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Tome quatorzième.
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§24 F O N

intermittentes composées, dont le jeu (fig. '79- ) se trouve combiné avec le produitd’un courant en L continuel & soutenu ,cjui se réunit en H ; leur explication dé-pendra donc des principes que nous avons«tablis ci-devant ( n°. 7. ).

Quoique nous ayons déja vu commentles difFérens produits du courant d entre-tien peuvent modifier les phénomènes desfontaines, il est aisé de faire voir commentun même méchanisme peut offrir succes-sivement les difFérens caractères que nousy avons distingués , c’est-à-dire, \interca-lai jon , 1 J intermittence , Sc Y uniformité. Soientles deux réservoirs ABC , Sc IKF(fig. jg.)qui communiquent par un siphon DCE.

Le second réservoir a une ouverture parle bas en K. Si le canal d’entretien A four-nit plus d’eau quil n’en faut pour fairecouler continuellement le siphon DCE , lecanal K versera continuellement de l’eau,Sc le surplus se déchargera par le siphonGFH , ensorte que la fontaine qui recevrale produit de ces deux courans, fera inter-calaire. Mais si le courant A est aífez abon-dant pour fournir à la dépense du canalJFC Sc du siphon GFH , ou même à la seuledépense de K , la source aura pour lorsun cours uniforme ; Sc si l’eau diminuede telle forte qu’elle ne puisse fournir àl’entretien du siphon GFH , la fontaine enH fera intermittente*

D’après le méchanisme que nous venonsde développer , on a réalisé aisément lecours de ces sources , Sc rendu sensiblesleurs effets par des fontaines artificielles ,dont on peut voir les modelés dans unmémoire du pere Planque, Sc dans ceuxque le savant M. Astruc a publiés furThistoire naturelle de Languedoc, pag. 2 ,8g ,dans les Transactions philosophiques , n°. 423 ,dans la Physique de Desaguliers, Sc dansnos figures qui en présentent les coupes.

Nous observerons ici, que ces machinesprésentent un moyen très-naturel de varierles effets des eaux jaillilsentes ou courantesde nos jardins. L’art n’est jamais fans agré-mens, lorfqu’il imite la nature.

En conséquence de ces inventions parlesquelles on est parvenu à rendre traitpour trait les opérations de la nature, onpeut assurer que la structure intérieure des

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fontaines est telle qu’on l’avoit supposéed’abord. Car en remontant des effets à lacause avec tant de succès , on est tentéd’admettre pour vrai, après une discussionSc une explication exacte des phénomènes,ces agens Sc cet échafaudage qui n’avoiencété d’abord admis que comme possibles,Sc d’une maniéré purement précaire.

Quoiqu’il en soit, cette explication setrouve dans les pneumatiques de Hérond’Alexandrie, qui vivoit 110 ans avant l’erechrétienne, surtout dans les premieres pro-positions de cet ouvrage. Pline le jeune ,episiolar. lib. IF , epifiol. xxx , après avoirparcouru plusieurs moyens astèz peu rai-sonnables , tels que les vents souterrains ;le balancement des réservoirs , des rîiou-vemens analogues aux marées pour expli-quer les écoulemens singuliers de la ,fontainede Corne , située près du lac de ce nomdans le duché de Milan, ajoute : " N*yauroit-il pas plutôt, dit-il , une certainecapacité dans les veines qui fournissent cetteeau , de telle forte , que lorsqu’elles fontépuisées, Sc qu’elles en ralsemblent de nou-velles , le courant est moindre & plus lent,Sc devient plus considérable Sc plus rapidelorsque ces veines peuvent verser l’eauqu’elles ont recueillie ,,. An latentibus veniscerta menfura , quœ dum colligìt quod ex-hauferit , minor rivus St pigrior ; cum col -legit agilior majorque profertur ?

On voir que Pline a senti ce que les.Physiciens modernes ont développé avecplus de précision. On peut consulter Kir-cher , mund. fubterran. lib. F, fiel. 9 , cap.jv , le cursus mathematicus de Dechalles ,le voyage des Alpes de Scheuchzer , en.1713 , tom. II , pag. 404 , les Transi philos.n°. zoq St 423 , enfin les mémoires furVhisioire du Languedoc.

Opinions populaires fur les fontaines pé-riodiques. Quoiqu’il se trouve parmi lesauteurs une certaine tradition assez suivie »qui a transmis ces explications de phéno-mènes singuliers , le peuple pour qui lesphilosophes n’écrivent guere , a toujoursété livré à la Vue de ces vicissitudes dontil ignorait k cause , à des croyances su-perstitieuses , qui dans les matières physi-ques , sont toujours son partage. Quandmême il pourrait saisir la simplicité d t»