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Tome XV.
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& par-derrîere, supposé qu’elle puisse êtrefermée par la partie postérieure de la tour,jusqu’à laquelle elle doit s’étendre. On met-tra fur la grille du cendrier d une plaquede terre cuite, pour servir de base à lamoufle : cette moufle aura des trous prèsde son sol, ainsi que les moufles ordinaires ;on y place des creusets de cémentation,ou d’autres corps, qui exigent, pour êtrecalcinés, un feu long & violent : néanmoinsces sortes d’opérations peuvent se faire in-dépendamment de ce secours, quoiqu’avecmoins de commodité & de facilité, pourvoir ce qu’on fait & pour conduire le feu.2°. On peut se servir de la premiere cham-bre pour faire des distillations, qui deman-dent un feu immédiat & violent ; car ony peut mettre des retortes ou des cuines ;mais il faut avoir foin dè les placer de fa-çon , soit qu’elìes portent fur le fol dela cavité, soit qu’on les éleve sur des pié-destaux particuliers de différente hauteur,selon la grosseur du vaisseau , que leur coupuistè passer librement à travers l’ouver-ture L , de la porte k k k. Lorsqu’elle estbien assujettie à la faveur de ses deux bar-res , on lute toutes les fentes qui se trou-vent autour de la porte & du cou de la re-torse ; après quoi on lui ajuste une alonge,c'est-à-dire, un fuseau on espece de cônetronqué, long de dix pouces ou plus, parl’intermede duquel les vapeurs brûlantesont le tems de se rafraîchir, avant qued’arriver au récipient, qui est toujours deverre, & qui se casseroit sans cette pré-caution. Cette alonge qui embrasse par fabase le cou de la retorte, est reçue par sonsommet dans celui du récipient, qu’on ap-puie ou fur le pavé, ou fur un trépied oupiédestal, qu’on éleve ou abaisse à volonté,au moyen de trois vis. Cette même cham-bre peut encore servir à des cémentations,à des calcinations, & à d’autres travauxqui exigent un feu de réverbère ; & pourlors on ferme le trou ^circulaire de la porteavec son bouchon A, & on ne l’ouvre quequand on veut voir ce qui se passe dans lachambre. 4. 0 . La seconde & la troisièmechambres font employées principalementaax opérations qui se font avec le bain desable, de cendre, ou de limaille. On intro-duit dans l’une des deux cavités le chau-

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deron de fer, figure 60 , & on lute avecde la terre glaise un peu molle, la petitefente qui se trouve entre son cercle & lebord de la cavité , sur lequel il est appuyé,ou bien on la bouche avec du sable mouilléqu’on preste bien tout autour. C’est pourdonner un exemple de cet appareil, qu’ona représenté la retorte 9, placée dans lechauderon & ajustée à son récipient. Dansl’autre chauderon de fer, on voit unecucurbite surmontée d’un chapiteau 11,adapté à un balon ou récipient à long cou 12.5°. Ces deux dernieres chambres peuventencore servir, ainsi que la premiere, à desdistillations au feu de réverbère ; & quoi-que le feu n’y soit pas si actif, il ne laístèpourtant pas de faire pastèr l’eau-forte.Pour cette opération on renverse le chau-deron de fer fig. 60 , & l’on introduit dansl’embouchure de la chambre son' bord su-périeur, saillant d’un pouce & demi au-delà de son cercle ; ensorte qu’il résulte del’assemblage de son échancrure y f & decelle du fourneau v v , un trou propre àtransmettre le cou d’une cornue. 6°. L’ap-pareil étant dressé, quel que soit celui qu’onaura choisi pour faire plusieurs opérationsà la fois, on introduit d’abord par le hautde la tour quelques charbons allumés ; puison la remplit de charbons noirs, en tout011 en partie , à proportion du tems qu’onveut faire durer le feu. On ajoute incon-tinent son couvercle, & l’on répand toutautour de son bord , du sable ou des cen-dres qui valent encore mieux, & on lescomprime légèrement. Si l’on n’avoit pascette attention, tout l’aliment du feu con-tenu dans la tour flamberoit & brûleroiten même tems.

Comme on ne peut avancer rien d’ab-solument particulier sur le régime du feudans le fourneau dont il est question, nousne toucherons ici que quelques généralitésfur cette matière : le reste «'apprendra ai-sément par la pratique, pour peu qu’on soitversé dans la chymie. On rend très-vio-lent le feu de la premiere chambre , si laporte du cendrier & la premiere chemi-née font entièrement ouvertes, & si laplaque de fer est tout-à-fait levée : au con-traire , plus cette cheminée & la porte ducendrier font fermées, plus on y diminue