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Tome XV.
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sades. En vain les Pisans lui déclarèrentla guerre en 1125 ; Tavantage fut entiè-rement du côté des Génois. Enfin Ten-thouíìasme de la liberté rbndit cet étatcapable des plus grandes choses, & il par-vint à concilier l’opulence du commerceavec la supériorité des armes. Dans lètreizième siée le il remporta de telles vic-toires contre Pise & Venise réunies en-semble , que les Pisans ne se relevèrentjamais de leurs défaites, & que les Véni-tiens furent obligés de demander la paix.

Malheureusement les esprits échaufféscTabord par l'amour de la patrie, ne lefurent dans la fuite que par la jalousie &par l’ambition. Ces deux cruelles passionsn’arréterent pas seulement les progrès dela république de Gênes , elles la rempli-rent cent fois d’horreur & de confusionpar la part que prirent dans ses troublesles empereurs, Robert roi de Naples , lesVifconti, les marquis de Montferrat, lesSforces, & la France, qui y furent suc-cessivement appelles par les différons par-tis qui la divisoient. Enfin André Doriaayant eu le bonheur & l’habileté de réu-nir les esprits de ses concitoyens, il par-vint en 1528 à établir dans Gênes Tordredu gouvernement aristocratique qui y sub-siste encore aujourd'hui, & qui est con-nu de tout le monde. Ce grand homme,qui auroit pu peut-étre s’emparer de lasouveraineté, se contenta d’avoir affermila liberté, & procuré la tranquillité sinécessaire à sa patrie.

Gênes dans ses tems floriffans poífédoitplusieurs isles de FArchipel, & plusieursvilles fur les côtes de la Grece & de lamer Noire; Pera même, un des faux-boùrgs de Constantinople, étoit fous fadomination : mais T agrandissement de lapuissance ottomane lui ayant fait perdretoutes ces possessions - là , son commercedu Levant en a tellement souffert, qu’àpeine voit - on paroître à présent quel-qulun de ses vaisseaux dans les états dugrand- seigneur..

Son principal commerce consiste enfoies greges & en matasses qu’elle tirede toute T’Italie; en velours, damas, sa-tins , tapis, draps d’or & d’argent, pape-teries , fer en œuvre, & autres manufac-

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tures considérables. La construction desvaisseaux, tant pour fa propre navigationque pour l’usage des étrangers, est encoreun objet fort important. La républiqueentretient cinq galères & quelques fré-gates , & autres bâtimens , en course con-tre les barbaresques, avec lesquels elleest habituellement en guerre.

Gênes & Venise long - tems rivales,font aujourd’hui revenues à une especed’égalité pour le négoce ; avec cette dif-férence, que les Vénitiens en font un plusconsidérable dans le Levant ; & les Gé-nois un plus grand que les Vénitiens enFrance, en Espagne, en Portugal, & ail-leurs. Une grande partie des particuliersGénois trafiquent en banque, ou autre-ment; & leur opulence est communé-ment d’une grande ressource à Tétât.(D./.)

Gènes , ( Ge'og. ) Genua ; & dans lessiécles ignorans du moyen âge, Janua ,comme si Janus en étoit le fondateur ;ancienne, forte , riche ville, & Tune desprincipales d’Italie, capitale de la répu-blique de Gênes , avec un archevêché &un bon port. Les églises , les édifices pu-blics & les palais y font magnifiques: lespalais se suivent sans être joints avec desmaisons ordinaires ; ce qui fait le plus beleffet qu’on puisse desirer. Cette villecommerçante est presque au milieu del’état de Gênes , en partie dans la plaine,& en partie fur une colline pris de laMéditerranée, dans une heureuse & riantesituation , à 28 lieues sud-ouest de Mi-lan, 25 sud-est de Turin, 2 6 sud-ouest deParme, 4.; nord-ouest de Florence, 90nord-ouest de Rome. Long. suivant Sal-vego, Caísini & le P. Grimaldi,. 26. 7.ij. lat. 44. 25. o. (D. J.)

GENESE, f. f. ( The’ol. ) premier livrede Tancien testament, où la création &Thistoire des premiers patriarches estécrite.

Le livre de la Genese est à la tête duPentateuque , & Moyfe en est fauteur.Quelques-uns croient qu’il Ta écrit avantla sortie d’Egypte ; mais il est plus vrai-semblable qu’il Ta composé depuis la pro-mulgation de la loi. II comprend Thistoirede 2369 ans ou environ, qui s’ctendent