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Tome XV.
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-pacité dans fauteur. Sous Louis XIII, lechevalier de Ville servit en qualité d’in-génieur avec la plus grande distinction.Son ouvrage fur la fortification des pla-ces , & celui où il a traité de la chargedes gouverneurs, font voir que ce savantauteur étoit également versé dans l’artil-lerie & le génie ; mais ces grands hom-mes qui ne pouvoient agir par-tout, trou-voient peu de gens en état de les se-conder.

Dans le commencement du régné deLouis XIV, le comte de Pagan se dis-tingua beaucoup dans sart de fortifier. IIfut le précurseur de M. le maréchal deVauban, qui dans la fortification n’aguere fait que rectifier les idées généralesde ce célébré ingénieur, mais qui a par-tout donné des marques d’un génie supé-rieur & inventif, particulièrement dansl’attaque des places, qu’il a portée à undegré de perfection auquel il est difficilede rien ajouter.

Le chevalier de Clerville paroît austì ,par les dissérens mémoires fur les trou-bles de la minorité du roi Louis XIV,avoir eu beaucoup de réputation dansl’attaque des places. M. de Vauban com-mença à servir sous lui dans plusieurssieges; mais il s’éleva ensuite rapidementau-deííùs de tous ceux qui l’avoient pré-cédé dans la même carrière.

Par rétablissement du génie , le roi atoujours un corps nombreux d’ingénieurs,suffisant pour servir dans ses armées encampagne & dans ses places. On ne faitpoint de siégé depuis long-tems, qu’il nes’y en trouve trente-six ou quarante, par-tagés ordinairement en brigades de sixou sept hommes, afin que dans chaqueattaque on puisse avoir trois brigades,qui fe relevant alternativement tous lesvingt-quatre heures, partagent entr’euxles foins & les fatigues du travail, & lefont avancer continuellement fans qu’il yait aucune perte de tems.

C’est à l’établistèment du génie que laFrance doit la supériorité qu’elle a, del’aveu de l’Europe, dans l’attaque & ladéfense des places fur les nations voisines.

Le génie a toujours eu un ministre ouun directeur général, chargé des fortifi-

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cations & de tout ce qui concerne lesingénieurs. V. Directeur ou Ins-pecteur GÉNÉRAL DES FORTIFICA-TIONS.

L’artillerie qui avoit toujours forméun corps particulier fous la direction dugrand-maître de l’artillerie, vient, de-puis la suppression de cette importantecharge, d’être unie à celui du génie. Parl’ordonnance du 8 décembre 1755 , cesdeux corps n’en doivent plus faire qu’unseul, sous la dénomination de Corps royalde l’artillerie & du génie. (Q)

GÉNIES, ( Archit . ) figures d’enfansavec des ailes & des attributs, qui fer-vent dans les ornemens à représenter lesvertus & les passions, comme ceux quifont peints par Raphaël dans la galeriedu vieux palais Chigi à Rome. 11 s’enfait de bas-reliefs, comme ceux de mar-bre blanc dans les trente-deux tympansde la colonnade de Versailles, qui fontpar grouppes, & tiennent des attributsde l’amour, des jeux, des plaisirs, &c.On appelle génies fleuronnés , ceux dontla partie inférieure fe termine en nais-sance de rinceau de feuillages, commedans la frise du frontispice de Néron àRome. V. nos planches dé architecture.

On se sert aussi du mot de génie , pourdésigner le feu & J’invention qu’un archi-tecte, un dessinateur , un décorateur , outous autres artistes mettent dans la déco-ration de leurs ouvrages ; c’est une partietrês - nécessaire dans l’architecture. Unhomme fans génie , quoique muni despréceptes de son art, va rarement loin rla diversité des occasions & le détail im-mense d’un bâtiment exigent absolumentdes dispositions naturelles, qui soientaidées d’un exercice laborieux & fans re-lâche , qualités essentielles à un architectepour mériter la confiance de ceux qui luiabandonnent leurs intérêts. V. Archi-tecte.

Génie. {Peinture) V. PEINTURE.

GENIO-GLOSSE, adj. pris si {Anat. ffe dit d’une paire de muscles qui prennentleur origine de la partie interne de lasymphisc du menton, au-destòus des gé-nio-hyoïdiens ; ils s’élargistbnt ensuite „& vont s’attacher à la base de la langue.