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Tome XV.
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grille du milieu, ou quelque massif de fer,ou un morceau de pierre apyre, dont lalargeur fera déterminée par celle du pieddu creuset j car il ne faut pas qu’il soit ànu fur la grille, il fe refroidiroit. Le creu-set étant couvert, ou avec du fer ou de laterre, jetez les charbons dessus, & faitesjouer le soufflet, après avoir préalable-ment fermé la porte du corps t & la ma-tière se fondra , pourvu toutefois que lesoufflet soit animé par une puissance ac-tive. II y a trois avantages à considérerdans cette méthode. i°. L’air ou la co-lonne supérieure de l’athmosphere ne peutfrapper le creuset, ni conséquemment lecasier , comme il arrive communément àceux qui fondent le fer ; Sc l’onpeutréglerle feu à volonté : cela dépend du jeu qu’ondonne au soufflet ; ce qui est impossibledans les fourneaux à vent. 2°. 8'il arriveque le creuset flue , la matière tombe dansle piédestal D i , & n’est point perdue.3 0 . On peut toujours regarder dans le creu-set pour examiner le progrès de l’opéra-tion, & remuer la matière ; & l’on peutmodérer le feu aisément, par la facilitéqu’on a de ne mettre que si peu de char-bon qu’on veut , beaucoup mieux quedans les fourneaux de Glauber , ou sem-blables.

En second lieu, si l’on veut fondrefans crepset & fans grille , comme en mé-tallurgie , on ne sauroit avoir d'appareilqui remplisse mieux ces vues ; & c’estmôme un très - bon moyen de faire unestai exact. I! ne faut pourtant pas vouloirtravailler de la forte en grand ; car lesamateurs ont été dégoûtés par les sommesconsidérables que cela exigeoit : malgrécela, on y fait par la réduction , des opé-rations très-utiles & des alliages de mé-taux peu connus jusqu’ici des artistes , àcause des difficultés de l’opéiation ; on lefait méme commodément & pas trop enpetit ; car on y peut traiter à la fois juíqu’àdix livres de métal, ou de mine , ou de fermême. Or la disposition du fourneau esttelle pour cette circonstance qu’elle l’étoitdans la précédente , c’est-à-dire pour lafusion dans le creuset ; à cette différenceprès, qu’on n’emploie ni creuset ni grille :seulement on conserve le soufflet & le

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piédestal D i. On allume le feu par de-grés, ensuite de quoi on jette alternative-ment des charbons & de la matière à ton-dre. Ce qui est fendu tombe dans le pié-destal. Nous parlerons de cette opérationen dernier lieu. Erisin ce fourneau , danscette circonstance , revient au même quecelui de M. Cramer, fig. 2.6.

Nous voici enfin parvenus à la dernierepiece de notre fourneau , c’est son fondou fondement, ou piédestal, ou cendrier,qui est de deux efpeces , comme nous la-vons dqjà dit, & qu’on peut encore le voiren D i & D 2. Le premier est un cylindredont on voit assez la grandeur & la figure ,pour qu’il soit inutile d’en parler. On leremplit de brasque pesante : quand elle estun peu seche , on y enfonce un hémisphèrede bois au point qu’on juge nécessaire,pour que la cavité pratiquée puisse conte-nir la matière fondue. On fait au fond untrou d’un pouce de diamètre, qui va sortirà l’un des côtés du piédestal ; on est lemaître de le tenir ouvert ou fermé. Lesoufflet donne son vent vis-à-vis, directe-ment â la superficie de la matière ; les sco-ries & les charbons nagent fur son bain ;elle coule si-tôt qu’on ouvre le trou. En unmot, Beccker assure avoir trouvé par cemoyen plusieurs mines , & fait des obser-vations singulières au sujet de cette íiision:quant à la précédente , il est avantageuxqu’on puisse toujours voipJe creuset. Ici,quand la matière est fondue, on ôte lecorps, & elle reste dans le catin, ou bienon la verse au moyen d’un manche qu’onlui ajuste dans un crampon qu’on y attacheexprès, si on ne la veut pas faire couler parle canal qui perce dans le milieu de fa ca-vité. Nous nous sommes déjà étendus là-deísiis en parlant du fourneau de fusion deM. Cramer, fig. 16 & fuiv.

D i est un trépied qui permet l’accès del’air libre au fourneau pour différentesopérations, dans les cas où il ne faut pasun grand feu, c’est-à-dire, l’appareil dusoufflet & du piédestal D i; car quandon emploie la fig. D 2 , il faut aussi se ser-vir de la premiere ou seconde grille. 11donne pourtant une grande flamme avecla fig. D 2, & la pousse à quelques coudéespar-destìts l’orifice. II est pour lors d’un