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nerfs la tumeur se trouve vis - á - vis desapophyses obliques des vertèbres lorfqu’ilspassent les trous de l’épine ; & même leganglion ne s’obferve que dans le cordonformé des filets qui naissent de la partiepostérieure de I’épine , & cette tumeurést immédiatement placée sur l’articula-tion des deux apophyses obliques ; lesganglions du nerf intercostal font aussisitues de façon qu’il y a tout lieu de pré-sumer que ses nœuds font un produit dufrottement, du tiraillement, Ùc.
Disons en troisième lieu, que la struc-ture des ganglions paroît bien moinsCompliquée que M. Lancisi ne I’a voulufaire entendre dans les descriptions &les figures qu’il en a données. En effet,lorsqu’on examine dans le fœtus les gan-glions vertébreux , on observe distincte-ment que chaque filet postérieur qui con-court à former le cordon est gonflé , &que chacun d’eux se sépare facilementl’un de l’autre , parce qu’alors le tissecellulaire qui les unit , est bien moinsfort & moins ferré qu’il ne l’est dans lesadultes, déférois volontiers porté à croireque c’est là la cause pour laquelle cesfilets font si intimement unis dans lesadultes , que l’on soupçonneroit d’abord ,lorsqu’on les a ouverts , qu’ils font mufcu-leux ; cependant on vient à bout par lamacération, de relâcher le tisse cellulai-re, & de séparer les uns des autres cesfilets nerveux gonflés.
Ajoutons en quatrième lieu, que pres-que tous les auteurs ont dit unanimementque les nerfs liés ne fe gonfloient point ;cependant M. Molinelli dit dans les Com-mentaires de Vacadémie de Bologne ,q.u’après avoir lié le même nerf dans deuxendroits différons & fort près l’un de Pau-tre, le nerf se gonfle entre les deux liga-tures ; mais dans les expériences que j’aifaites, je I’ai vu gonflé au-desses de la li-gature : il est bien vrai que cela n’arrivepas aum-tót & aufli sensiblement que dansles vaisseaux sanguins.
Ceci est confirmé par les observationsque j’ai eu occasion de faire fur les ca-davres de deux malades auxquek on avoitamputé à l’un la jambe, & à l’autre lacuisse. J’ai vu les nerfs sensiblement gon-
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fiés dans l’endroit où ils avoient été liés,& j’ai même observé la même dispositiondans leurs filets gonflés que dans ceuxdes ganglions vertébraux. J’ai outre celatrouvé dans le cadavre d’un homme mortparalytique, une tumeur ganglioforme dela longueur de 7 à 8 lignes fur 4 à Ç dediamètre dans la huitième paire, un peuau-dessus de l’endroit où le nerf récurrentfe détache de cette paire ; les glandes ju-gulaires étoient gonflées au - dessus decette tumeur ; le malade avoit perdu l’u-fage de la parole quelque tems avant famort ; cependant la huitième paire ducôté opposé paroisibit dans son état natu-rel ; j’ouvris cette tumeur, & j'observaideux membranes très - distinctes qui en-veloppoient un corps transparent, com-me de la gelée, mais beaucoup plus so-lide. J’ai eu d’ailleurs occasion de voirplusieurs fois les ganglions extraordinai-rement gonflés, mais les glandes conglo-bées qui les environnoient l’étoient aussi.
Tout ceci ne donne-t-il pas lieu deprésumer que le tiraillement, le frotte-ment , la compression, ou d’autres mou-;vemens méchaniques font former ces tu-meurs ? & ne fembleroit - il pas mêmequ’on pourroit en déduire la présenced’un fluide, tel qu’il puisse entrer dansles nerfs? ( L )
Observations de M. le baron de Hallerfur Varticle précédent.
Je ne connois pas l’ingénieux auteur del’article précédent ; mais je ne saurois meresoser aux droits de la vérité, & son hy-pothèse ne sauroit être admise.
II veut que les ganglions soient l’effetde la friction, qu’ils ne se trouvent que dansles nerfs qui y font exposés ou qui peuventêtre comprimés ; que la ligature produitdans les nerfs des tumeurs très-ressemblan-tes aux ganglions , & que ces nœuds de-viennent plus gros avec l’âge.
Ces hypothèses ne s’accordent pas avecl’évidence anatomique. 11 y a effectivementde la ressemblance entre les ganglions &les nœuds qui naissent de la ligature desnerfs ; mais il y a des ganglions naturelsdans des places qui font parfaitement á l’a-bride toute compression. Telle est le gu/i»