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Tome quatorzième.
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<le force, à mesure qu'ils manquent de cha-leur. Voy. les articles fuìvans. Article de M.de Voltaire.

Force , ( Iconolog. ) On représente laforce sous la figure d'une femme vêtued’une peau de lion, appuyée d’une mainfur un bout de colonne , & tenant del’autre main un rameau de chêne. Elle estquelquefois accompagnée d’un lion.

Force , terme fort usité en mèchatiìque ,& auquel les méchaniciens attachent diffé-rens sens , dont nous allons détailler lesprincipaux.

FORCE, ( Mus. ) qualité de son , ap-pelée aussi quelquefois intensité , qui le rendplus sensible , & le fait entendre de plusloin. Les vibrations plus ou moins fréquen-tes du corps sonore , sont ce qui rend le sonaigu ou grave ; leur plus grand ou moin-dre écart de la ligne de repos est ce qui lerend fort ou foible. Quand «cet écart esttrop grand , & qu’on force Finstrumentou la voix (voy. ci-après forcer la voix),le son devient bruit, ìk cesse d’être appré-ciable. (S)

Force d’inertie , est la propriété quiest commune à tous les corps de rester dansleur état, soit de repos ou de mouvement,à moins que quelque cause étrangère neles en faste changer.

Les corps ne manifestent cette force , quelorsqu’on veut changer leur état ; & on luidonne alors le nom de réfifance ou à’aclion ,suivant l’aspect sous lequel on la considéré.On l’appelle résistance , lorsqu’on veut par-ler de l’effort qu’un corps fait contre ce quitend à changer son état ; & on la nommeaclion , lorsqu on veut exprimer l'effort quele même corps fiait pour changer l’état del’obstacle qui lui résiste. Voye[ Action ,Cosmologie , &•' la fuite de cet article.

Dans la définition de la force d’inertie ,je me fuis servi du mot de propriété , plutôtque de celui de puissance ; parce que le se-cond de ces mots semble désigner un êtremétaphysique & vague , qui réside dans lecorps, & dont on n’a point d’idée nette ;au lieu que le premier ne désigne qu un ef-fet constamment observé dans les corps.

Preuves de la force d’inertie. On voit d’a-bord fort clairement qu’un corps ne peutse donner le mouvement à lui-même : il ne

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peut donc être tiré du repos que par Fac-tion de quelque cause étrangère. De-là ils’ensuit que si un corps reçoit du mouve-ment par quelque cause que ce puisse être ,il ne pourra de lui-même accélérer ni re-garder ce mouvement. On appelle en gé-néral puissance ou cause motrice , tout ce quioblige un corps à se mouvoir. Voy. Puis-sance , ùc.

Un corps mis une fois en mouvementpar une cause quelconque , doit y persistertoujours uniformément & en ligne droite ,tant qu une nouvelle cause différente de cellequi Fa mis en mouvement, n'agira pas furlui, c’est-à-dire qu’à moins qu'une causeétrangère & différente de la cause motriceréagisse sur ce corps, il se mouvra perpé-tuellement en ligne droite, & parcourra entemps égaux des espaces égaux.

Car , ou Faction indivisible & instanta-née de la cause motrice au commencementdu mouvement, suffit pour faire parcourirau corps un certain espace , ou le corps abesoin pour se mouvoir de Faction conti-nuée de la cause motrice.

Dans le premier cas, il est visible queFespace parcouru ne peut être qu'une lignedroite décrite uniformément par le corpsmû : car ( hyp . ) passe le premier instant,Faction de la cause motrice n’existe plus ,& le mouvement néanmoins subsiste .en-core : il sera donc nécessairement unifor-me , puisqu’un corps ne peut accélérer niretarder son mouvement de lui-même. Deplus, il n’y a pas de raison pour que lecorps s'écarte à droite plutôt qu'à gauche;donc dans ce premier cas , où l’on supposequ’il soit capable de se mouvoir de lui-mê-me pendant un certain temps , indépen-damment de la cause motrice, il se mou-vra de lui-même pendant ce temps unifor-mément & en ligne droite.

Or un corps qui peut se mouvoir de lui-même uniformément & en ligne droite pen-dant un certain temps, doit continuer per-pétuellement à se mouvoir de la même ma-niéré , si rien ne l’en empêche : car sup-posons le corps partant de A , (fig.32.Méchan. ) & capable de parcourir de lui-même uniformément la ligne AB; soientpris fur la ligne A B deux points quelcon-ques C, D , entre A tk B ; le corps étant