Band 
Tome XV.
Seite
186
JPEG-Download
 

i8§ FOU

rations de chymie; nous en toucheronsdeux mots à la section des polychrestes.Nous avons figuré le couvercle dont onse sert quelquefois pour fermer en partiela naissance du tuyau & ralentir le feu.On voit dans le Laboratoire chymique deKunckel, un fourneau de distillation la-térale , dont le foyer est elliptique par lebas, comme ceux de Charas, Béguin , <&c.mais la grille, dans ces auteurs , est àproportion plus grande que dans Teich-meyer.

Le fourneau de distillation latérale mar-qué fig. 3 , différé du précédent en ce qu’ilest fixe, construit en briques & d’une feulepiece , quant à ce qui répond aux trois corpsîle la fig. i. II se trouve dans la pi. IIde Glaser deux fois, & dans la pi. I deLémery, qui l’a mieux décrit qu’il ne l’areprésenté ; il y a toute apparence quelui & Manget le tiennent de Charas, aumoins ces deux derniers se reísemblent-ils parfaitement ; mais ils diffèrent de celuide Glaser en ce qu’ils ont la figure ellip-tique de celui de Béguin. Voye\ Manget,pi XI ; Charas, pi. V; & Rhenanus ,pi. X & XIII. II est destiné aux mêmesopérations que le précédent, avec cettedifférence qu’on y fait celles qui deman-dent un feu violent & long-tems continué ,comme le phosphore , par ex. On lui donnedes dimensions qui varient à proportion dela quantité de matière qu’on y veut traiter.Cependant , comme il faut y placer unegrostè cornue , on agit en conséquence, &on le fait assez grand pour qu’il puisse lacontenir : on commencera donc par éleverdes murs de briques à double rang, qu’onliera bien selon les moyens que nous di-rons dans la fuite; on lui donne de l'é-paissent, afin que la chaleur s’y puisse con-server plus long-tems. On fera le cendrierhaut d’un pied pour le moins, rond ouquarté , peu importe ; on en tournera laporte, qu’on fera haute & large d’un demi-pied , du côté que vient l’air, s’il est pos-sible : on posera desíùs des barres de ferépaisses de cinq ou six lignes & larges dedeux ou trois pouces, pour soutenir lesbriques qu’on posera ensuite. Quelquefoisau lieu de commencer tout-d’un-coup àélever son cendrier, on avance les deux

FOU

premiers rangs de briques ou de grès,pour plus d’éíégance, comme nous Pavonsmarqué dans notre fig. Mais c’est un orne-ment qui ne sert qu’à embarrasser , & iln’en doit être guere question en chymie.Ce que nous disons ici , doit égalements’entendre de tous les autres fourneauxmassifs, comme de la forge, par exemple,pour laquelle on est encore dans l’usaged’entrer dans cette minutie. Après avoirélevé le cendrier de la hauteur conve-nable , & avant que d’élever le foyer ,on pose deux grosses barres de fer , d’unpouce d’équarrissage au moins, qu’on scellebien dans les murs : on ne les met pas enlosange pour l’ordinaire, quoique ce n’enseroit que mieux d’observer cette positionâ leur égard. Ces barres font destinées àsoutenir la grille qu’on peut faire d’uneseule piece , comme celles dont nous avonsparlé jusqu’ici, mais plus grosse & pluslarge , ou bien qui est brisée , c’est-à-dire,composée de plusieurs morceaux de barresde fer qui ne tiennent point les uns auxautres: en ce cas on les lutte à chaqueextrémité , pour les tenir en losange sur lesdeux premieres. Ces deux pratiques valentmieux que si on scelloit dans le mur dufourneau les différentes barres qui consti-tuent la grille par leur réunion , parcequ’on n’est plus le maître de les changerquand elles font usées, ou de les nettoyerquand elles s’obstruent. On éleve ensuitele foyer du même diamètre que le cen-drier, mais en rond ; & si on ne lui donnepas cette figure avec les briques, on enremplit les coins d’un lut ordinaire, commeCharas le conseille pour presque tous sesfourneaux. Le foyer sera haut de huit ouneuf pouces environ, depuis la grille juf-qu’à deux barres de fer qu’on scellera dansle fourneau pour soutenir la cornue : cesbarres seront encore de dix lignes ou d’unpouce d’équarrissage: au-dessus de ces bar-res , on élèvera encore ce fourneau à lahauteur nécessaire, pour qu’il puisse cacherla retorte, d’un pied , par exemple , parcequ’il s’agit ici d’un vaisseau qui a quelque-fois ce diamètre ; mais on laisse à côtéune échancrure pour passer son cou, commenous l’avons dit de la fig. i. Telle est laconstruction d u massif du fourneau. On