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Tome quatorzième.
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où il y a une cavité qu’on apperçoit audoigt; j 0 , enfin le deffous du genou , c'est-à-dire, le côté intérieur de la jambe oùl’on remarque une espece de cavité.

La plus courte méthode de former unfonticule , un ulcéré artificiel, est celle oùaprès avoir marqué l’endroit qu’on veutcautériser,, on tient la peau élevée avec lesdoigts , & l’on fait avec le bistouri une in-cision dans laquelle on puisse aisément in-troduire un pois. Lorsque le pois est placé,on le couvre d’un emplâtre ; ensuite onleve cet appareil soir & matin, on nettoyel’ulcere , on introduit un nouveau pois ,& l’on applique derechef l’emplâtre & lebandage. En peu de jours le petit ulcérése trouve formé , Sc jette une humeurpurulente.

Une autre maniéré de former un fonti-cule , est d’ouvrir la peau avec un fer rouge :cette seconde méthode est effrayante , maiselle produit sûrement quand elle est néces-saire , une révulsion considérable. Unetroisième maniéré de cautériser , c’est dese servir d’une substance rongeante &caustique. Voye^ Cautère & Caustique.

De quelque maniéré que le petit ulcéréaìt été pratiqué, il en faut faire le panse-ment tous les jours, & quelquefois deuxfois par jour. En même temps à chaquepansement on nettoyera toujours soigneu-sement la plaie avec un linge propre. Onsubstituera un nouveau pois à celui qu’onaura ôté ; on appliquera un emplâtre à-peu-près de la largeur de la paume de lamain, ou au lieu d’emplâtre un morceaud’étofFe de foie couvert de cire , ou mêmeune feuille de lierre qu’on fixera par unbandage. M. Heister trouve que les ban-dages de linge font moins commodes queceux de cuir, ou qu’une plaque de cuivre ,à laquèlle font ajustés des cordons ou desagraft'es , de maniéré qu’un malade peutse les appliquer fans aucune incommodité.Voye^en la machine dans cet auteur.

On tiendra le fonticule ouvert, jusqu’àce que la maladie pour laquelle on l’avoitpratiqué soit radicalement guérie. Les adul-tes attaqués de maux invétérés, ferontsagement de garder ces petits ulcérés jui-quà b mort, s’iis veulent éviter de s’ex-

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poíèr aux accidens qu’iîs avoient éloignéspar ce moyen.

Les avantages principaux que l’on attenddes fonticules , c’est la guérison ou l’aftoi-bliflèment de plusieurs maladies de la tête,des yeux , des oreilles, des mammeìles ,Sc d^autres parties , comme auffi des dou-leurs de la sidatique. Comme dans tous cescas, on a quelquefois inutilement recoursà ce remede, alors il faut promptementrefermer l’ulcere ; & pour cet effet il nes’agit que d’oter le pois.

S’il se forme à la partie qui a été ulcéréedes excroissances fongueuses , on les em-portera avec un peu de poudre d’alun brûlé.Si les fonticules ceífent de suppurer dans lesvieillards , Sc que les bords de l’ulcere de-viennent secs , livides , ou noirs ; cet étatest très-dangereux ; il menace d’une ma-ladie violente , & même d’une mort pro-chaine. Il est donc à-propos de recourirpromptement aux remedes capables de pré-venir l’un ou l’autre de ces accidens.

Comme cette matière est d’une grandeimportance , differens auteurs en ont traitéexpressément. Voyey entr’autres.

Galvani (Dominici) trattato delle fon-tanelle. In Padoua , 162.0. 4 0 . c. f. ceneìs.

Wolter ( Gualther Ambros. ) Pyrotechni-cum opufculutn de cauteriorum , feu fonti-culorum usa. Vratiilavix , 1672.. in-8°.

Glandorpius ( Matth. Lud. ) Ga^ophyla-cium fonticulorum Sc setonum reseratum .Bremae , 1632. 4 0 . editio prima.

Hoffmanni ( Frederici ) de vejìcantium &fonticulorum circonspedo in medicina ufu.vol. VI. de ledit, de Geneve, 1740.

Pour ce qui regarde en particulier lamaniéré de pratiquer un cautère ou un ulcéréartificiel à la suture coronale , voye ^ la dif-sert. d’Hoffman que nous venons de citer ;Sc fur les avantages de cette opération »consultez Marc Donatus, liv. II , kifi.estiral. cap. jv. M. A. Severinus, Pyroth.chirurg. liv. II , part. I, cap. vj. Ríviere,cent. ij , obs. g3. Aquapendente , operatic-nes chirurgiccs , cap. j. Claudinus , refponf.de cauterio in sutura c ronali. Eleister , chi-rurgie , Sec. (D. J. )

FONTINALES , f. f. plur.^C Mythol. &aníijuit. rom. ) Fonánalia , fête que lesRomains célébraient à l’honneur des nym-