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mer quatre ressorts semblables au premier ; 1neuf avec une vitesse triple, &c. M. Ber-nouilli fortifie ce nouvel argument en fa-,veur des forces vives , parcsautres observa-tions très - curieuses &c très - importantes,dont nous aurons lieu de parler plus bas,à Yarticíe Conservation des Forces vi-ves. Cet ouvrage a été F époque d une es-pece de schisme entre les là van s fur la me-sure des forces.
La principale réponse qu'on a faite auxobjections des partisans des forces vives ,voye^ le mém. de Vacadémie, de ljx 8 , con-siste à réduire le mouvement retardé enuniforme , 8 c à soutenir qu'en ce cas laforce n’est que comme la vitesse : on avouequ'un corps qui parcourt quinze piés debas en haut, parcourra soixante piés avecune vitesse double : mais on dit qu'il par-courra ces soixante piés dans un tempsdouble du premier. Si son mouvement étoituniforme , il parcourrait dans ce mêmetemps double cent vingt piés, voyeç Ac-célération. Or dans le cas ou il parcour-rait quinze piés d’un mouvement retardé,il parcourrait trente piés dans le mêmetemps, 8 c soixante piés dans un temps dou-ble avec un mouvement uniforme : les ef-fets font donc ici comme 110 & 60, c'est-à-dire comme z Sc 1 ; & par conséquentla force dans le premier cas n’est que dou-ble de l'autre, & non pas quadruple. Ainsi,conclut-on, un corps pelant parcourt qua-tre fois autant d'espace avec une vitessedouble , mais il le parcourt en un tempsdouble ; & cela équivaut à un effet doubleLc non pas quadruple. Il faut donc, dit-on,diviser l’espace par le temps pour avoir l’eífetauquel la force est proportionnelle , 8 c nonpas frire la force proportionnelle à l’espace.Les défenseurs des forces vives répondent àcela , que la nature d’une force plus grandeest de durer plus longtems ; tk qu’ainsi iln’est pas surprenant qu'un corps pelant quiparcourt quatre fois autant d'espace, le par-coure en un temps double : que l’effet réelde la force est de faire parcourir quatre foisautant d’espace : que le plus ou moins detemps n’y fait rien ; parce que ce plus oumoins de temps vient du plus ou moinsde grandeur de la force ; 8 c qu'il n'est pointyrai de dire } comme il paraît résulter ue
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la réponse de leurs adversaires, que la forcesoit d’autánt plus petite, toutes choses bail-leurs égales, que le temps est plus grand ;puisqu’au contraire il est infiniment plusnaturel de croire qu’elledoit être d’autantplus grande quelle est plus longtems à íeconsumer.
Au reste , il est bon de remarquer quepour supposer la force proportionnelle auquarté de la vitesse , il n'est pas nécessaire,selon les partisans des forces vives j que cetteforce se consume réellement 8 c actuelle-ment en s’cxerçnnt ; il suffit d’imaginerqu'elle puisse être consumée 8 c anéantiepeu-à-peu par degrés infiniment petits. Dans1 un corps mû uniformément, la force 11 ’enest pas moins proportionnelle au quarté dela vitesse, selon ces philosophes, quoique! cette force demeure toujours la même ; par-ce que si cette force s’exerçoit contre des: obstacles qui la consumassent par degrés,son effet seroit alors comme le quarté dela vitesse.
Nous renvoyons nos lecteurs à ce qu'ona écrit pour 8 c contre les forces vives dansles mémoires de l’acad. IJ 18 , dans ceux dePétersbourg , tome I. 8 c dans d'autres ou-vrages. Mais au lieu de rappeler ici toutce qui a été dit fur cette question , il nefera peut-être pas inutile d'expofer succinc-tement les principes qui peuvent servir à larésoudre.
Quand on parle de la force des corps en'mouvement, ou l'on n’attache point d’idéenette au mot que l’on prononce, ou l'onne peut entendre par-là en général que lapropriété qu’ont les corps qui se meuvent,de vaincre les obstacles qu’ils rencontrent,ou de leur résister. Ce n'est donc ni par l’etpace qu'un corps parcourt uniformément,ni par Je temps qu'il employé à le parcourir,ni enfin par la considération simple, uni-que 8c abstraite de fa masse 8c de sa vi-tesse, qu'on doit estimer immédiatementla force ; c’est uniquement par les obstaclesqu'un corps rencontre , & par la résistanceque lui font ces obstacles. Plus l'obstaclequ’un corps peut vaincre , ou auquel il peutrésister , est considérable, plus on peut direque fa force est grande ; pourvu que sansvouloir représenter par ce mot un prétenduêtre qui íélide dans le corps, on ne s’en