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Tome XV.
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inutiles &: nuisibles aux quatre coins. Ona isolé exprès une des barres pour en don-ner J’idée. La même courbure sc trouveauíïì dans Dornaus. Nous n’en dirons pasdavantage fur ce fourneau ,• une plus longueexplication seroit inutile. On en peut voirla figure.

La fig.161 est encore nnfourneau dontnous avons parlé à la section des fourneauxâ distiller par ascension, & dans ses subdi-visions en fourneaux à capsule, à aludel ;& elle n’est en effet autre chose que lesustensiles représentés fig. 12, 13 & 14.L’appareil, qui est de Glauber, en fait ladifférence: cet auteur n’y met pourtantqu’un grosbalon ; mais on fait depuis long-tems qu’on en a enfilé des centaines ensem-ble. Ainsi l'on voit de plus en plus qu’unmém e fourneau peut être employé à diffé-rentes opérations. C’est en partie pour cetteraison que nous en avons présenté quelques-uns sous différons aspects. Nous examine-rons pourtant, en parlant des polychrestes,jusqu’à quel point cela peut être vrai.

On fait encore des distillations latéralesdans les fourneaux dont nous parleronsdans la fuite ; comme austi plusieurs desopérations auxquelles sont employés ceuxde notre premiere section, nous en parle-rons à mesure que l’occasion s’en pré-sentera.

D es fourneaux à diflillerpar descenjìon.Comme ces sortes de fourneaux ne sontpas d’un grand usage, & que d’ailleurs ony peut suppléer par d’autres appareils, nousn'en avons donné qu’un seul exemple : ilest tiré de la pharmacopée italienne deM. de Sgobbis. On le construit en briques,de la hauteur nécessaire pour contenir lesvaisseaux. On ouvre de plusieurs côtés lecendrier , qui n’en est point un au fond ,& on ne lui laisse même la plupart du temsque quatre piliers, qui font les quatre coins ;ensuite on place une grille à un pied dehaut environ du sol ou pavé. Cette grillea un trou au milieu, assez grand pour ad-mettre le cou du matras descensoire ; il estmême bon d'observer qu’on n’y gn met quepour employer ce fourneau à un autreusage ; car dans le cas du descensoire il nefaut qu’un disque de terre cuite , au milieuduquel on introduit le vaisseau descensoire :

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I ainsi on en met donc un de terre ou detôle sur la grille. On place le vaisseau, &on allume le feu tout autour : cet appareilne peut donner qu’un feu doux. On pour-roit toutefois l’augmenter si l’on vouloir;ce seroit de conserver la grille, & de garan-tir le récipient par un entonnoir métalli-que dont il seroit couvert ; le sommet enseroit prés de la grille, & la base environ-neroit le ventre du récipient. Nous avonsouvert tout le devant de c e fourneau , afinqu’on y vît la situation des vaisseaux; &nous y avons ajouté un dôme en cas debesoin. On peut voir la fig. 161 ; on ytrouve le corps inférieur d’un fourneau des-censoire soutenant un tonneau.

Des fourneaux à calciner. Ils peuventencore être divisés en propres, & en im-propres , ou qui sont particulièrement des-tinés aux opérations en question, & quipeuvent y servir, quoiqu’ils soient cons-truits pour d’autres. Dans ce second rang,on peut placer tous ceux dont nous avonsparlé jusqu’ici & dont nous parlerons dansla fuite, excepté les bains-marie propres,comme celui de la fig. 11 , &c. Dans lepremier nous compterons celui qui est mar-qué figures 15 & 16; nous en avons donnéla coupe 15 , avec l’élévation 16, pour enfaciliter l’intelligence. Ce fourneau estconstruit en briques, est long de trois pieds& demi, & haut de deux pieds quatre pou-ces ; il est large de deux pieds en-devant.Si on l’éleve davantage, ce n’en est quemieux ; il est plus commode , mais cela nechange rien à fa construction : comme i!seroit un peu bas, nous supposerons quenous allons le construire fur un foyer élevéd’un pied environ pour y manœuvrer aisé-ment. On commence par asseoir un lit debriques de six pouces d’epaiíseur ; on éleveensuite deux murs à chaque côté, de quatrepouces d’épais:le mur de derriere est demême épaisseur. La porte de ce foyer estlarge de dix pouces & demi, & haute desept en-dehors, réduite à un peu moinsen-dedans : quand les murs ont cette hau-teur , on met des barres de fer plates dessusen travers, depuis la porte jusqu’à près dequatre pouces du fond ; on les couvre d’une.couche ou deux de briques, en laissant uneouverture au fond, comme nous savons