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ver contre l’bumidité, comme i! a étépratiqué à l’orangerie de Versailles. (P)
Garni, ( Blason . ) se dit d’une épéedont la garde ou la poignée est d'autreémail.
Boutin, d’azur, à deux épées d’argenten sautoir garnies d’or, accompagnées dequatre étoiles de même.
GARNIR, voye\ Garniture.
Garnir un vaisseau, ( Marine. )c’est y placer toutes les pieces qui ferventà la manœuvre. V. AGRÉER.
Garnir le cabestan, c’est y passer latournevire & les barres pour s’en servir.
Garnir. {Jardinage.) On dit qu’unespalier est bien garni, lorsqu?iI couvrede ses feuillages tout un mur ; un buissonest dit mal garni , lorsque dans la circon-férence il y a des vuides.
Garnir. ( Art. méch. ) II se dit chezles couteliers & autres ouvriers , des ou-vrages ornés d’argent, or, & autres ma-tières précieuses.
Garnir, {Piqueur en tabatière.) c’est^remplir les trous qu’on a faits à une taba-tière , de clous d’or, d’argent, ou mêmede fil de l’un ou l'autre de ces métaux ;on se sert dans le premier cas d’un pous-soir ( voye\ Poussoir) ; & dans le se-cond , de tenailles qui coupent le fil. V.
Tenailles.
GARNISON, f. f. {Art milit.) corpsde soldats qu’on met dans une place fortepour la défendre contre les ennemis, oupour tenir les peuples dans l’obéiílànce,ou pour subsister pendant le quartier d’hi-ver. V. Forteresse.
Du Gange dérive ce mot de garnicio ,dont se sont servis les auteurs de la bastèlatinité, pour signifier tous les vivres, ar-mes & munitions nécessaires pour défen-dre une place & soutenir un siégé.
Ces mots de garnison & de quartierd’hiver, se prennent quelquefois indiffé-remment pour une même chose ; quelque-fois on les prend dans un sens différent,& alors garnison marque un lieu où lestroupes font établies pour le garder, &où elles font garde, comme les villes fron-tières , les citadelles , les châteaux , &c.La garnison doit être plus force que lesbourgeois.
Tome XV.
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Quartier d ’ hiver , marque un lieu oùles troupes font durant l’hiver, fans y fairela garde & le service de guerre : les sol-dats aiment mieux être en quartier d’hi-ver qu’en garnison. V. PLACE & QUAR-TIER d’kiveR. Ckambers.
Dans les premiers tems de la monar-chie françoife, on ne mettoit point degarnison dans les villes, excepté en temsde guerre , ou lorsqu’on craignoit les en-treprises de quelque prince voisin : dansla paix les bourgeois des villes, ou ceuxqui en étoient seigneurs, prétendoientque c’étoit violer leurs privilèges que deles charger d’une garnison. Louis XI, parles fréquentes guerres qu’il eut fur lesbras, accoutuma les villes à avoir de plusgrosses garnisons ; ses successeurs par lamême raison en userent de même. Leshabitans d’Amiens fous Henri IV , ayantrefusé , sous prétexte de leurs privilèges,une garnison, & leur ville ayant été en-suite surprise par Portocarrero gouver-neur Espagnol de Doutions, cela fit quepour le bien de l’état, quand la ville futreprise, on n’eut plus tant d’égards pources fortes de privilèges, & qu’on mit defortes garnisons dans toutes les villes oùelles paroistoient nécessaires.
Ce qui rendoit les villes difficiles à re-cevoir des garnisons , étoit la licence desgens de guerre ; mais depuis que les roisse font mis en possession de multiplier lestroupes dans les villes frontières , ils yont pour la plupart maintenu la discipline,& l’on peut dire que la France s’est dis-tinguée par - là de toutes les auCres na-tions. Rien fur-tout n’est plus beau queles régi em en s & les ordonnances qui ontété faits par Louis XIV fur ce sujet, &qui ont eu leur exécution. Les casernesqu’il a fait bâtir dans les villes de guerrepour les soldats', délivrent les bourgeoisde l’incommodité de les loger , si ce n’estdans les passages des troupes^ ce qui fefait par billets, & avec un très-grand or-dre. h^qye^LoGEMENT. Voye\ aussi dansles ordonnances militaires le service destroupes dans les garnisons.
II n’est pas aise de fixer le nombre destroupes d’infanterie & de cavalerie dontil faut composer la garnison des places j ilOoooo