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Tome XV.
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G A R

plus pouster le feu. Voye\ VERRE.

Gardes, {Tijserand. ) deux mor-ceaux de bois placés aux deux bouts desrots ou peignes, qui assujettissent les bro-ches ou dents & les empêchent de s’écar-ter. Voye\ PEIGNE.

GARDE - MALADE , ou JìmplementGarde, f. f. (M/decine.) c’estlenomque l’on donne à des femmes, dont laprofession est de garder & soigner Jes ma-lades dans les maisons particulières oùelles font appellées; ils’en faut beaucoupque cet état obscur soit indifférent pourla société. En effet ces femmes, dans lescas de maladies, font plus intelligentes ,plus adroites, & infiniment plus propresque toutes autres personnes, à prévenir& soulager les besoins des malades qui leurfont confiés ; elles remplistènt auprès d’euxles mêmes fonctions que les infirmiers ouinfirmières dans les hôpitaux. Voye\ IN-FIRMIER. ■

Garde - robe ,s. f. ou petit-cy-près ,fantolina ; genre de plante à fleuren fleurons ramassés en boule, qui estcomposée de plusieurs fleurons découpés& portés fur les embryons, séparés lesuns des autres par de petites feuilles pliéesen gouttières , & soutenus par un caliceécailleux de figure hémisphérique ; les em-bryons deviennent des semences qui n’ontpoint d’aigrettes. Les fleurs de cette plantefont plus grandes que celles de l’abfynthe& del’auronne. Tournes. Inflit.rei herb.Voye\ Plante. (J)

Cette plante s’appelle aussi santoline ,de son nom latin. Ainsi voye\ Sa N TO-XINE, matière me d.

GaRDE-ROBE, ( Architecture . ) s’en-tend du lieu où l'on tient les aisances , lescabinets de toilette , ceux où Pan ferreles habits, le linge, & où couchent lesdomestiques que l'on veut tenir près defoi. Voyei les pieces marquées C dansle plan de la pi. XI d’archi te cl. Ce fontces gardes-robes que M. Perrault entenddans Vitruve par sella familiarica. Onappelle garde-robe , che? le roi & les prin-ces, un appartement où l’on tient les ha-bits , mais où logent même les officiersqui y fervent ; en latin vejliarium. Le motde garde - robe se prend, chez les Ita-

GAR 8ir

liens , pour garde - meuble.

Garde-robe de bain ; c’est près d'unbain le lieu où l'on se déshabille, &queVitruve appelle apoditerium. Voye\ lapiece marquée I dans le plan de la plan-che XI £ architecture.

Garde-robe de théâtre ; c’est derriereou à côté de la scene d’un théâtre un lieuqui comprend plusieurs petits cabinets oùs’habillent séparément les acteurs & lesactrices. C’est aussi l’endroit où l’on tientles habits, où l’on dispose tout ce quidépend de l’appareil de lá scene , & oùse font les petites répétitions. Vitruvenomme cette partie du théâtre chora-gium. (P)

Garde-robe ( grand-maítre de la) ,Hifi. mod. Cette charge a été créée le2.6 novembre 1669. Alexandre duc de laRochefoucault la possede depuis 1718.II prête ferment de fidélité entre les mainsdu roi, & le reçoit des autres officiersde la garde-robe. Sa charge est de fairefaire & d’avoir foin des habits , du linge& de la chaussure du roi. II dispose detoutes les hardes lorsque le roi ne veutplus s’en servir. Le grand-maître de lagarde-robe donne la chemise à fa majesté Ten l’abfence des princes du sang ou lé-gitimés , du grand-chambellan, & des pre-miers gentilshommes de la chambre. Lematin, quand le roi s’habille, il lui metla camisole, le cordon bleu, & le justau-corps. Quand fa majesté se déshabille, illui présente la camisole de nuit, le bon-net , le mouchoir, & lui demande quelhabit il lui plaira de prendre pour le len-demain. Les jours de grandes fêtes, legrand-maitre de la garde-robe met au roile manteau & le collier de Pordre , faitles fonctions de chambellan & des deuxpremiers gentilshommes de la chambreen leur absence. 11 a son appartement. Lesjours d’audience aux ambassadeurs, il aplace derriere le fauteuil de S. M. à côtédu premier gentilhomme ou du grand-,chambellan, & prend la gauche du fau-teuil du roìT II y a d’ancienne créationdeux maîtres de la garde-robe servant parannée Ils font serment de fidélité entre:les mains du, roi. En l’ahsence des prince*du sang ou, légitimés,, dugrand-chamhel-