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de ce canal dans l'aorte, on trouvera quequand l'aorte descendante se dilate, elle encomprime l’extrémité , parce que ce canals'y inféré de biais , & selon le cours duíàng. Or il est certain que depuis la respi-ration , l'aorte reçoit beaucoup plus de sangqu'auparavant , & par conséquent qu'elleest plus dilatée ; ajoutez à cela que le canalde communication íè trouvant entre le troncde l’aorte du poumon Sc l'aorte descen-dante , il est comprimé par le gonflement &cla dilatation de tous les deux.
Le íàng paste-t-il directement de la mereà l’enfant par les racines du placenta ? enquel organe particulier lui fait - il prendreun caractère laiteux dans ce pastage, c’estce que différentes observations opposéesles unes aux autres 1 aillent encore indécis.Tout ce qu'il y a de constant,. c’est qu’ilse nourrit, que toutes ses parties y font dis-putées à exercer les fonctions auxquelleselles font destinées lorsqu’il arrive au mon-de , que les veines lactées y font rempliesd'un lue , les reins garnis à leur partie su-périeure , où le sang l’emporte en attendantque le rein séparant une plus grande quan-tité d’urine qu’il ne fàisoit dans le sein dela mere, il faste sécher de disette cette cap-iule ; qu’à la partie supérieure & antérieurede la poitrine il y a une espece de corpsglanduleux qu’on appelle thymus , lequelremplit la poitrine avec les poumons, fi’c.&c qui une fois que les. poumons viennentà être dilatés par faction de la respiration,se desièche peu-à-peu au point qu'il dispa-roît presqu'entiérement, fie. Voye^ Veinescactées , Reins succenturiaux , fi>Thymus.
Comment le fœtus pourroit-il se nourrirpar la bouche, st on ne peut avaler sansrespirer ? Voye{ Déglutition.
Quelque bien disposées que soient d’ail-leurs les parties du fœtus , & quoique quel-ques-unes paroillent déjà fur la voie desfonctions qu’elles doivent exercer, quelquepetit que soit l’exercice qu'elles en font ; ilen est d'autres qui font simplement prépo-sées à ces fonctions fans les avoir en aucunefaçon exercées ; c’est ainíi que l’enfant nelâche point les eaux ni les excrémens qu’iln’air respiré ; mais une fois qu’il est exposeà l’air, dont le poids est fans comparaison
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plus grand que celui de la liqueur dans la-quelle il nage, tout son corps se dilate , sapoitrine s’élève, l’air enfile la route des pou-mons , l’irritation qu’il cause & la vitesseavec laquelle il entre & ressort, font crier Scéternuer l’enfant ; les secousses du diaphrag-me prestènt pendant ce temps les viscères dubas-ventre, les excrémens font par ce moyen-chastes des intestins, & l’urine de la vestîe. Lanature même a pris tant de précautions pourcertains organes délicats & sensibles, qu’elleles a garnis dune espece de membrane par-ticulière , comme l’ceil & l’oreille, qui non-seulement peut être de quelqu’usage au fœ-tus dans le sein de la mere, mais encore-sert à préserver ces parties des trop vivesimpressions de l’air lorsque ie fœtus vientà y paroître. Fuyep CS.il fi Oreille.
Dans quel détail ne nous entraîneroienfpas les remarques que nous aurions à faireíur f état dans lequel se trouvent les diffé-rentes parties de l’enfant à la sortie du scin-de sa mere, sur la souplesse & les différen-tes portions de ses os, qui font celles quideviendraient plus intéressantes par rapport-à la maniéré dont on embéguine & on em-maillotte les enfans ; fur la disposition desautres parties qui exigeroient des foins par-ticuliers pour veiller à ce que le dévelop-pement en fût le plus parfait qu’il est possi-ble , ou au moins qu’on ne s opposât pointà celui que la nature leur prépare , st on necherche à l’aider dans ses vues ; détails quideviendroient tous assez intérestans pour'être la matière d’un traité particulier.
Quelles autres discussions ne demande-roit pas l’examen des lignes qui font con-noître si le fœtus n’est point mort dans lesein de fa mere 5 s’il y a respiré ; s’il est pos-sible qu’il y vive après la mort de fa mere,& comment cela peut arriver ; &c une infi-nité d’autres questions aussi utiles que cu-rieuses , & que nous ne pouvons ni ne de-vons même approfondir ici, faute de pou-voir les résoudre. (Z)
On pourroit résoudre plusieurs autresquestions qu’on fait fur le fœtus , lorsqu’ilest dans le sein de sa mere , si les sens nousaccordoient leur secours , pour suivre sondéveloppement depuis ion origine jusqu’ason terme ; mais la vue de tels mystères cou sest interdite: bornés auxcannoiss.nces gr,oi-