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parviendrait pas à fa perfection. Le mâleest: donc nécessaire ; Sc quelques cas rares,dans lesquels des parties du fœtus, ou desfœtus entiers , fe développent fans lui, nesauraient être opposés à des réglés générales.
L’embryon vit avant la fécondation. Lefatus est présent dans f œuf, il y est con-tenu , 1 un est une partie de l’autre. Maisil y a d?ns plusieurs animaux ovipares desœufs d’une grandeur très-différente : il yen a de fort petits , Sc de fort éloignésde leur maturité : il y en a de mûrs, cefont ceux que le blanc enveloppe , autourdefquels il ie forme une coque calcaire ,Sc que la poule va pondre quelques joursaprès. Pour parvenir à cette grandeur ,capable de soutenir les injures de Pair , &de fe passer de la mere , l’œuf Sc le fœtusui en fait partie , a dû croître , il a doncù vivre ; Ion cœur Sc ses principaux or-ganes ont eu une elpece de circulation. Sil’œil ne découvre point de cœur à cetteépoque , c’est la parfaite transparence quirend le cœur invisible.
Mais cet accroissement est extrêmementlent dans Pembryon renfermé dans Povaire:les battemens du cœur font foibles, ils nesuffiraient jamais pour développer les petitsvaillèaux qui composent la partie vivantede Panimal; ils ne donneraient jamais auxos une dureté qui les mît en état d etrela charpente du corps animal.
La chaleur peut beaucoup pour hâterl’accroillèment du fœtus , Sc pour accélérerle mouvement du cœur. Sans elle , Pœuf,quoique fécondé , ne produirait jamais unanimal. Le cœur dans les premieres heuresde la ponte, ne paraît pas battre encore ;il est invisible lui-même : bientôt, à la la-veur de la chaleur de la mere, il va battreSc frapper l’œil par la vivacité de lès mou-vemens. Ce phénomène si général íe lie àla force vivifiante du printems , qui réveillecent animaux astoupis , qui rend à leurcœur son mouvement, Sc qui remonte lamachine animale.
Ce que la chaleur fait dans un œuf déjavivifié , la liqueur fécondante paraît lefaire fur l’embryon afleupi, dont le cœurSc les organes encore suides n’agissent pasencore. Nous avons vu naître l’irritabi'itédans les intestins du poulet j le pouvoir de
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fe contracter naît apparemment, ou dumoins devient visible dans l’embryon del’animal vivipare, dès que la liqueur sé-minale a été versée fur lui. Cette liqueura généralement une odeur forte 8c particu-lière , quoique diversifiée dans les dissérensanimaux. Elle sert d’un puissant aiguillonqui accéléré la marche des humeurs animales.
La différence du véritable mâle à l’eu-nuque , prouve que cette puissance stimu-lante agit encore dans l’animal pleinementformé. Este agira fur le cœur de l’embryonavec autant de force , qu il est plus tendreSc plus irritable. Le cœur du poulet a dansses premiers momens une activité Sc unesensibilité qui diminuent continuellement,jusqu à ce que la série de ces diminutionsfe termine par la mort. Il y a dans ce petitcœur près de cinquante pulsations dans laminute ; est-il immobile ? le moindre souf-fle , la plus petite irritation le réveille 8crappelle ses battemens.
L’étincelle électrique rend à un muscleparalytique ft contraction; la partie odo-rante de la liqueur du mâle reveille ap-paremment le mouvement extrêmementfoible du cœur : elle lui donne par la vi-vacité accroissinte de fes battemens une su-périorité fur les résistances, Sc le pouvoird’étendre Sc dilater les vaiílèaux du petitanimal. Cette liqueur feule fera le stimulusà qui la nature a donné le pouvoir de ra-; nimer le cœur ; de-là la nécessité du mâle.
Cette même matière volatile est encorele stimulus qui, dans l’animal déja pleine-ment formé , fait pouffer les cornes Sc labarbe, Sc qui modifie différentes parties deIon corps , qui les rend plus grandes , plusdures, plus colorées.
Dans le puceron , cette même liqueurpeut être suppléée apparemment par la cha-leur feule de la saison : cet animal pond Scavec l'aide d’un mâle Sc fans lui.
Dans les animaux vivipares , dont lesmouvemens ont plus de vivacité , le cœurne fe développe jamais fans l'assistance decette liqueur.
C’est ainsi que bien des plantes fe repro-duisent par des causes fo déesdans la plantemère foule ; mais que clans plusieurs autresle fruit, qui en est le fœtus , ne parvientpas à sir perfection fuis le secours de la