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Tome quatorzième.
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nécessité qui s'étend à tout le corps animé ?& la propriété dissolvante qui vient d'êtreattribuée à la production du foie , portéedans toute la maíle des humeurs , neparoit-elle pas prouvée par la considéra-tion que ce viscère est d'un volume d'au-tant plus grand dans les animaux, qu'ilsont leurs humeurs plus disposées à perdreleur fluidité, ainsi qu'on l’observc, sur-tout dans les poissons , où elles font extrê-mement visqueuses , glutineuses ; que cettehumeur manque dans quelques animaux ,quant à la partie qui ne coule que dansle temps de la digestion , dans ceux quiont une vésicule du fiel, mais qu elle setrouve dans tous, quant à la partie dontle flux est continuel, 8 c qui ne cesse d'êtreportée dans la masse des humeurs ? On nepeut donc pas se refuser raisonnablementu ces conséquences. Le foie doit donc êtrerangé parmi les viscères principaux, par-mi ceux dont les usages font généraux. Lecerveau , les poumons & 1 c foie, font lesseuls qui réglait toute l'économie animale ;les autres viseeres ont des usages bornés,particuliers : ce seroit ranger le foie par-mi ceux-ci, & réadmettre dans le bas-ven-tre aucun organe principal, de n'attribuerà ce viseere que des fonctions limitées , re-latives à la leule digestion , & de ne pasporter plus loin ses vues à l'égard d'unepartie aussi importante. La considérationde la maniéré dont influent fur toutes leshumeurs , les vices qui peuvent affectercette partie , doit achever de convaincreque le récrément qu'elle fournit est d uneutilité & dune nécessité générale : effecti-vement , la sécrétion de la bile vient-elle àêtre diminuée , ou sa qualité dissolvantevient-elle à être altérée , affaiblie; il s'en-fuit des obstructions , des engorgemensdans les autres organes secrétoires , desembarras dans toute la circulation , dans lecours des humeurs ; & si au contraire labile vient à être séparée , à être portéedans la masse des humeurs , à y refluercn trop grande quantité , il en résulte tropde fluidité, de division dans tous les fluidesqui causent la décomposition des globulesdu sang, leur dissolution en globules séreux,jaunes; d’où s'ensuivent les hémorrhagies ,la jaunisse > do use serment les hydropisies ;

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d'où tirent leur cause les sueurs hectiques,les„ diarrhées colliquatives, les diabétès,ou toutes autres évacuations excessives quiont rapport à celles-là , c’est-àdire quiproviennent du défaut de consistance desfluides , à raison de laquelle ils ne peu-vent pas être retenus dans ses vaisseaux quileur sont propres; ils Réchappent par erreurde lieu , par anastomose , &c. & sont versésdans quelques cavités fans issue, ou portéstout de fuite hors du corps. Voye £ foix,( Maladies du ) Jaunisse , Obstruction,HÉmorrhagie , Hydropisie , &c.

i}°. Il fuit de tout ce qui vient d'êtredit pour établir que les esters de la bileportent fur toute la masse des humeurs ,& que c'est-là son usage principal, & nonpas de servir feulement dans les premieresvoies en qualité de suc digestif , que cedernier usage n'est que comme accessoireà celui pour lequel elle est essentiellementdestinée : que dans le temps de la diges-tion ; entant qu'elle se mêle avec les sucsalimentaires, cet usage secondaire n'est quele commencement de son exercice, & con-court à leur élaboration ; exercice qui horsle temps de la digestion-ne commence quepar son mélange avec la lymphe des veineslactées, dont la bile tient les orifices tou-jours ouverts, en y pénétrant continuelle-ment. Or , puisqu il est convenu que labile a un flux continuel dans les intestins »qu'elle est continuellement portée dans lamalle des humeurs par les voies du chyle ;pourquoi les physiologistes insistent-ils àne regarder ce récrément que comme unsuc digestif , principalement destiné à lachylisication ? N'est-il donc , selon eux ,d'aucun usage , quand il n'est pas employépour celui-là , c'est-à-dire , quand il n'ya pas des alimelis dans les intestins ? (soli-citions qu'ils ont été tout-au-moins incon-sequens à cet égard, s'ils ont entrevu unusage plus général de la bile, fans le dé-signer expressément ; ce qui a pu être unecause de bien des erreurs dans la théorie8 c la pratique médicinale , dans lesquellesles vraies connoislànces des qualités de labile & de ses effets, doivent jouer un sigrand rôle.

14 0 . Le cours de la bile , en tant qu'ellepasse du foie par les premieres voies dans

les