57.6 . FUS
qui doit former d’une seule piece un cuberégulier , on a une planchette divisée enquinze quarrés, cinq fur une face & troisfur Pautre , & percée d’un trou à chaqueangle, pour les marquer fur le carton :le parallélogramme qu’ils forment étanttracé & coupé , on divise avec des ciseauxles cinq quarrés qui le bordent de chaquecôté dans la longueur : on les plie ensuite ,on leur fait prendre la forme d’un cube.
On proportionne à leur grosseur celledu carton dont ils sont formés, & celle dela ficelle qui les couvre.
On fait assez souvent usage des marrons,pour les tirer en place de boîtes de métal,pour le prélude d’un feu d’artifice.
Les marrons luifans ne diffèrent desautres, que parce qu’ils font' recouvertsde pâte d’étoiles , & roulés fur du poussierpour leur servir d’amorce : deux petitesbandes de papier, que Ton colle en croixdessus , retiennent cette pâte , & l’empè-chent de s’écailler en séchant.
Les saucissons ne diffèrent des marronsque par la forme : l’effet en eít le même :leurs cartouches sont ronds, & seulementde la hauteur de quatre de leurs diamètresextérieurs, après les avoir étranglés. Onfrappe un bon tampon de papier dedans ;on les charge ensuite de poudre grainée,sur laquelle on met un pareil tampon queFon presse seulement à la main avec labaguette , pour ne point écraser la pou-dre : on étrangle par-dessùs, & on rogne cequi excede les deux étranglemens ; aprèscela on les couvre de deux rangs de ficellecollée de colle forte , comme il vientd’être dit pour les marrons : on les percepar un des bouts, & on les amorce demême. On les emploie aussi pour termineravec bruit certains artifices, comme lan-ces , jets , & autres, qui par leur petitvolume &c le peu d’épaisseur de leur car-touche , ne pourroient contenir assez depoudre, ni taire assez de résistance pouréclater avec autant de bruit.
On forme les étoiles avec une pâte com-
posée de
Z.
onc.
gr.
Salpêtre, . . .
o
O
Soufre, . . . .
8
O
Pousser, . . .
4
O
FUS
On détrempe ces matières avec de seau,après les avoir passées trois fois au tamis,pour les mêler ; & quand elles sonten consistance de pâte un peu solide, oncoupe cette pâte avec un moule qui formedans une virole de fer-blunc une pastilleronde & plate, de la force d’une dame àjouer , & percée au milieu : ce trou estformé par une petite broche de fer placéeau centre du manche qui porte la virole :si cette virole a huit lignes de hauteur,le manche ne doit entrer dedans que dequatre lignes ; les quatre autres lignes devuide sont le moule, dans lequel fe formel’étoile.
Chaque fois que l’on moule une étoile,il faut ôter la virole; & avec l'autre boutdu manche , on pouffe la pastille dehors ,& on la fait tomber doucement fur unefeuille de papier.
Lorsque les étoiles sont seches , on lesenfile dans de l’étoupille ; & les ayant unpeu séparées de six en six , on coupe l’é-toupille dans ces séparations , & on encolle les bouts avec de l’amorce, fur lapremière & fur la sixième étoile de chaquepaquet.
On donne communément aux étoilessept lignes de diamètre fur quatre lignesd’épaisseur; lorsqu’elles sont plus grosses,l’effet n’en est pas si beau, parce qu’ellesretombent trop bas.
Les étoiles à pets , font de petits sau-cissons auxquels on laisse une gorge longued’un diamètre & demi , que l’on remplitde pâte d’étoiles. 11 ne faut pas oublier ,après qu’ils sont chargés en poudre & per-cés , de remplir le trou de la gorge depousser, pour que le feu de l’étoile, enfinissant, se communique à la poudregrainée. Voye\ Feu d’ARTIFICE. Cetarticle ejl tire' du Manuel de l’artificier,par M. P E RRIN ET d’ORI^AL.
Fusée d’aviron , {Marine. ) c’estun peloton d’étoupe goudronnée, avecun entrelacement de fil de carrer, qui sefait vers le menu bout de l’aviron, pourempêcher qu’il ne forte de l’étrier & netombe à la mer quand on le quitte le longde la chaloupe. (Z)
Fusée de tournevire, {Marine. )ce font des entrelacemens de fil de carrer.
On