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Tome XV.
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nouvelle les preuves de noblesse pourles pages du roi, ceux de ses écuries, &les demoiselles de 8. Cyr. Sa majesté legratifia des mêmes titres qu’avoient euses freres, & d’une pension de deuxmille livres. M. le duc de Savoie l’ho-nora de la croix de la religion, & desordres militaires de S. Maurice & deS. Lazare.

Parmi les généalogistes les plus accré-dités , l’on peut mettre au premier rangM. de Clérambault, spécialement chargédes généalogies &c preuves des personnesnommées chevaliers des ordres du roi.(D. J.)

GENEHOA ou GHENIOA, ( Géog.)pays d’Afrique dans la Nigritie , le longd u Niger; il abonde en coton, orge,riz, troupeaux & poisson. La provincede Gualata le borne au nord , la rivieredu Sénégal au sud, & l’Oce'an Atlantiquele baigne au couchant ; c’est là du moinsen gros ce qu’en disent les voyageurs,qui ont successivement copié Léon l’A-fricain. Les cartes de Dapper, celles deSanson , de Nolin & autres, conserventle pays de Génehoa , au nord du Niger ;les nouvelles cartes nomment ce mêmepays , le pays de Sénégal. (D. J.)

GENEMUYDEN, ( Géog.) gros bourgdes Provinces - Unies, dans ì’Overyslèl& dans le Saaland, à l’embouchure de lariviere Noire, autrement appellée le golfede Swol. C’est là que se fabrique , entreautres marchandises, cette immense quan-tité de nattes ou tapis de paille, dont sil-lage est si répandu en Hollande & ail-leurs. (D. G.)

? GÉNEP , ( Géog. ) Genepum , villed Allemagne, dans le cercle de Westpha-lie, au duché de Cleves, sujette au roide Prusse, avec un château & titre decomté. LesHollandois la prirent en 1641 ,& les François en 1672 ; elle est fur laNe'ers, proche la Meuse , à deux lieuessud-ouest de Cleves, cinq sud-ouest deNimegue , dix nord - ouest de Venlo.Long. 23. 2Ç. lac. Çi. 52. Voye\ Ge-NAP.. ( 77 . J. )

GÊNER , v. act. vient de mettre d lagêne, questionner , tourmenter , donner latorture il se dit même encore en ce

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sens : st l'on eût gêné violemment ce cri-minel, croit-on qu’il ideût pas nomméses complices ? Mais il se prend en deuxautres sens assez différens ; l’un au moral,comme dans cet exemple : les juges ontété gênés dans leur conduite, dans leurprocédure ; & l’autre en physique, com-me dans celui-ci : cette piece gêne celle-ci , & l’empêche de se mouvoir libre-ment. Toutes les expressions, telles quecelles-ci, ont été empruntées des phéno-mènes sensibles , & ce font les obstaclesau mouvement des corps qu’on a d’aborddesignés, ensuite les mêmes dénomina-tions ont été transportées aux mouve-mens de l’ame.

GÉNÉRAL , adj. ( Gram. ) On dési-gne par cet adjectif quelque chose de com-mun à tout ce qui peut être considérésous un même point de vue ; ainsi on diten physique, de la pesanteur , que c’estune propriété générale de la matière ; enmétaphysique, de la sensibilité, que c’estune propriété générale des animaux ; enmathématiques, d’un théorème , d’un pro-blème , d’où résultent un grand nombrede conséquences & d’applications, & quis’étendent quelquefois fur presque touteune science, qu’ils font généraux : on ditaussi d’une formule qui comprend un très-grand nombre de cas, & dont on peuttirer plusieurs autres formules particu-lières , qu’elle est générale. V. FoRMU-LE. Lorsque d’une formule particulière,on s’éleve à une formule générale , celas’appelle généraliser la formule . ( O )GÉNÉRAL D’ARMÉE, {Hifl. anc.)chef ou commandant de farinée. Chezles Grecs, on le nommoit polémarque ,& c’étoit à Athènes l’un des archontes;à Rome fous la république , c’étoient lesconsuls, les préteurs ou les proconsuls,qui commandoient les armées, en con-séquence des décrets du sénat ; ils avoientun ou plusieurs lieutenans fous leurs or-dres. Quoique la cavalerie eût un chefparticulier , nommé magister equitum , ilétoit toujours subordonné aux consuls.S’il y avoir un dictateur, ce premier ma-gistrat nommoit le général de la cavalerielequel faisoit exécuter ses ordres, Lt luiservoit de lieutenant; mais Jules-Cesar