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Tome XV.
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de Vacadémie des sciences 1708. Forgesest dans le petit pays de Bray, à neuf lieuesN. O. de Rouen, quatre de Gournai, troisdeNeufchâtel, vingt-cinq N. O. de Paris.Long. 19. 15. lat. 49. 38. (D. J.)

* FORGEUR , f. m. c’est ainsi qu’onappelle dans plusieurs atteliers , l’ouvrierqui présidé à la forge & qui conduit l’ou-vrage , pendant qu’il chauffe & quand ilest fous le marteau. Voye\ GROSSESForges

FORHUS, f. m. ( Vén. ) ce font lespetits boyaux du cerf, que l’on donne auxchiens au bout d’une fourche émoussée ,durant le printems & Pété , après qu’ils ontmangé la mouée & le coffre du cerf. 11se dit aussi de la carcasse dont on fait lacurée.

FORHUIR, v. n. ( Vénerie. j c’estsonner la trompe de fort loin.

FOR JETER , (SE) ( Architecture . )on dit qu’un mur se forjette , lorsqu il sejette en-dehors. (i 3 )

FORJUGER , v. n. ( Jurispr .) signi-fie quelquefois déguerpir un héritage, quel-quefois adjuger. Dans les Preuves de l’hif-toire de Guines, page 191 , des terresforjugées font des terres confisquées. Uneancienne chronique dit que fut forjugéeau roi d’Angleterre toute la Gascogne , &:toute la terre qu’il avoit au royaume deFrance. Dans le chap. 195 des assises deJérusalem , les f or jugé s font des con-damnés.

Forjuger P absent, dans le style du paysde Normandie, est quand le juge forclótle défendeur défaillant & contumax, & lecondamne en î’amende ; & dans PancienneCoutume de Boulenois, art. 120 & 121.forjuger , c’est lorsque le seigneur féodalretire l’héritage mouvant de lui, faute parson vastàl d’acquitter les droits & les de-voirs. Cette méme coutume & le style deNormandie que l’on vient de citer, usentaussi indifféremment du terme forjurer.Voye\ fauteur de la vieille chronique deFlandres , ch. 38 & 68 , les constitutionsde Sicile , vulgo Neapolitance , lib. I ,tit. 53 , & lib. II, tit. 3 & seq. (A)FORJUR ou F OR JUREMENT, s. m.( Jurisprud. ) c’est en Normandie une ef-pece d’abdication & de délaistèment que

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l’on faít de cfuelque chose. Forjurer lepays , c’est abandonner le pays & se re-tirer ailleurs , comme font les forbannis& forjugés. Dans les anciens arrêts du par-lement , il est souvent fait mention àefor-jurer , lorsqu’il est traité des astûremens.Forjurer les facteurs, en Hainaut, signifie'renier les criminels, & abjurer tellementleur parenté qu’on ne prenne plus de partà leurs différends. Cet usage avoit pris sonorigine des guerres privées, dans lesquellesles païens entroient de part & d’autre enfaveur de leur parent ; & quand une foison avoit for juré \m parent, on ne lui suc-cédois plus, comme il fevoit dans le ch. 88des loix de Henri I, roi d’Angleterre , pu-bliées par Lambard : Si quis propter fo-ridiam vel causant aliquam, de parentelase v élit tôlier e & eam sori juraverit, &de societate Ù hœreditate & tota illiusratione se separet. 11 éroit autrefois d’usageen Hainaut, que quand un meurtre avoitété commis , ou qu’il y avoir eu quelqu’unblessé grièvement jufqu’à perdre quelquemembre, si les auteurs du délit ou leursaffistans s’abfentoient ou se tenoient dansdes lieux francs, les parens du côté du perecomme de la mere, étoient tenus àe for-jurer les accusés : mais la coutume de Hai-naut , ch. 45, abolit ce forjur, & défendaux sujets de ce pays d’user dorénavant decette coutume.

Forjurer son héritage , dans PancienneCoutume de Normandie , ch. 10, c’est levendre & aliéner. (A)

FORJUREMENT, ( Jurisprud.) estla même chose que forjur. Voyez ci-devant FORJUR. {A)

FORLANE, s. f. forte de danse com-mune à Venise , sur-tout parmi les gon^doliers. Sa mesure est à | ; elle se bat gaie-ment , & la danse est aussi fort gaie. Onl’appelle For/u/ze, parce qu’elle a pris nais-sance dans le Frioul, dont les habitanss’appellent Forlans. [S )

FORLI, ( Géog. ) Forum Livii, furla route que les Romains nommoient voieflaminienne ; ancienne petite ville d’Ita-lie dans la Romagne, avec un évêché suf-fragant de Ravenne. Cette ville fut ap-pellée Forum Livii , parce qu’elle fut fon-dée 208 ans avant J. C. par Marçus Livius