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Tome quatorzième.
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les causes qui y donnent lieu. Cette éva-cuation se fait par la route ordinaire desdéjections ( les matières se montrent quel-quefois feules , Sc le plus souvent elles ac-compagnent la sortie des excrémens, quifont dès lors plus liquides.

• Tout ce qui peut déterminer abondam-ment le cours des humeurs fur :les inte-stins, en occasionner le séjour & l’amas,former obstacle à 1a résorption des sucs di-gestifs, obstruer les orifices des vaisseauxlactées, affaiblir, augmenter le mouvementpëristaltique ou faction des fibres intesti-nales, & troubler les -puissances digestives,doit néttefìairement' susciter un f/u:: de ven-tre. La transpiration'insensible interceptéed 1 une maniéré í'queloònque, un exercicetrop violent, un repos trop constant, laprotrulìon difficile Sc douloureuse des cro-chets , Tinflammation des intestins, leurirritation conséquemment à une bile acre£c mordicantei, des aiimens > pris en tropgrande quantité, des fourrages corrompus,î’herbe gelée , ïavoine germée, la paille deseigle, des eaux trop crues, trop ‘froides ,des eaux de neige, uste boisiòn qui suc-cédé immédiatement à une portion consi-dérable d’avoine , des purgatifs trop forts,Lee. font donc autant de Causes que l'onpeut justement accuser dans cette circon-stance. '

Le traitement de cette maladie demandede la part du maréchal une attention exacte,eu égard à leurs différences.

Dans le cas où il est question de l’abon-dancedes humeurs & de leur séjour, ain-si que de leur amas , ce dont il léra alté-ré par les borborygmes qui se seront en-tendre , Sc par la ; liquidité' ôe la blancheurdes excrémens, il purgera l’ànimal; il Rat-tachera ensuite à fortifier les fibres de l’esto-mac & des intestins, dont là foiblestè &le relâchement favorisent sabord Sc l'ac-cumulation dont il s'agit. Pour cet effetil aura recours aux remedes corroborans,tels que la thériaque, le diascordium, lacanelle enfermée dans un noiiet suspenduau mastig ;dour &c. La rhubarbe leroittrès-falutaire, mais elle jetteroit dans unetrop grande dépense.

Loríquil y aura inflammation , irrita-tion , douleur, chaleur, tension des muscles

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du bas-ventre, Sc que les déjections ferontjaunâtres & écumeuses , il employera lesmédicamens dont l'estet est de délayer,de détendre, de calmer, Sc d-’adoucir; &quelque temps après que les symptômesseront dissipés, il terminera la cure pardes purgatifs legers.

Les lavemens émolliens multipliés, les :décoctions des plantes émollicntes donnéesen bouton, les têtes de pavot blanc dans 1les lavemens & dans ces mêmes décoctions,supposé que les douleurs soient vives, ksaignée même , íi l’on craint ses progrèsde l'inflammation , la décoction blanche deSydenham, c’est-à-dire la corne de cerfrâpée à la dose de quatre onces, que l’onfera bouillir dans environ trois pintes d’eau'commune , pour jeter cette même eau dansses décoctions émollicntes dont j ’ai p trié,produiront de grands changemens. Les pur-gatifs convenables après l’administration deces remedes, Sc ensuite de leur efficacité,pour évacuer entierement les humeurs vi-ciées qui entretiennent la cause du mal,seront une décoction de séné à la dose d’uneonce & demie, dans laquelle on délayeratrois onces de caste ou trois onces d’élec-tuaire de pjil'io , Lee.

11 importe au surplus que k maréchalsoit très-circonfpect , & ne se hâte pointd’arrêter trop-tot le flux de ventre , quisouvent n’est qu’une suite des efforts dela nature, qui le décharge eìle-même desmatières qui lui font nuisibles , Sc qui dèslors est très-falutaire à l’animal. (e)

Fi-ux d’urine ( Manège , Maréchal!.) éva-cuation excessive Sc fréquente de cette sé-rosité saline , qui séparée de la masse dusang dans ses reins, & conduite à la vessiepar la voie des uretères, sechappe au de-hors par celle du canal de l’urechre. Cetteévacuation n’a lieu que conséquemment àla volonté de l’animal, Sc se f lux n’est enaucune façon involontaire, comme dans1 incontinence d’urine.

Dans 1e nombre infini de chevaux que jkitraités , je n’en ai vuqu’un íeul attaqué decette maladie. Elle me paroît d’aurant plusrare dr.ns 1 animal qui fait mon objet, quetrès-peu de nos écrivains en font mention,je ne m’arrêterai point à ce qu’ils nous enont dit; car je ne ra’oçcupe que du foi»