomac & les intestins , concourent en-semble en ce qu'ils se contractent spasmo-diquement , Sc se relâchent ensuite : maissi ía contraction spasmodique est forte Scdure long-temps, alors la matière élastiquequi se raréfie par la chaleur , par le mouve-ment Sc par sa propre vertu ; venant à êtreresserrée dans une cavité que la convulsionde ses fibres rétrécit, elle distend les mem-branes qui la gênent, Sc comprime les lieuxvoisins ; de-là naissent des anxiétés & desdouleurs très-vives, qui cessent à la sortiedes vents.

Doctrine des flatuofités. Mais pour se for-mer une idée plus exacte des flatuofités ,nous commencerons par établir quelquesprincipes qui peuvent nous y conduire.

F L A s8*

i°. Les hommes bien portans consumentune grande quantité d’air élastique, oul’uniílent à leurs humeurs > or l’air qu’onavale avec les alimens , Sc qui n est pasconsumé faute d’action , engendre un nou-vel amas d’air.

i°. Les alimens qu’on prend , Sc qui fer-mentent aisément, fournissent en fermen-tant une grande quantité d’air dans les pre-mières voies, s’ils ne font pas bien broyéspar faction du ventricule Sc des intestins.

3°. La même chose arrive des alimensputrescens, indépendamment qu’ils produi-sent cet effet en circulant avec nos humeurs.

4°. Le mouvement viral, qui dans 1 étatde santé consume beaucoup d’air, étant unesois dérangé , sépare l’air de nos humeurs,Sc produit dans le corps un nouvel air élas-tique , comme il paroît par quelques poisons.

S°. Le phénomène principal de í’air ca-ché est le son , le bruit, les grouillemensqu’on entend rarement dans le bas-ventre,quand le mouvement péristakique des in-testins est uniforme , Sc que les passages fontbien libres.

6°. L’air retenu dans un endroit fermé,mais agité fortement par la partie qui l'en-vironne , cause en tiraillant les fibres, unedouleur considérable de tension. Si pourlors il se présente quelque part une ouver-ture , l’air ainsi comprimé sort d’ordinaireavec bruit, Sc le malade est soulagé. Si lacause qui produit l’air cesse , le malade estguéri ; mais si cette cause persiste, il est tour-menté de flatuofités sans soulagement.

7°. Quand l’air comprimé sort chargéd’odeurs acides, ni dore uses, putrides, féti-des, il indique le caractère des vapeurs atté-nuées d’alimens ou d’humeurs qui se sontmêlées à cet air dans le corps humain. L’airqui fort modérément, prouve que factionest encore bonne & enriere dans les partiesqui le contenoient. Celui qui fort avec beau-coup de violence après de grandes douleurs,désigne quelqu’espece de convulsion dans lapartie qui le renfermoit. Celui qui fort fansbruit, mais avec une grande fétidité, indi-que la foibleíTe de la partie, ou la pourri-ture prédominante des humeurs qui s’y fontmêlées.

8°. L’air disparoît sans être rendu , lors-que le mouvement vital fort Sc réglé, àt