G A R
nimaux, & particulièrement de mufles delion. (P )
Gargouille, ( Eperonnier .) especed’anneau diversement contourné, qui ter-mine les branches des mors. Communé-ment fa partie la plus baffe présente unesorte de plate-forme ronde, légere, &percée dans son milieu d’un trou que l’onnomme Y œil du touret. Ce trou est pra-tiqué dans la direction de la ligne du ban-quet, ou parallèlement à cette même di-rection , selon que la branche est droite,hardie ou flasque. Quelquefois aussi cetteplate-forme est placée en-arriere , & dansla direction- que doivent avoir les rênes.
Outre l’œil destiné à loger le touret,c’est-à-dire, la demi S, qui supérieure-ment est terminé par une tête ronde dontle contour repose librement sur la plate-forme , tandis que banneau résultant infé-rieurement de fa courbure, reçoit un au-tre anneau rond & beaucoup plus consi-dérable , auquel on boucle la rêne ; il enest encore un plus petit, placé tantôt dansla partie supérieure de la gargouille , plusou moins près du lieu où elle commence,& où finit la branche ; tantôt dans fa par-tie inférieure, immédiatement-au-dessusde la plate-forme, mais toujours posté-rieurement r celui - ci reçoit la chaînettepar un autre touret plus. délié. Voye\Mors. (e)
GARGOUILLEMENT, f. m. (Chi-rurgie. ) On fe sert de ce terme pour ex-primer le bruit qu’on entend quand Tin-testin rentre d’une tumeur herniaire dansfa place naturelle. Ce bruit est formé parl’air que contient la portion du canal in-testinal déplacé. On doit être fort atten-tif à ce bruit, car le gargouillement estun signe pathognomatique que la. hernieest intestinale. L’épiploon ne rentre qu’a-vec lenteur & fans bruit. On connoît quela hernie est composée , c’est - à - dire ,qu’elle est formée par l’intestin à par l’é-piploon, quand après l’intestin réduit (ceque le gargouillement a manifesté) ,1a tu-meur n’est que diminuée & ne difparoîtpas entiérementi V. Hernie. (T)
GARGOULETTE, f. f. {Poterie. )La gargoulette est un vase de terre, duMexique, extrêmement légere & transpa-
G'A R 8Z9
rente. Ce vase est double, c’est-à-dire,qu’il y cn a deux en partie l’un dans l’au-tre. Le premier, ou supérieur , a la fermed’un entonnoir qui n’est pas percé, dontle bout est enchâssé dans le second, ouinférieur. Celui - ci a un petit goulot,comme une théyere, pour rendre la li-queur qu’il a reçue. C’est dans le supé-rieur qu’on verse la liqueur, d’où ellepasse en filtrant dans celui de dessous. Onmet une attache aux anses de la gargou-lette , pour la suspendre à sombre, &l’eau y acquiert une grande fraîcheur.
■ On a voulu imiter ces vases en Europe,& particulièrement en Italie ; mais on n’apas pu y réussir jusqu’à présent: c’est laterre qui en fait toute la bonté , & ilsfont d’une commodité merveilleuse auMexique. On n’y met pour l’ordinaire quede l’eau pure, parce que le vin est tropchargé de corpuscules hétérogènes qui nepasteroient pas au travers des pores de laterre, ou qui les rempliroient bientôt ; anlien que l’éau étant plus homogène, fefiltre avec facilité , & fe rafraîchit consi-dérablement par le moyen de l’air fraisqui pénétré les pores des deux vaisseaux.*Mais les gargoulettes des Indes orien-tales, faites avec la terre de-Patna, fontencore au-deslùs de celles du Mexique. Cefont des bouteilles assez -grandes, capa-bles de contenir autant de liqueur q u’unepinte de Paris ; cependant elles font siminces & si léger es, qu’elles pourroientêtre enlevées en l’air, étant vuides, parle souffle seul, comme les boules d’eau desavon cjue font les enfans. On se sert deces fortes de vaíès pour rafraîchir l’eaudans un lieu frais, & l’on dit que dans lepays. cette eau y contracte une odeur &un goût très - agréables. On ajoute queles dames Indiennes, après avoir bu l’eau,mangent avec délice le vase qui la conte-noit ; ensorte qu’il y -a telle femme grosseau Mogol, qui, si on ne l’en empêchoit,dévoreroit en peu de rems les plats, lespots, les carastes, les bouteilles, & tomles autres ustensiles de la terre de Patna,qu’elle trouveroit fous fa main. (D. J hGARIDELLE, f. f. garidella , ( Bot.']genre de plante à fleur en rose, qui a plu-sieurs pétales voûtés, divisés en deux par-