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éíé produit par aucun fourneau.
La fig. 39-44 trouvera aussi sa placeavec les fourneaux de fusion , quoiqu’elleserve plus particulièrement à la vitrifica-tion des terres, pierres , &c. qui n’eít aufond qu’une fusion de ces mêmes corps. Lefourneau nécessaire à ces fortes d’expé-riences, se trouve représenté dans la pi.XI de fart de la verrerie de Kunckel,mise en françois par M. le baron d’Holbach.Mais comme M. Cramer s’en eít beaucoupservi pour les émaux, &c. il l’a corrigé defaçon que le feu peut être donné plus fortaux vaisseaux, qu’on y peut introduire plusde choses , & que les torréfactions & cal-cinations nécestàirement longues en pareilcas , peuvent se faire en même tems quele reste.
Pour le construire , on emploie despierres capables de soutenir la violence dufeu. C’est ce qu'il est aisé de connoître,si l’on se sert d’une pierre pareille poursoutenir un creuset dans lequel on fait unefusion qui demande un feu vif, telle quecelle du cuivre : car lì elle n’adhere pasau fond du creuset quand on le retire ; sielle ne prend point de vernis, á moinsque ce ne soit un très-léger enduit ; si ellene se gerce point, & si elle garde sa du-retéétant refroidie, alors on peut être sûrqu’elle a toutes les qualités requises. II fautrejeter comme mauvaises celles qui, aprèsavoir soutenu un grand feu , se fendenten refroidissant. On peut se servir pourmortier, de la composition argilleuse donton a fait les briques du fourneau , si c’enest qu’on emploie , ou celle dont on afait les moufles d’estai. On observera queles pierres joignent si bien entr’elles, quele trait de rustique soit très-petit, c’est-à-dire , qu’une légere couche de mortier suf-fise pour les maçonner.
11 faut qu’il y ait dans le lieu où l’onconstruira le fourneau en question , unecheminée pompant bien la fumée ; quetoutes les grandes ouvertures qui s’y trou-vent puissent être fermées exactement ; &que le fourneau soit placé près de la chemi-née , de façon que l’artiste puisse tournerlibrement autour.
La figure extérieure d’un fourneau peutêtre celle d’un cylindre terminé par une
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voûte. Son diamètre fera de vingt» quatrepouces ,'ou plus, selon la différence despierres : fa hauteur de quarante-huit ; l’é-paistèur du mur dans les endroits les plusminces fera au moins de quatre pouces oude six : fa cavité intérieure fera divisée enchambres, dont la voûte doit suivre ladirection d’une ligne parabolique. La plusbastè qui sert pour le cendrier , fera hautede douze pouces, & son plus grand dia-mètre ou l’inférieur en aura quatorze ; &ainsi l’on voit quelle est la direction de laligne parabolique. On fera à fa voûte uneouverture de dix pouces de diamètre ; en-sorte qu’il ne restera sur son dos qu’un bordcirculaire de deux pouces. Ce bord sert àsoutenir des barres de fer équarries, quel’on met fur cette ouverture, au lieu d’unegrille. On scelle ces barres à l’endroit durebord, d’une couche de lut de mêmeépaisseur , qu’on applanit avec foin, pourqu’elle puisse recevoir les vaisseaux qu’ony place de toutes parts. On laisse à la basedu cendrier une ouverture ou soupirail enquarré long, large de six pouces fur quatrede haut, qui se ferme avec une porte defer roulant sur des gonds.
La seconde chambre élevée sur la pre-mière , est le foyer ou lieu recevant l’ali-ment du feu. Elle est de même largeur &hauteur que la précédente, excepté queles pierres n’en soutiennent pas si bien fac-tion du feu. C’est pour cette raison qu’onlui donne quelques pouces de plus en lar-geur , & qu’on remplit cet excédant d’ungarni soutenant la derniere violence dufeu. Ce garni se fait, fi l’on n’en a pointd’autre , de creusets d’ipsen pilés, qu’onmêle avec l’argille la plus réfractaire qu’onpeut trouver. Au milieu de la voûte, estun trou circulaire de six pouces de dia-mètre , dans la circonférence duquel lavoûte n’a qu’un doigt d’épais. Sur le dosde cette voûte est un emplacement largede quatre pouces, servant à mettre lesvaisseaux. Dans la circonférence de cettechambre on fait sept portes arquées , àégales distances les unes des autres, six des-quelles font larges & hautes de six pouces,&dont la septieme a deux pouces de plus.Leurs bases font éloignées de deux poucesde la couche du lut qui assujettit les barres