fou
nue. En quatrième lieu, à se ménager lafacilité de donner à son foyer l’accès detout l’air qui lui est nécestaire : il faut en-core qu’il soit en état d’apprécier la forceavec laquelle il frappe le foyer, soit qu’ily soit déterminé par le jeu ordinaire quelui donne ce foyer , soit qu’il y soit poussépar les soufflets ; & enfin qu’il examine lesdifférens états de Pathmosphere , commela pesanteur, la légéreté , l’humidité, lasécheresse de l’air , sa froidure & sa cha-leur. Car quand le baromètre annonce quesa pesanteur est considérable , que cettepesanteur est accompagnée d’une grandesécheresse , & qu’en même tems un froidvif roidit tous les corps, on peut s’atten-dre que le feu fera de la plus grande viva-cité. Cinquièmement enfin , on a fait at-tention à l’issue qu’il falloit donner au feuqu’on vouloir allumer dans le foyer. On avu qu’il ne falloit pas compter fur unegrande activité de la part de celui qui au-xoitpu s’échapper aisément de toutes parts,& par de grandes ouvertures ; mais qu’onpouvoir tout fe promettre de faction dufeu, dont les forces réunies étoient dé-terminées vers le point auquel l’artisteavoit intention de faire subir fes effets.Nous avons indiqué en détail les circons-tances particulières , où tout ce que nousvenons de dire en général ou d’une ma-niéré vague , pourra trouver son applica-tion & fes exceptions ; & nous finirons parce corollaire ultérieur , qu’un usage aveu-gle nous a obligés de changer en une défi-nition inutile dans la piece qu’elle occupe;qu’un fourneau est un vaisseau au moyenduquel on peut tenir du feu, le gouver-ner , & l’appliquer comme instrument &quelqueíois comme principe , aux corpsqu’on veut changer par le feu.
En citant les auteurs dans cet article,on a eu pour but de faire voir à qui ap-partenois ce dont il y étoit question. Voicidonc par ordre chronologique la plupartdes ouvrages dont on s’est servi. Ce cata-logue servira pour les articles Ustensiles& Vaisseaux, qui font néceslàirement liésavec celui-ci, & pour tous ceux où il feraquestion des mêmes auteurs, qui n’ontguere traité les fourneaux que proportion-nellement au reste.
'FOU 251
Gebri régis Arabum philofophi perfpi-cacifstmi summa perfeclionis magisterii ,&c. Gedani , 1682, in-12. p. 278. Géberétoit grec , & a écrit en arabe. On trouvedans cet ouvrage, des traits qui feroienthonneur à des chymistes d'aujourd’hui.
Joannis de Rupescista liber lucis , in-4.Colon. Agripp. 1579. Nous avons dit queRupescista vivoit au quatorzième siecle.
Agricola de re metallica , lib. 12 , fol.B asti. 1521. Cet auteur mériteroit en-core de notre tems les éloges que luidonne Boerhaave.
Thésaurus Evonymi Philiatri, de re-mediis fecretis , liber phyjïcus , medicus& partim etiam c lie nue us, &c. Tiguri ,1552.
. Fachs a écrit en 1567.
La Pyrotechnie ou L art du feu , conte-nant dix livres, &c. composée par le sieurVanoccio Biringuccio , Siennois, & tra-duite d’italien en françois par feu JacquesVincent, in-8. Paris , 1772. C’est le livred’un homme qui paroît instruit de ce qu’iltraite, & qui le décrit si mal qu’on a de lapeine à y entendre ce qu’on fait de mieux.
Ercker , aula fubterranea , &c. 1574.~Voye\ Varticle ÈSSAI, fur cet auteur &l’avant-dernier.
Alchemia Andréas Libavii, &c. fol.Francofurti, 1606. Dans fa compilation,ce médecin arastembléau sujet de s four-neaux & vaistèaux, presque tout ce quiavoit existé avant lui. C’est celui qui a leplus écrit fur cette matière, & il a quel-quefois bien écrit.
Epargne-bois, c’est-à-dire, nouvelle& par ci - devant non - commune ni miseen lumière, invention de certains & di-vers fourneaux artificiels, &c. par Fran-çois Keslar, peintre & habitant à Franc-fort , maintenant publiée en françois pourle bien & le profit public de la France, &de tous ceux qui usent de cette langue ,par Jean Théodore de Bry , marchandlibraire & bourgeois d’Oppenheim , quiest fur le' Rhin, 1619 , petit in-4. de 72pages.
Les éle'mens de chymie de M. Jean Bé-guin , &c. troisième édition , in-12. Pa-ris , 1624.
Rhenani opéra chemiatrica , in-12.
Ii ij