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Tome XV.
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registre à ce trou pour gouverner le feu ,& avoir soin de tenir la chambre inférieureouverte : par ce méchanifme le feu seraplus violent que s’il étoit animé par lessoufflets , & il le fera même au pointqu’on pourroit voir le fourneau fe fondrelui - même , s’il n’écoit d’une terre bienfine ; car il arrive souvent que les meilleurscreusets coulent : de là la nécessité du re-gistre , ou plutôt d’avoir de meilleurs us-tensiles.

Avec un pareil fourneau l’on n’est pointobligé de fe fatiguer à souffler , & l’onn’a point à craindre de vapeurs empoi-sonnées , ni de chaleur excessive : toutela fumée s’échappe par le haut ; & cela estsi vrai, que quand on ouvre la bouche dufoyer, il tire une vapeur étrangère à ladistance d’une coudée ; & ainsi il n’y arien à craindre de la part du feu , puif-qu’il fe concentre en lui - même. II saurcependant avoir foin de garantir la mainqui tient la tenaille , avec un gant mouilléfait de linge en trois doubles, & d’avoirun écran dans I’autre pour ménager sesyeux. Ces précautions indiquent tous lesinconvéniens qui font à craindre.

L’écran dont il est ici question , a étédécrit en ion lieu. Nous en avons donnéplusieurs especes, & nous ajouterons icique celui qui a un verre fe trouve en usagechez les émailleurs , & est représentépi. XII, fig. 37, de laméchanique d u feude Gauger ; un peu de différence dans lafigure ne fait rien au fond.

Quand on fe sert d’un fourneau à souf-flet , il faut un second qui en tire la brim-bale ; d’ailleurs le vent venant à frapperle creuset, il le casse, sur-tout quand lecharbon manque vis-à-vis ; ce qui est fortsujet à arriver, parcequ’il se consume plusvite en cet endroit. Le creuset peut en-core se renverser ; & comme il faut qu’ilsoit tout couvert de charbons, ce qui n’estpas nécessaire dans le fourneau à vent ,il peut y tomber quelques matières étran-gères.

Glaubermet un registre à son fourneau,fous la grille immédiatement ; mais il estmal placé, il doit retenir les cendres. II vautmieux le mettre dans le tuyau, comme dansla figure 8-10.

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Ce fourneau n’est pas bien rendu dansGlafer ; il n’a pas le sens commun dansManget, qui en a pris la figure & la des-cription de Barner. On le voit pag. 75de celui-ci, &cpl. VI de celui-là. Ce-lui de Lémery en est une mauvaise imita-tion , comme on peut le voir dans fa pi. I.D’ailleurs il est percé tout autour.

Au reste , quoique nous n’approuvionspas les trous dans l’ouvroir, & qu’il y aittoute apparence même qu’ils doivent êtreproscrits, nous croyons malgré cela qu’onn’a pas encore bien examiné jusqu’à quelpoint ils sont nuisibles , ou feroient peut-être utiles ; la raison en est , que celui deGlauber attire l’air, & qu’on ne sait pasencore ce que l’air, attiré avec la forcedont il parle, apporte de changement aufeu. II est bien vrai que quand on ouvre lagrande porte de celui de Glafer, le feu di-minue de vivacité : mais pourquoi celui-ci n’attire-t- il pas comme l’autre ? Ceque j’improuve dans le fourneau à vent deGlafer , c’est que son dôme soit fait d’uneautre piece que son foyer. II est vrai quece dôme revient en quelque sorte à cettevoûte parabolique que Boerhaave & Glau-ber demandent ; mais c’est une piece sépa-rée qui ne peut pas échauffer aussi bien quesi elle étoit unie au foyer , comme dansces deux derniers auteurs. Je sens bienque Glafer en a usé ainsi pour avoir unfourneau de réverbère : mais nous exami-nerons si l’on peut avoir beaucoup d efour-neaux en un seul.

II paroît que Glauber est le premier quiait introduit les tuyaux dans les fourneauxde la chymie ; car on n’en trouve point,que je sache, dans les chymistes qui ontécrit avant lui. On n’en voit point dansLibavius , &c. Cependant il pouvoir y enavoir de son tems, & à plus forte raisonde celui de Glauber , comme nous le di-rons plus bas. II est vrai qu’ils existoientdans l’économie domestique , où Glauberen a pu faire la conquête.

II n’en est pas de même des figures ellip-tique ou parabolique, que nous mettonsensemble parce qu’on les emploie aussi sou-vent l’une que l’autre, & que l’une a né-cessairement dû mener à l’autre presquedans le même instant. On voit, pag. 107