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Tome XV.
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s’est séparée aisément d’avec le sable de lafausse piece de dessus, à cause du fraiíìldont on l’avoit saupoudrée. On tire , parle moyen d’un crochet, les tampons delaine qui fermoient les entrées des anses ;& en frappant quelques petits coups entrele modele, il se détache aisément ; il en-traîne avec lui les montures des pieds , &il ne laisiè dans le chaílis que le fable quidoit former la chape du meule.

Après avoir réparé le noyau & la chapes’il s’y trouve quelques défectuofités, & lesavoir saupoudrés de fraiíìl, on remet lechaílis & la chape qu’il contient for la faussepiece qui porte le noyau ; & après l’y avoirbien accrochée, le moule fe trouve entiè-rement fini, & on le porte proche dudevant du fourneau, pour l’emplir de fontelorfqu’il y aura un nombre suffisant demoules ainsi préparés.

On ne fait guere d’ouvrages de fonderieque dans les forges où le fer est aigre : lesmaîtres de forge trouvent plus de profit àconvertir en barres les fers doux. Nousallons exposer comment on forge ce ferdestiné à être mis en barres.

Forges à fer.

En Suede, l’intérieur de la forge quirenferme les cheminées, les soufflets, lesfoyers, les marteaux, les enclumes, n’estpas par-tout de la même dimension : on letait plus ou moins étendu, suivant les cir-constances du local.

Les cheminées qu’Agricola appelle four-neaux , ne font pas par-tout de la mêmedimension ; mais elles font plus grandes ouplus petites, suivant que le permet la placequ’on est obligé de choisir proche d’uncourant d’eau. Les cheminées en usageaujourd’hui, sont ouvertes de deux côtés ,de façon qu’en fe baissant l’ouvrier puisièy entrer. Des deux autres côtés, il n’y apas d’ouverture ; l’un & l’autre font fer-mes par un mur de grosses pierres.

Quand le fer a reçu au foyer de la forgetoutes les préparations convenables, il fetrouve réduit en une masiè qui paroîtgroffiere & informe , couverte de beau-coup de poudre de charbon & de scories.Avant que de la porter fous le marteau ,on ôte ces scories jusqu’à ce que le fer soità découvert : ainsi enlevée du foyer, &

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après qu’elle a été suffisamment nettoyée,on la met sur le sol de la forge. Quant àla figure, elle est plate d’un côté, ronde& inégale de l’autre. Quand elle est poséesur Faire de la forge, on la bat en tous sensavec des marteaux & des masses, poureffacer toutes les inégalités. Sans cette pré-caution on ne pourroit pas retourner faci-lement cette masse fur F enclume , ni latenir affermie fous les coups du gros mar-teau, dont le mobile est un courant d’eau.La masse de fer, groffiere & informe, feplace fur l’enclume à l’aide d’un levier &d’un contrepoids, ou avec des ringards ;elle y est portée par quatre hommes vigou-reux. On a foin que d’avance le gros mar-teau soit levé à fa plus grande hauteur ,pour qu’il y ait assez d’espace pour la rece-voir. Tout étant ainsi disposé, on faitmouvoir le gros marteau , qui par son pro-pre poids frappe la masse íòibïement d’a-bord, parce que les chûtes ne font pashautes. A force de frapper, il égalise &diminue l’élévation de la masse ; ensorteque F espace parcouru à chaque chute aug-mentant à proportion que l’épaistèur de lamasiè diminue , les coups de marteau de-viennent plus forts. On continue ce tra-vail jusqu’à ce que la masse soit diminuée& réduite à la forme d’un gâteau épais.

Quand la masse de fer est diminuée devolume, & réduite en forme de gâteau,on la coupe en six ou sept morceaux. Cettedivision fe fait par le moyen d’un ciseautaillé comme un coin. Chaque morceaucoupé tombe au bas de l’enclume. Quandla masse n’est point assez grosse pour êtredivisée en six morceaux, on se contente dela partager en quatre ou cinq. Un ouvriersaisit avecles mâchoires d’une tenaille lepremier morceau coupé qui est tombé, &le porte au milieu du foyer enflammé, oùon le tient enfermé jusqu’à ce que le restede la masiè soit divisé. On porte de mêmele second morceau coupé à côté du pre-mier, & ainsi des autres successivement:pendant ce tems-là on arrose d’eau fraîchele gros marteau & Fenclume. Cela fait,on retire du foyer le premier morceau, &on Fexpose aux coups du gros marteau, fouslequel on le tourne & retourne jusqu’à cequ’il s’donge, que ses inégalités soient