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Tome XV.
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la plus grande facilité que Fanîmal a depercuter & de «'enlever, & non dansune célérité qui l’e'loignant de cet ensem-ble , ne sauroit produire qu’une actionbasse, rampante, & également précipi-tée sur les épaules & fur l'appui.

C’est fur cette vérité que porte évi-demment la réglé qui nous prescrit dene point galoper un cheval qu’il ne seprésente aisément & de lui-méme à cetteallure, & qui fixant d’une maniéré posi-tive les progrès qui dans l’école doiventprécéder cette leçon , nous astreint à neî’y exercer qu’autant qu’il a acquis la fran-chise , la soupleslè & l’obéissance qui doi-vent en favoriser l’intelligence & l’exé-cution : il est tems alors de l’y solliciter,Faction du galop étant infiniment moinscoûteuse & moins pénible â l’animal parle droit qu’en tournant', on le travaillerad’abord fur des lignes droites.

La difficulté qu’il éprouve fur des cer-cles , est néanmoins une ressource dontun homme de cheval profite habilementdans une foule d’occurences. II est des che-vaux naturellement ardens, qui s’animenttoujours déplus eu plus en galopant, quis’appuient & qui tirent de maniéré qu’àpeine le cavalier peut les maîtriser ; ilen est encore qui , doués de beaucoupd’agilité & de finesse , se désunissent sou-vent : plusieurs, non moins fins & nonmoins sensibles que ceux-ci, mais dont lecorps peche par trop de longueur , com-munément falsifient ; quelques-uns ne par-tent jamais du pied qui doit mener. Lemoyen d’appaiser la vivacité des premiers,de donner aux seconds l’habitude de lajustesse des hanches, & aux autres cellede la justesse des épaules, est de les en-tamer préférablement fur un rond donti’efpace soit toujours relatif à leur apti-tude & aux vues que l’on fe propose ;parce que la piste circulaire exigeant uneplus grande réunion de forces, & occu-pants pour ainsi parler, toute l’attentionde l’animal, en modéré la fougue, &captive tellement ses membres, qu’il nepeut que ressentir une peine extrême,lorsqu’il veut se livrer aux mouvemensdésordonnés d’une allure faustò & désunie.Après qu’ils ont été exercés ainsi, & lors-

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qu’ils sont parvenus au point désiré detranquillité & d’assurance, il est bon deles galoper devant eux, de même que deporter insensiblement sur les cercles ceuxque l’on a commencés par le droit ; carl’aisance & la perfection de cette actiondans un cheval qui d’ailleurs y a été pré»paré , dépend véritablement de la suc-cession & même du mélange éclairé desleçons fur ces terreins diversement figurés.

Le trot a paru en général, eu égardaux premieres instructions, l’allure la pluspropre & la plus convenable pour partir,& pour enlever l’animal. Elle est telleen effet, quand elle est soutenue; parceque la vîtestè & l’ensemble étant alorsréunis, pour peu que les aides ajoutentau degré de percussion que l’une & l’au-tre suscitent, le cheval est bientôt & fa-cilement déterminé. II importe cependantd’en mesurer & d’en régler avec art lavéhémence & le soutien; elle ne doitêtre abandonnée dans aucun cas : maisrelativement à des chevaux qui tiennentdu ramingue , ou qui font pourvus d’uneunion naturelle, ou qui n’ont pas unecertaine finesse, elle doit être plus oumoins alongée ; fa célérité ne pouvantque combattre la disposition qu’ils ont âse retenir, & suppléer dans ceux qui n’ontpoint a ísez de sensibilité, â la force quel’on scroit obligé d’employer pour lesrésoudre à Faction qu’on leur demande.S’il s’agit de chevaux chargés d’épaules ,ou bas du devant, ou longs de corps , ouqui ont de l’ardeur, & qui font consé-quemment enclins, les uns à s’appuyerconsidérablement fur la main , les autresà «'étendre & à peser, & les derniers àtirer, à s’échapper & à fuir ; il faut qu’ellesoit proportionnément raccourcie. II ar-rive souvent, j’en conviens, que l’impa-tience & la vivacité de ceux-ci leur ren-dant insupportable la contrainte la pluslégere, ils fe gendarment & s’enleventcontinuellement & plusieurs fois à la mê-me place , fans se porter en-avant. On nepeut pas néanmoins favoriser, en les pres-sant , leur penchant à íe dérober : mais ilest essentiel, dans ces momens de défense,de rendre la main avec assez de délicatestè& de subtilité pour les engager à suivreXxxx ij