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tend n’en avoir pas vu de semblable: ilest vrai qu’on n’avoit pas encore appliquéle fourneau à fondre les canons, ou pré-tendu anglois , à l’affinage de l’argent ; maisil n’en existoit pas moins , & celui deSchlutter, à ce que je pense, n’en différépas beaucoup, s’il n’est pas tout-à-fait lemème, comme on va le voir. Ce fourneause chauffe avec le bois ; il est construit enbriques, & le fol en est élevé de trois pieds,avec un cendrier de même hauteur à l’unde ses côtés : on place la grille au haut ducendrier, ou plutôt un peu au-defïòus dufol du fourneau , comme on peut la voiren b , fig, 19. C’est fur cette grille qu’onfait le feu, qui par conséquent se trouveà l’un des côtés du fourneau , le test ou cou-pelle étant à l’autre. L’endroit où se metle bois, & qui est séparé du sol en-baspar un petit mur , s’appelle la chauffe. Lachauffe & le fol ou coupelle font couvertsd’une voûte commune e , fig. 19. II y adevant le test une ouverture c,fig. 21 ,en travers de laquelle on met quelquesbarres de fer qui fervent à faire entrer &sortir le test : quand il est placé, on fermecette ouverture avec des briques, & on n’ylaistè qu’une petite embouchure, commeon le voitmême fig. 21. II y a, pour met-tre le bois dans la chauffe b , fig. 20, uneautre ouverture a , qu’on ferme avec uneporte de fer chaque fois qu’on y a jeté dubois. On place une plaque de fer fondu e ,au-devant de ce fourneau ; & près du testd, fig. 20, on ménage dans l’intérieur dumur f, un tuyau pour la sortie de la flamme,f y fig. 21. La maçonnerie extérieure dufourneau a cinq pieds de long 6e trois piedsquatre pouces de large, y compris la pla-que de fer. Le fourneau anglois est aussiplus long que large, Le cela avec d’autantplus de raison que le sol en est ovale, aulieu qu’ici le sol ou la coupelle sont ronds.Le dedans est de deux pieds de long fur unpied & demi de large. La grille de la chauffea neuf pouces de large fur un pied six poucesde long. Le petit murc,^. 19 , n’estguere élevé que de Pépaisseur d’une briqueou deux tout au plus, parce que l’éléva-tion de la chauffe doit se prendre sur lecendrier pour la place de la quantité debois nécessaire : au reste, la grille b ,fig. 20,
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est composée de barres de fer isolées &portées fur deux autres plus grostes, po-sées en travers dans des mortaises qui doi-vent avoir huit on dix pouces de haut,afin qu’on puisse élever la grille ou labaisser à volonté, suivant la quantité qu’ilfaudra d’aliment au feu , & la nature decet aliment. La voûte qui couvre tout cefourneau ne doit être élevée que de quinzepouces ; mais cela doit s’entendre depuisla grille b ,fig. 19, jusqu’âla voûte qui estimmédiatement au-dessiis ; car elle ne doitpas faire Parc comme en e , mais aller tou-jours en baistânt jusqu’en f, commence-ment de la cheminée , pour rabattre laflamme & la déterminer sur le métal: ainsila courbure de la voûte doit être prise dansun autre sens , c’est-à-dire , que fa nais-sance ou chaque extrémité de son arc doitporter sur les murs des côtés, & non furceux gg , fig. 2 r , des extrémités ; ce quiest encore indiqué par la situation de lacheminée. Le cendrier est, comme la grille,large de neuf pouces ; son soupirail est demême largeur , & haut d’un pied : les poê-les dont on fe sert pour former avec descendres le test où l’on met les matières àaffiner, font de fer fondu. Voye\ nos plan -ches £? leur explication ; voye\ auffì lefourneau anglois. Ce fourneau doit êtretrès-utile dans un laboratoire philosophi-que ; il est meilleur que celui de nos fig.1Ç Ù 16 , qui pourtant peut avoir son uti-lité. Je dirai ici en passant, que les Angloisont appliqué 1 e fourneau qui porte leur nomà l’affinage : je ne fais point si c’est depuisSchlutter ou avant ; mais ils y ont fait cechangement. Au lieu du massif qui portele test dans notre fig. 19 , il y a un vuide ;& la coupelle, qui est un cercle de fer detrois ou quatre pieds de diamètre, & hautde sept ou huit pouces, est soutenue furdeux grostes barres de fer posées selon lalongueur du fourneau. II y a une petiteouverture au-deflùs de la coupelle, commeen c , fig. 2i, pour laisser pastêr le ventd’un gros soufflet, & une autre à l’oppositepour la chûte de la litharge : c’est ainsiqu’on affine une grande quantité de plombâ la fois. J’observerai encore ici une choseque j’ai déjà dite ailleurs; c’est que Schlutterest tombé dans l’erreur fur l’origine du
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