888. , O E G
solidité, mais elle est restée fans fortifica-tions. (D. G.)
GEFLE ou GIAWLE, Gevalìa ,( Géog. ) ville du royaume de Suede, dans'le Nordland & dans la Gestricie, vers fen-drait où le golfe de Bothnie reçoit la ri-vière de Gefleifch , abondante en sau-mons, & forme les petites, mais joliesisles d’AIderholm & d’islandsholm. Cetteville passe pour une des plus anciennes duroyaume ; Stockolm lui est , dit-on, pos-térieure de trois cents ans, & de toutte ms elle prétend avoir joui du droit d’é-tape : elle est munie d’un très-bon port,& tous ses habitans font ou commerçansou navigateurs ; la pèche fur - tout lesexerce , & la tribu de ceux qui s’y adon-nent comprend les deux tiers des bour-geois. La plupart des maisons de cette villefont de bois, ou moitié bois & moitiépierre : elle est fort peuplée, & pourvued’un college très-bien institué pour f édu-cation de la jeunesse : elle a un hôpitalbien dirigé, & un château où le gouver-neur de la province tient son siégé. Elleprend à la diete la douzième place dansl’ordre des villes. ( D.G.)
GEFRËES, (Ge'og.) ville d’Allema-gne , dans le cercle deFranconie, & dansles états de Brandebourg-Bareith , vers laHaute - Saxe. Elle fut à peu près touteréduite en cendres fan 1757; mais répa-rée assez promptement, elle n’en a pasmoins continué à servir de siégé à un gran ibaillis, qui a fous ses ordres les villes deBerneck & de Gold-Cronach, avec lebailliage de Stein. (D. G.)
GEGENBACH , ( Ge'og. ) petite villelibre impériale d’Allemagne dans la Soua-be, au Mordenaw , fous la protection dela maison d’Autriche ; elle est fur leKintsig, à six lieues S. de Strasbourg ,dix N. E. de Fribourg. Long. 15. 40. 58.lad t. 48. 24. ço . (D. J.)
GEHENNE , f.s. (The'olog.) terme del’Ecriture qui a fort exercé les critiques ;il vient de fhébreu gehinnon , c’est-à-dire la. vallée de Hinnon. Cette valléeétoit dans le voisinage de Jérusalem ; &ii y avoit un lieu appelle Tophet-, où desJuifs alloient sacrifier àMoîoch leurs en-fans qu’on faifoit pastèr par le feu. Pour
G E H
jeter de fhorreur fur ce lieu & fur cettesuperstition , le roi Josias en fit un cloa-que où son portoit les immondices de laville & les cadavres auxquels on n’accor-doit point de sépulture ; & pour consu-mer f amas de ces matières infectes, ony entretenoit un feu continuel. Ainsi enrapportant au mot gehenne toutes cesidées, il signifierait une caverne rempliede matières viles & méprisables , consu-mées par un feu qui ne s’éteint point ; &par une métaphore assez légere, on sau-rait employé à désigner le lieu où lesdamnés seront détenus.
GEHMEN , ( Géog. ) seigneurie im-médiate de f empire d Allemagne, située,dans le cercle de Westphalie , & dansf enceinte de f évêché de Munster, le longde la riviere d’Aa. Les comtes de Lim-bourg-Styrum en font en possession, &en prennent lieu de siéger & de voteraux dietes. Elle est de peu d’étendue, necomprenant que quatre villages, avecle bourg & le château de Gehmen , maiselle est une des plus anciennes de l’em-pire. (D. G.).
GÉHON ( le ), Géog. sacrée , fleuvedont parle Moyfe dans la descriptiondu paradis terrestre : « Le nom du fe-,, cond fleuve, dit-il, est Géhon ,• c’est« lui qui tournoie dans la terre dew Chus. »
On fait combien f explication des qua-tre fleuves de Moyfe embarrasse les fa-vans, & en particulier combien ils ontdisputé sur le Géhon. Ce fleuve a passechez les uns pour le Gange, chez les au-tres pour fOxus ; on fa pris pour f Araxeou pour le Nahar-Malea, canal fait à lamain afin de joindre f Euphrate au Tigre.Jofephe, la plupart des peres de f église,& une infinité d’interpretes , veulent quele Géhon soit le N.d ; & M. Huet pré-tend que c’est le canal oriental du Tigre& de f Euphrate : c’est ainsi que plusieurscritiques prévenus que le paradis terrestreétoit auprès du Tigre & de FEuphrate,cherchent le Géhon dans un des bras deces deux fleuves. M. Leclerc, persuadé aucontraire que le paradis terrestre étoitvers la source du Jourdain, croit que leGéhon est l’Oronte; & par la terre de
Chus,