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s.tnbler le peu que nous savons fur leS cau-ses & le méchanisme de ce changement. Lamatière est preíque nouvelle , & je ne pro-mets que l'esquiílè d’un bâtiment que lapostérité élèvera, & pour lequel il nousmanque encore bien des matériaux.
Tout nous persuade que ce fœtus toUtmuqueux Sc tout imparfait, étoit organisé.Il est dans cet état dans l’œuf, après q u'ila pris des accroilíèmens très-considérables.A la fin des premieres vingt-quatre heuresde la ponte, il est gélatineux, fans extré-mités , très-mal terminé , & avec les seulespremieres apparences d’un cœur, fans au-cun vestige des autres viscères. Et cepen-dant il est à cette date peut-être cent foisplus grand qu’il n’étoit à la sortie des or-ganes de la poule : s’il a pris cet accroille-ment, il a eu des vaisteaux , seuls canauxde la matière nutritive ; s'il a eu des artères,il a eu des veines, Sc ces vaisseaux n'auroientpas existé fans le reste du corps de l'animal :rien n'anonce que le fétus commence parun réseau des vaisteaux ; sa figure gélati-neuse existe avant qu'ils íbient viíibles , &fans les parties solides des vaisteaux d'unefineste qui échappe aux yeux , ils n'auroientjamais eu la consistance nécestaire pour ré-sister aux pressons inévitables qu'essuie lefétus.
La différence la plus estentielle de cetembryon au fétus plus parfait, vient de latrop grande abondance des parties aqueu-ses. Un embryon dans ses commencemensa des miettes de terre très-peu nombreu-ses , répandues fur une infinité de particulesaqueuses. Qu'on imagine une ligne diviséeen dix parties, dont il n'y en ait qu'une deterreuse, &c que le reste soit de l'eau, c'està-peu-près l’esquiste de eet embryon; aussiexhale-t-il preíque íans reste ; ií est fansodeur, fans goût, fans couleur ; delà cettemoleste extrême, ce manque de consistance,cette apparence de gelée, dont la consis-tance dépend du petit nombre de particu-les terreuses qui en font. la charpente.
On ne doit pas être surpris de cette fai-blesse extrt me de l'animal ébauché ; il y abien des animaux qui ne sortent jamais decet état, & qui vivent, croissent, agistènt,se nourristènt Sc se multiplient, malgré leurmoleste qui ne différé pas de la gelée, TelTome Xir>
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est le polype devenu si célébré par les ex-périences de M. Trembley ; telles font lesgalères, Sc tel est tout le peuple nombreuxqui habite les eaux croupissantes infuséesavec différens végétaux.
Ces petits animaux pastènt leur vie danscet état; les autres clasles en sortent. Lapremiere cause de ce changement doit êtredans leur nourriture ; fans elle, ils n’en sor-tiraient jamais.
Cette nourriture est assez connue. Chezles oiseaux, c’est le blanc d'œuf, liqueurassez semblable à notre lymphe , un peuplus pesante, mais qui se prend par la cha-leur feule du feu poussée à ióo degrés dcFahrenheit. Cette liqueur prend alors unevéritable apparence de gelée tremblante ,mais avec de la consistance. Dans l’animalquadrupède , la lymphe, si semblable bail-leurs au blanc d’œuf, remplit les mêmesfonctions.
Le jaune est plus huileux, plus coloré,plus épais, il est vrai qu’il se délaie dansles derniers jours de l’incubation , par laquantité du blanc d’œuf qui s'y mêle ; ony volt alors distinctement & l’huile jaune& une sérosité blanchâtre. Dans le quadru-pède , il parait que c’est le sang même quiremplace le jaune.
La liqueur de l’amnios , dans laquellenage également le fœtus quadrupède & lepoulet, est de la nature de la lymphe , maisplus atténuée & plus chargée d’eau. Dansles oiseaux, cependant, elle se coagule versle milieu de l’incubation , & parl’eíprit-de-vin & par l’acide minéral, par le seul ié-jour même dans l’estomac de l'animal.
Il en est de même de la liqueur de l’am-nios ; quoiqu’on l'ait vue résister à la forcedes acides, elle y a cependant cédé dansun grand nombre d’expériences, à la cha-leur à la vérité de 188 degrés. C’est à laputréfaction qu’on doit attribuer les expé-riences dans lesquelles cette eau a résistéau pouvoir de l’acide. On comprend allez ,placée comme elle l’est entre les intestins,la vessie Sc le rectum , quelle pompe conti-nuellement des particules putrides par lespores inorganiques , dont toutes ces mem-branes font comme criblées.
L’eau, la liqueur gélatineuse & coagula-ble, l’huile ct quelques sels dissous dansC c c c c