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Tome XV.
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pratique au-destòus des tonneaux , poury donner entrée à Pair, & en tirer duvin.

FOSSETTE, f. f. ( Médec. ) ulcéré del’œil, nommé par les Grecs M? íe», & parles Latins fofjula , annulas. C’est un ulcéréétroit, profond & dur, dont la cornéetransparente, quand il est au-destùs de Pi—ris ou de la prunelle, ne paroît point chan-gée de couleur, car elle ne blanchit quelorsque I’ulcere se cicatrise; mais quand il estfur la cornée opâque à l’endroit du blancde Pœil, il est fort rouge dans fa circonfé-rence ; & son milieu paroît noirâtre , àcause que la cornée est émincée dans cetendroit. Voye\ son traitement au motUlcéré de l’(EIL , parce que le nomparticulier qu’il porte ne change rien à laméthode curative générale. (D. J.)

* Fossete , ( Chiffe. ) espece de chasseaux pptits oiseaux , qui consiste à creuserdes trèns en terre le long des buissons ,& à y attirer par de l’appât les oiseaux,qui, posant leurs pieds fur la marche d’unefourchette qui soutient une planche ou unepiece de gason, font tomber la fourchette& se trouvent enfermés dans le trou. Cettechasse commence à la fin de décembre ,& dure jusqu’en mars.

FOSSILE, f. m. ( Hifi. nat. minéra-logie. ) On appelle fossiles en général toutesles substances qui sè tirent du sein de laterre. Souvent on se sert indistinctementdu nom de fossiles & de celui de minéraux ,pour désigner les mêmes substances. C’estainsi que l’usage veut que l’on dise le régnéminéral , & non pas le régné fossile. Cettederniere façon de parler seroit pourtant plusexacte, attendu que la signification du motfossile est plus étendue, & comprend dessubstances dont les minéraux ne font qu’uneclasse. Voye\ MINÉRAUX.

On distingue deux especes de fossiles ,i 6 . ceux qui ont été formés dans la terre ,& qui lui font propres ; on les appellefossiles natifs. Telles font les terres, lespierres , les pierres précieuses , les crys-taux , les minéraux, &c. 2°. Ceux qui nesont point propres à la terre , que l’ona Ppell Q fossiles étrangers à la terre. Ce fontdes corps appartenans, soit au régné miné-iaj, soit au régné végétal : tels que les co-Torne XV.

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quilles ,’les ossemens de poissons & de qua-drupèdes, les bo s, les plantes, &c. quel’on trouve ensevelis dans les entrailles dela terre, où ils ont été portés accidentelle-ment.

On se sert encore souvent du mot fossilecomme d’un adjectif, en le joignant aunom de quelque matière qui, sans devoirson origine à la terre , se trouve pourtantdans son sein ; & alors l’épithete de foffilesert à la distinguer de celle qui est natu-relle , & qui se trouve ailleurs que dansla terre. C’est ainsi que l’on dit de l’ivoirefossile , du bois foffile , des coquilles foffi-les , &c .

De tous les phénomènes que présentel’histoire naturelle, il n’en est point quiait plus attiré l’attention des naturalistes ,que la prodigieuse quantité de corps étran-gers à la terre, qui se trouvent ensevelisdans son sein & répandus à sá surface ; ilsont donc fait des hypothèses & hasardé desconjectures, pour expliquer comment cessubstances appartenantes originairement àd’autres regnes, ont été , pour ainsi dire ,dépaysées & transportées dans le régnéminéral. Ce qui les a fur-tout frappés,c’est l’énorme quantité de coquilles & decorps marins, dont on rencontre des cou-ches & des amas immenses dans toutesles parties connues de notre globe, souventà une distance très-grande de la mer, de-puis le sommet des plus hautes montagnesjusques dans les lieux les plus profonds dela terre. En effet, fans sortir de l’Europe,la France , l’Angleterre , l’Allemagne,l’Italie, &c. nous en fournissent des exem-ples frappans. Les environs de Paris nousprésentent des carrières inépuisables depierres propres à bâtir, qui paroiííènt uni-quement 1 composées de coquilles. En gé-néral , il y a tout lieu de croire que toutesles terres & pierres calcaires , c’est-à-dire,qui font propres à se changer en chaux parFaction du feu, telles que les marbres, lespierres à chaux, la craie , &c. doivent leurorigine à des coquilles qui ont été peu àpeu détruites & décomposées dans le seinde la terre , & à qui un gluten a donnéde la liaison , & fait prendre la dureté &la consistance plus ou moins grande quenous y remarquons. Voye\C ALCAIRE.