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fêler !es vaisseaux , les grands fur-toutqu’elle soutiendroit, en conséquence desvapeurs humides qui s’en éleveroient pen-dant l’opérarion. Sa hauteur & son diamè-tre doivent excéder un peu celui du fonddu creuset qu'on veut mettre deffiis, quin’est convenablement échauffé qu'à la sa-veur de cette élévation, & suffisammentstable que par la largeur en question. Onmet ensuite sur cette tourte le creuset con-tenant la matière à fondre : on l’entoure detoutes parts de charbons qu’on range avecles précautions que nous avons jndiquées,en parlant du fourneau de coupelle à l’ar-ticLe Essai. On gouverne le feu en ouvrantou en fermant la porte du cendrier fig. 28 ,on l’augmente en mettant le dômej%. 27,& ensuite le tuyau de la fig. 38, au moyenduquel on a un feu de fusion très-violent :mais l’on surpasse de beaucoup celui d’unefournaise ordinaire, si l’on introduit latuyere d’un soufflet par le trou du cen-drier fig. 28 , destiné à cet usage d ;après avoir préalablement luté exactementavec une sine pâte d’argilie les jointures ducorps du fourneau & du cendrier, & mêmecelles de la porte, qui ne peut jamais fer-mer assez bien pour qu’on puisse s’en dis-penser. L’avantage qu’on retire de cetteméthode, consiste en ce que les creusets neson t pas si sujets à se briser, le vent dusoufflet ne donnant pas directement dessus,& animant également le feu de tous côtés.Ainsi voilà une expérience qui contreditcelle de Glauber ; mais il y a toute appa-rence que ce chymiíte n’avoit pas la pré-caution de faire paílèr de même le vent deson soufflet par un cendrier, comme ilpasse aussi dans la forge dont nous avonsparlé. Cet appareil peut servir à examinerles pierres , lorfqu’on veut savoir quel serasur elles l’effet d’un feu extrême. Nous nenous croyons pourtant pas dispensés pourcela de donner le fourneau de M. Pott ;les effets en font connus ; au lieu qu’il n’estpas de même aussi évident que celui de lafig. 2 6 donne les mêmes résultats.
Mais si l’on veut fondre à feu une desmines de cuivre, de plomb, d’étain, defer , ou réduire leurs chaux ou scories ,on se servira du cendrier fig. 32 , qui con-tient un catin ou accomnjodage, & l’on
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observera de déboucher d’abord avec uncouteau les ouvertures e & d fermées parle garni , de retrancher proprement lesbavures, & de remplir d’argille les petitescavités. On assujettira dans l’ouverture d tà gauche du soupirail, le cône de tôle odestiné à recevoir la tuyere du soufflet àdeux âmes. On parlera de la dispositionque doivent avoir le cône & le soufflet,quand on traitera les opérations qui exige-ront cet appareil. Le trou arqué c du cen-drier sert à différons usages ; on connoîtpar-là, au moyen d’un crochet de fer, sila matière contenue dans le bassin de ré-ception est fondue ou non : par-là on a lafacilité d’écarter les corps qui pourroientfermer le passage du vent du soufflet, com-me aussi de retirer les scories qui s’y trou-vent dans de certaines occasions. II est àpropos de luter intérieurement la jointurequi résulte de l’assemblage du cendrier &du corps du fourneau , asm de ne plus fairequ’une feule & même surface de ce quiétoit séparé avant. Avant que de mettredans le fourneau la matière qu’on a à fon-dre , on y jette du charbon de la hauteurd’un pan ; on l’allume & on l’anime avecle soufflet, afin de rougir le bassin : sautede cette attention , ces scories se refroi-dissent & se congèlent avant que la ma-tière réguline se soit précipitée & réunie.On fournit de nouveau charbon à mesurequ’il s’en consume; le bassin étant conve-nablement échauffé, on met d ri charbonde nouveau , puis de la matière à fondre :mais il faut faire attention que la quantitén’en soit pas assez considérable pour em-pêcher faction nécessaire du feu. On nepeut déterminer ici cette quantité, parcequ’il n’y a que l’expérience seule qui puissel’apprendre. On met un nouveau lit decharbon, & par-destùs un lit de matièreà fondre ; & ainsi successivement, en fai-sant plusieurs couches les unes fur les au-tres. Si la matière fondue n’étoit pas capa-ble de soutenir un certain tems faction dufeu , ou que l’on en voulût fondre à la soisune plus grande quantité que le bassin n’enpeut contenir, on creuseroit pour lors dansle lut du bassin , un canal qui, commen-çant dès fa petite cavité g , iroit aboutir âl’ouverture circulaire fig. 32.edu cendrier j