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Tome XV.
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râlement en forme de toit, & relevées àl’extrêmité ; une queue simple & nue, fansfilets.

C’est cette forme des ailes souvent or-nées de diverses couleurs, & panachées ,qui a fait donner à ces insectes le nom demouches p api llo linacées , ou de mouches-papillons.

Les larves des friganes font longues ,composées de douze anneaux , avec sixpattes & une tête écailleuse, dont la bou-che est armée de serres. Elles filent unecoque ou étui, qu’elles recouvrent de di-verses matières légeres, comme des brinsde bois & de plantes, des coquilles. Danscet édifice baroque elles se promènent dansPeau , où elles se nourrissent de plantesaquatiques.

Cette larve, pour se transformer, attachepar plusieurs fils son fourreau à un corpsimmobile auprès de Peau ; elle en fermela partie antérieure, qui étoit ouverte pardes fils croisés en grille ; filets par où Peaufort & entre librement. Là , elle se trans-forme en nymphe en changeant de peau.Cette nymphe alongée , de couleur de ci-tron , a comme sa larve le ventre orné d’ai-grettes de poils ; de plus , deux petitescornes charnues à fa partie postérieure, &deux crochets à la partie antérieure. Avecces crochets elle rompt le grillage qui fermePentrée de son fourreau , & avec les corneselle s’appuie contre !e fond : & c’est ainsique Ranimai ailé fort de cette habitationpour prendre son esiòr dans Pair. Selon letems ou le climat, l’insecte reste dans l’étatde nymphe , dix-huit , jusqu’à vingt &vingt-quatre jours.

L’animal ailé voltige fur le soir dans Pétéle long des rivières , s’accouple ; les femel-les déposent leurs œufs fécondés près deseaux, & bientôt ils finistent tous leur vieaux premiers froids de l’automne , & mêmede la fin de Pété.

On distingue diverses especes àe friga-nes , par les ailes, par la couleur, par lalongueur du corps, qui varie depuis uneligne & demie jusqu’à onze, & par diversautres caractères sensibles. Nous ren-voyons pour ces détails aux ouvrages deMM. Linné & Geoffroi.

La charrée, nom vulgaire donné à une

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espece de frigane , appartient à ce mêmegenre. (B. C.)

FRIGIDITÉ. ( Jurifpr .) Ce vice quiforme dans l’homme un empêchementdirimant pour le mariage , est un défautde force, & une espece d’imbécillité detempérament , qui n’est occasionnée nipar la vieillesse, ni par aucune maladiepassagère ; c’est l’état d’un homme impuis-sant , qui n’a jamais les sensations néces-saires pour remplir le devoir conjugal.

Celui qui est froid ne peut régulière-ment contracter mariage ; & s’il le fait,le mariage est nul & peut être diíïòus.

On ne parle ici que des hommes ; carla frigidité n’est point dans les femmesune cause d’impuiflànce, ni un empêche-ment au mariage.

La frigidité peut provenir de troiscauses différentes ; savoir , de naissance ,ou par cas fortuit, ou de quelque malé-fice.

Celle qui provient de naissance, peutaussi procéder de trois causes différentes ;savoir, de la qualité du sang qui, étanttrop chargé de flegme, empêche les es-prits vitaux de se porter avec assez devivacité dans la partie qui doit agir ; oubien le défaut provient de ce que lesesprits vitaux ne se communiquent pasfacilement aux mu'.cles ; ou enfin de lafoibleíîè des organes.

l/n homme, quoique froid de nai (Tance ,peut être bien conformé ; mais le défautde bonne conformation peut aussi occa-sionner la fr igidité : cependant les eunu-ques , qui font impuissans, ne font pastoujours froids ; leur inhabileté vient deleur mauvaise conformation.

L’inaction, & même P inhabileté mo-mentanée , n’est point considérée commeun vice de frigidité , à moins qu’elle nesoit perpétuelle.

La frigidité peut arriver par cas for-tuit, comme par maladie, blessure ouautre accident, qui met l’homme horsd’état de remplir le devoir : si cet acci-dent précede le mariage , il forme unempêchement dirimant • s’il est survenudepuis, il ne peut donner atteinte aumariage , quand même la cause de fri-gidité seroit perpétuelle.