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», & aine pouces. F avertis ceux qui ne lé,, savent pas , dit toujours le même auteur,„ que tout cela n’est que pédanterie, qui», ne sert qu’à taire perdre du tems, &», qu’il n’est point nécessaire à un comman-», dant, de savoir ces petites ergoteries», de calcul, non plus que des choses qui», ne se mettent jamais en pratique ». Lesgouverneurs des places peuvent tirer beau-coup de choses utiles du livre qu’on vientde citer. 11 y a peu d’ouvrages où leursdevoirs soient traités avec autant de savoir& d’étendue. Ceux qui voudront s’en con-vaincre par eux-mémes , seront fort aisesqu’on leur ait donné occasion de l’étudier.
Fortification à L’italienne , ou de Sardi.Les Italiens ont un grand nombre d’auteursqui ont très-bien écrit fur la fortificationdepuis l’invention des bastions. II seroitasìez inutile de parcourir toutes leurs dif-férentes idées à ce sujet, & il seroit bail-leurs trop long de le faire ; car un seul deces auteurs , nommé le capitaine Françoisde Marchi, Bolonois & gentilhomme Ro-main , donne un gros in-folio italien , im-primé à Bresce en 1599, & intitulé Délia,architettura militare , 161 planches con-çues fur des deílèins différens , c’est-à-dire,autant de systèmes qu’il proteste avoir tousinventés ; encore se plaint-il, malgré cetteabondance, qu’on lui a volé plusieurs au-tres desseins de même espece. II est aisédéjuger, par la fécondité de cet auteur ,del’immense détail dans lequel il faudroitentrer , si l’on vouloir examiner toutesces différentes constructions : il y en a ce-pendant un assez bon nombre de fort in-génieuses , & dans Marchi , & dans lesautres Italiens ; mais on se bornera ici àdire un mot de la méthode de Sardi, la-quelle paroît être une des plus simples &des meilleures.
Cet auteur commence la description deses figures par l’hexagone. II donne 8copieds géométriques du Rhin à son côté ;& comme ce pied a 11 pouces sept lignes& demie , suivant plusieurs auteurs , cecôté a environ 136 toises. II le divise enseize parties égales ; il prend trois de cesparties pour la demi - gorge , qui a ainsi2Ç toises 3 pieds. II éleve son flanc per-pendiculaire à la courtine , & il le fait
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égal à la demi-gorge. II divise sa courtineen huit parties égales , il en lai île une pourle feu de courtine ou le second flanc ;ensuite par P extrémité de cette partie &celle du flanc , il tire la face de son bastionindéfiniment. En faisant la même opéra-tion sur tous les côtés du polygonelarencontre ces faces donne sangle flanquédu bastion de cet auteur , & l’on a ainsila ligne magistrale ou le principal trait deía fortification.
Sardi couvre auílï son flanc par un orillonou un épaulement ; c’est-à-dire , qu’il ar-rondit la par tie du flanc proche Pépaule ,ou qu’il la laisse en ligne droite. II cons-truit une place bastb à son flanc , maiselle n’a de longueur que le tiers du flanc ;les deux autres tiers font pour l’orillon. Ilfait des cavaliers à ses places, au milieudes courtines. 11 leur donne la figure quar-rée ; les faces en font parallèles au parapetdu rempart, éloignées du même parapetà peu près de quatre toises trois pieds. IIplace fur ses cavaliers sept pieces d’artil-lerie , dont trois font destinées à battre lacampagne , & les quatre autres à tirer furles bastions voisins , pour en défendre les-broches &_ détruire les logemens de l’en-nemi. II est évident , par la constructionqu’on vient d’expíiquer, que Sardi fortifieà lignes de défense fichantes ; que les flancs& les demi-gorges font d’une grandeur rai-sonnable , & que sa fortification est plusparfaite que celles de tous les auteursdont on a donné ci - devant les construc-tions.
On remarquera , à Poccasion du sys-tème de Sardi , qu'Ozanam dans fa forti-fication , donne 800 pas géométriques, aulieu de 8co pieds , au côté de cet auteur :ce qui est évidemment une foute d’impres-sion ; car autrement, comme le pas géo-métrique vaut cinq pieds communs , lecôté du polygone de Sardi seroit de 4000pieds, c’est-à-dire , de 666 toises : ce quiest une longueur exorbitante, & qui nepeut être admise. D’ailleurs Sardi, dans faconjlruclion , fixe lui-même 800 pieds géo-métriques pour son côté , tk non 800 pas.Cependant M. Pabbé Deidier , dans sonParfait ingenieurFranyois, où il rapportele système de Sardi d’après Ozanam , bien