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Tome XV.
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F ° R

seront les moins éloignées des côtés in-térieurs , détendront fur celles qui le se-ront davantage , & elles en diminuerontla grandeur. Mais comme les plus prochesdes côtés intérieurs se trouveront opposésaux plus petits de ces côtés , les côtés ex-térieurs qu’elles produiront se proportion-neront en quelque maniéré les uns & lesautres, parce que les plus grands serontdiminués par la rencontre des petits. C’estpar cette espece de compensation de côtés,que quelques auteurs croient qu’il est plusavantageux de fortifier par le polygoneextérieur, que par l’intérieur. Mais ces au-teurs n’ont pas fait attention que par cetteméthode les courtines du polygone exté-rieur ne tombent pas toujours fur les côtésde ^intérieur ; ce qui est un grand in-convénient , lorsque la ville a une en-ceinte sur laquelle on veut prendre lescourtines.

Dans la pratique des fortifications , onpeut, lorsque les places n’ont point d’en-ceinte déterminée , se servir du polygoneextérieur pour la trace de la ligne magis-trale ; mais on doit préférer la méthodede tracer cette ligne par le polygone in-térieur, s’il faut prendre néceíìàirement lescourtines fur les côtés del’enceinte. Voy.dans la troisième édition des Elánens defortification , l’examen du traité de la for-tification par le polygone extérieur & parl’intérieur. (O)

FORTIN , 1. m. diminutif du mot fort.Un fortin est un petit fort fait à la hâte ,pour défendre un passage ou un poste. Ons’en servoit beaucoup autrefois dans leslignes de circonvallation ; mais on leura substitué les redoutes , qui font plus fa-ciles à garder, quoique leur feu soit moinsavantageux que celui des forts. Voye\Fort de campagne & FortA ÉTOILE. (0

* FORTIN, ( Commerce.) mesure decontinence pour mesurer les grains , donton se sert dans plusieurs échelles du Levant.Quatre quiilots font le fortin y & st fautquatre quiilots & demi pour faire la chartede Marseille. Voye\ Charge L' Quil-LOT. D ici. décorum. (G)

FORTRAIF , adj. ( Manege } ma-réch.) cheval lotirait, cheval extrême-

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ment barrasse- , langue , efflanqué. Voyc{FORTRAITURE. (e)

FORTRAITURE , f. m. (Manege ,maréch.) fatigue outrée & excessive , ac-compagnée d’un grand échauffement. Cettemaladie est très-fréquente dans les chevauxde riviere , sujets à des travaux violens, &communément réduits à l’avoine pour toutenourriture.

Elle s’annonce par la contraction spas-modique des muscles de l’abdomen , &principalement du muscle grand oblique »dans le point où ses fibres charnues de-viennent aponévrotiques. Le flanc de rani-mai rentre, pour ainsi dire, dans lui-même ;il est creux ; il est tendu ; son poil esthérissé & lavé • & sa fiente est dure , scche,noire , & en quelque façon brûlée.

La cure en est opérée par des lavemensémolliens & par un régime doux & modéré.Le son humecté, seau blanche dans laquelleon mêle une décoction de guimauve, demauve, de pariétaire Sc de mercuriale ,sont d’une efficacité singulière. 11 est quel-quefois très-bon de pratiquer une légeresaignée , après avoir accordé quelques joursde repos à ranimai ; & lorsque l’on s’ap-perçoit qu’il acquiert des forces , on doitencore continuer l’acministration des lave-mens , & l’on pourroit même oindre sesflancs avec parties égales de miel rosat &d’althxa , pour diminuer l’éréthiíme , si lesremedes prescrits ne suffiíoient pas à cetestes, ce qui est infiniment rare. (e)

* FOR1U1T, adj. ( Gramm. ) termeassez commun dans la langue, & tout-à-sait vuide de sens dans la nature. Voye%d article suivant. Nous disons d’un événe-ment qu’il est fortuit , lorsque la causenous en est inconnue , que fa liaison avecceux qui le précédent, raccompagnent oule suivent, nous échappe ; en un mot, lorfiqu’il est au-dtílus de nos connoistances &indépendant de notre volonté. L’hommepeut être heureux ou malheureux par descas fortuits mais ils ne le rendent pointdigne d’éloge ou de blâme, de châtimentou de récompense. Celui qui réfléchiraprofondément à l’enchaînement des évé-nemens, verra avec une forte d’effroi com-bien la vie _ est fortuite, & il se familiari-sera avec l’idée de la mort, le seul événe-