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Tome XV.
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F O S

percer fa forure , & de prendre bien lemilieu de la grostèur de la tige. Cela fait,la broche entrera droit & juste dans laforure , & le bout de la clef ira bien per-pendiculairement s’appliquer fur le palâtre,à Porigine de la broche : ce qui n’arriveroitpas, st la broche ou la forure étoit un peuversée de côté ; mais un autre inconvé-nient , c’est que pour peu que la forurefût commencée obliquement, ou la tige declef feroit percée en-dehors avant que laforure eût la profondeur convenable, oula broche, fur-tout si elle est juste, nepourroit y entrer : ce qui Pempêcheroitencore, ce feroit le canon qui est montéfur la couverture ou le foncer de la ser-rure , & dont la broche occupe le centresur toute fa longueur.

Si l’on perce au bout de la tige huitpetits trous de foret, & qu’on en pratiqueun neuvieme au centre de ces huit, qu’onévide ce qui reste de plein, & qu’on finistòle tout ensuite avec un mandrin fait encroix de chevalier, on aura la forure encroix de chevalier.

Si l’on perce au centre de la tige untrou de foret, &’ qu’en évidant avec unburin, on pratique autour, de petits rayons,& qu’on stnistè le tout avec le mandrin enetoile , on aura une forure en étoile.

Si P ouvrier , après avoir bien dressé lebout de fa tige, y trace la forme d’unesieur de lis , & qu’au centre des quatrefleurons les plus forts de la sieur de lis,il perce quatre trous de foret, qu’il évidele reste avec de petits burins faits .exprès,& qu’il siniííe le tout avec un mandrinen fleur de lis, qu’il fera entrer douce-ment dans \s. forure , de peur de l’y casser,il aura une forure en fleur de lis.

II en est de méme de la forure en tiers-point, de la forure en trefle , & d’uneinfinité d’autres qu’on peut imaginer.

FOSSAIRE , f. m. { Hijì. eccl. ) Lesfof^ires étoient autrefois des officiers dePégliíè d’orient, qui avoient foin de faireenterrer les mojrts.

Ciaconius rapporte que Constantin créaneuf cents cinquante fojjaires , qu’il tira dedifférons colleges ou corps de métiers ; ilajoute qu’ils étoient exempts d’impôts &de charges publiques.

F O S ioi

Le P. Goar insinue , dans ses Notes furV eucologie des Grecs , que les fojjairesont été établis dès le tems des apôtres ;& que ces jeunes hommes qui emporterontle corps d’Ananie, & ces personnes rem-plies de la crainte de Dieu , qui enterrerentcelui de S. Etienne , étoient des feffaires.

Saint Jérôme dit que le rang de fojjairesest le premier parmi les clercs ; ce quidoit s’entendre de ceux qui étoient pré-posés pour faire enterrer les fideles. Voy.CLERC ; voyez les diâionn. de Trév. &de Charniers. {G)

FOSSANO, ( Géog. ) ville récente d’I-talie dans le Piémont, avec une citadelle& un évêché suffragant de Turin: elle estfur la Sture , à deux lieues E. de Savillan ,quatre N. E. de Côni, dix S. de Turin,onze S. E. de Pignerol. Longit. 25. 2;.lat. 44. 25. {D. J.)

FOSSE, f. f. ( Architecture . ) fe dit deroute profondeur en terre , qui sert àdivers usages dans les bâtimcns, commede citerne, de cloaque, &c. dans une fon-derie , pour jeter en cire perdue des figu-res , des canons, &c. & dans un jardin,pour planter des arbres. {P )

Fosse d’aisance , lieu voûté au-destòus de Paire des caves d’un bâtiment,le plus souvent pavé de grès, avec ccn-tre-mur , s’il est trop près d’un puits , decrainte que les excrémens qui font reçusdans la fojfe ne le corrompent. ( P )

Fosse 'A CHAUX, cavité fouillée quarré-ment en terre , où Pon conserve la chauxéteinte , pour en faire du mortier , à me-sure qu’on éleve un bâtiment. (P)

* FOSSE , ( Hifi. eccléf. ) c’est un lieucreusé en terre , soit dans l’église , soitdans le cimetière, de la profondeur dequatre à cinq pieds, & de la forme d’unquarré oblong, où Pon enfouit un corpsmort. Vcye\ Cimetiere ,Eglise , En-terrement.

Fosse aux cables, ( Marine. )c’estun retranchement fait vers Pavant du vais-seau , sous !e premier pont, dans lequel onplace les cables. Voye\ Marine , pi. IV,sig. 1 , n°. 42. ( Z )

Fosse AU LION , {Marine.) c’est unretranchement vers Pavant du navire, faitfous le premier pont, destiné à mettre lç