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par des dents, ensuite elles se soudentensemble, & la suture disparoît. Cettesoudure, qui se fait pour l’ordinaire debonne heure, se fait aussi presque entretous les autres os du crâne, mais seule-ment dans la vieillesse. Au reste on voitquelquefois des crânes d’enfans, dont lefrontal & les deux pariétaux font soudésensemble , sans qu’il reste le moindre ves-tige de leur ancienne séparation. {D. J.)
FRONTAL , s. m. ( Thérapeutique. )médicament appliqué sur le front & surles tempes.
Le cataplasme, l’épiteme sec & liquide,l’onguent, le Uniment, le baume, pren-nent le nom de frontal , dès qu’ils fontappliqués fur ces parties.
Si l’on emploie le frontal aux usages im-médiats & propres de tous ces médicamensextérieurs, il n’en différé point essentiel-lement; \e frontal n’est qu’un cataplasme,qu’un Uniment, Ùc.
On ne l’emploie plus du tout dans lavue de remédier à des affections intérieu-res. (3)
_ Frontal & double frontal , ou-tils dont les facteurs de claveflìns se fer-vent pour faire les ornemens appellés tres-ses , qui font à la partie antérieure destouches. Ces outils consistent en un feracéré ; Pextrémité de ces fers qui est àdeux biseaux, est profilée comme le des-sin que son veut faire. Les fers font em-manchés dans une piece de bois semblableâ celle qui tientles meches des vilbrequíns.On monte de même les frontal ’ & doublefrontal fur le fust de ce dernier instru-ment , en faisant entrer les queues dansles boîtes de vilbrequin. Voye\ V1LBRE-QUIN. On se sert de cet outil ainsi monté,pour commencer les tresses des touches;pour cela on appuie la pointe du frontalau centre des arcs qui composent le tréf-ilé , & on tourne le fust du vilbrequincomme si l’on vouloir percer un trou : parce moyen , l’outil trace un ornementcirculaire, comme si la piece avoit ététournée.
FRONT AUX ( Muscles ). Anatom.Voyez Front.
Frontaux ( Sinus). Anatom. Lessinus frontaux ou f nus sourciller s } font
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deux grandes cavités situées entre les deuxtables del’os frontal, immédiatement au-dessus du nez & des sourcils, qui s’ouvrentpar deux trous dans les narines. Ils fontséparés par une cloison osseuse, qui quel-quefois manque , quelquefois est percée,& quelquefois n’est pas entiere.
Ils varient beaucoup en divers sujetspar rapport au nombre, par rapport àl’étendue, qui quelquefois est très-petite,& par rapport à la forme, qui souventest très-irréguliere & en maniéré de cel-lules. On les a vu manquer tout-à-fait ;& dans ce cas, la cavité du nez paroîtplus ample en-dedans. On a encore vuque l’un d’eux ne s’ouvroit pas dans lenez , & qu’il communiquoit seulementavec l’autre.
Bartholin dit que l’on rencontre rare-ment les f nus frontaux dans ceux qui ontle front applati, & il n’a pas tort ; il ajoutequ’ils ne se rencontrent point dans ceuxqui ont l’os du front divisé au milieu parune suture , & cette derniere décisionn’est pas toujours vraie ; car Riolan atrouvé ces sinus dans des crânes quia voient l’os du front plat, & partagé parune suture.
Les deux sinus frontaux communi-quent quelquefois avec l’apophyse nom-mée cri fia galli , quand cette apophysen’est pas creusée intérieurement. Danscertains sujets, ces cavités font si grandesqu’elles s’étendent jusqu’à la moitié dufront, & s’avancent même fur toute lapartie supérieure de l’orbite. Ruisch, dansîa dissection publique qu’il sit à Amster-dam d’un homme de sept pieds, trouvaque ces finus frontaux s’étendoientmêmeentre les pariétaux, ce qui est entièrementcontre Tordre naturel. Enfin, quelquefoisil n’y a qu’un sinus frontal au côté droit,d’autres fois au côté gauche , & en d’au-tres crânes prefqu’au milieu; en un mot,c’est ici que les jeux de la nature fontinfinis.
Cependant, quand les sinus frontauxexistent dans Tordre naturel, ils font en-tre les deux tables, tapissés d’une mem-brane parsemée de vaisseaux sanguins quii ampent dans la partie spongieuse de Tosqu’on nomme communément le diploé f