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dels ou de sublimation, qui est à propre-ment parler une distillation ascensoire sé-ché. Tels sont ceux qu’on a marqués fig. J ,66, 98 & i6j.
Le premier est de l’adepte Géber. II setrouve pag. 65 de sa Somme. Outre lesfourneaux usités actuellement enchymie ,nous avons cru que nous devions exposerquelques figures des premiers qui ont étéreprésentés, afin qu’on pût voir le pointd’où l’on est parti, & sentir les additions &corrections qui ont été faites depuis. Gé-ber , qu’on appelle le roi , à cause de sonhabileté en chymie, est l’auteur le plus an-cien qui les ait figurés, & qui y ait jointune description assez claire, & meilleureque ses figures qui n’y répondent pas tropexactement. Géber vivoit au septième sie-' cle selon Boerhaave, au huitième selonMoréri , & au neuvieme selon son conti-nuateur , qui parle d’après l’abbé Lengîet,fondé fur la même autorité que Boerhaave.Quoi qu’il en soit, il est très-certain queGéber est fort ancien, & se trouve citédans Albert le Grand & Arnaud de Ville-neuve , qu’il n’a point cités. Avant cetartiste, l’ignorance & la mauvaise foi s’é-toient toujours enveloppées du voile del’emblême & de l’énigme, même pour lesplus petites choses, comme cela est encorearrivé depuis , & même de notre tems.Tout auteur qui écrivoit des choies inin-telligibles, .étoit un homme respectable ,précisément parce qu’on ne l’entendoitpoint. Aujourd’hui la raison a repris ledessus ; & tout homme cjui voudroit rame-ner ces tems précieux ou l’on ne parloir nin’ecrivoic pour fe faire entendre , & oùîàcrédu'ité étoit la dupe du jargon mysté-rieux, feroit croire qu’il auroit de bonnesraisons pour en user de la forte. Si Géberest tombé dans cet inconvénient quant auxopérations, au moins-a-1-il pu être dequelqu’utilité pour la deseripticn de sesustensiles. II avertit q ne 1 c fourneau qu’ildécrit & destine aux aludels, doit être.plus ou moins épais déplus ou moins grand ,félon la grandeur des vaisseaux qu’on y veutmettre, & l’intensité du feu auquel onveut les exposer. On éleve.des parois cir-culaires à la hauteur de neuf pouces, enpratiquant une porte pour le bois, dont. la
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partie inférieure soit de niveau avec le folou piédestal du fourneau. On assujettitpour lors une barre de fer grosse commele doigt pour soutenir l’aludel. On donneà peu près autant de hauteur au fourneauau-destùs qu’au-destòus de la barre de fer ;& au milieu de la partie du fourneau supé-rieure á cette barre, qu’on peut appellerle second corps ou Vouvroir du fourneauon fait quatre trous ou registres , dont !a ; .grandeur doit être déterminée par celle du.fourneau , & la vivacité nécessaire au feu..Qn couvre le tout d’un dôme un peu con-vexe , & ayant un grand trou au milieupour recevoir l’aludel, quoique Géber &fa figure n’en disent rien. Entre ces vais-seaux & les parois du fourneau , il doit y 'avoir un espace de deux doigts , plus oumoins, selon le c’egré de chaleur nécessaire-.On lutte l’aludel au fourneau. Ces deuxvaisseaux ont la proportion qu’ils doiventavoir entr’eux & avec le feu qu’on y tient,quand celui-ci circule bien autour de l’a-ludel , que la matière qui y est contenue.-reçoit le degré de feu convenable , & que-la flamme & la fumée sortent bien par lesregistres. Si ces conditions ne fe trouvent 'pas remplies, on diminue l’aludel, ou onagrandit le fourneau , & on augmente ourétrécit les registres jufqu’à ce qu’on aittrouvé le juste point qu’on défire.
Pour peu que l’on compare ce fourneau’avec ceux qui ont été faits depuis , on y-trouvera , je pense, assez de ressemblance--pour conjecturer qu’il n’a pas peu servi àícontribuer à leur perfection & aux avan-tages qu’on en retire. Au moins voit-ontque Fauteur a bien entendu, la méchanique-du feu.
Le fourneau de \ifig. 66 est non-feu se-meur un fourneau fublimatoire , mais en-core un fourneau où la matière est exposée -à feu nu. Nous en parlerons en particu-lier dans la section des fourneaux à distiller'par le côté , pour ne pas le séparer d’un 5autre de cette espece.
La fig. 98 représente encore un fourneautiré de Géber , pag. 72. 11 est destiné aux-aludels dans lesquels on doit faire la subli-mation de la marcassite , Síc. 11 dit que ce -
fourneau doit donner un degré de feu ca_
pabie de fondre, le. cuivre, ou i’argçnt, flí