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Tome XV.
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férentes classés dans lesquelles on les arangés assez arbitrairement, pour servirà déterminer le choix des terminaisonsdes mots qui ont avec eux un rapportd’idendité ; & dans les mots qui ont aveceux ce rapport d’identité , les genres fontles diverses terminaisons qu’ils prennentdans le discours relativement à la classedes noms leurs corrélatifs. Ainsi, parcequ’il a plu à I’usage de la langue latine ,que le nom vir tût àn genre masculin ,que le nom mulier fut âu genre féminin ,& que le nom carmen lût du genre neu-tre , il faut que l’adjectif prenne avec lepremier la terminaison masculine , virpins ; avec le second , la terminaison fé-minine , mulierpia ; & avec le troisième,la terminaison neutre , carmen pium :pius , pia , pium , c’est le méme motsous trois terminaisons différentes, par-ce que c’est la même idée rapportée àdes objets dont les noms sont de troisgenres différons.

11 nous semble que cette distinction desnoms & des adjectifs est absolument né-cessaire pour bien établir la nature & 'l'usage des genres : mais cette nécessité neprouve-t-elle pas que les noms & les ad-jectifs font deux especes de mots, deuxparties d’oraison réellement différentes?M. l’abbé Fromant, dans son supplémentLux chap. 2, 3 & 4 de la partie II dela Grammaire générale , décide nette-ment contre M. l’abbé Girard , que fairedu substantif & de V adjectif deux par-ties déoraison différentes , ce n’efl pas làposer de vrais principes. Ce n’est pas icile lieu de justifier ce système ; mais nousferons observer à M. Fromant, que M.du Marsais lui-même, dont i! paroît ad-mettre la doctrine fur les genres , a étécontraint, comme nous, de distinguerentre substantif & adjectif, pour poser devrais principes , au moins à cet égard.On ne manquera pas de répliquer que lessubstantifs & les adjectifs étant deux es-peces différentes de noms , il n’est pas sur-prenant qu’on distingue les uns des autres ;mais que cette distinction ne prouve pointque ce soient deux parties d’oraison dif-férentes. « Car, dit M. Fromant, comme« tout adjectif uniquement employé pour

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», qualifier , est nécessairement uni à son», substantif, pour ne faire avec lui qu’un'

„ seul & méme sujet du verbe , ou qu’un», seul & même régime, soit du verbe», soit de la préposition : comme on ne„ conçoit pas qu’une substance puisse exis-n ter dans la nature fans être revêtue,, d’un mode ou d’une propriété : comme», la propriété est ce qui est conçu dans», la substance , ce qui ne peut subsister,» sans elle, ce qui la détermine à être,, d’une certaine façon, ce qui la fait„ nommer telle ; un grammairien vrai-„ ment logicien voit que l’adjectif n’est», qu’une même chose avec le substantif;

,» que par conséquent ils ne doivent,» faire qu’une même partie d’oraison;,» que le nom est un mot générique qu*», a sous lui deux sortes de noms, savoir,» le substantif & l’adjectif. »,

Un logicien attentif doit voir & avouertoutes les conséquences de ses principes ;mettons donc à l’épreuve la fécondité decelui qu’on avance ici. Tout verbe eflnécessairement uni à son sujet , pour nefaire avec lui qu un seul & même tout;il exprime une propriété que l’on conpoitdans le sujet , qui ne peut fubfifter fansle sujet , qui détermine le sujet à êtred’une certaine façon , & qui lésait nom-mer tel: un grammairien vraiment lo-gicien doit donc voir que le verbe n’eflqu’une même chose avec le sujet. On l’avu en effet, puisque l’un est toujours enconcordance avec l’autre, & furie mêmeprincipe qui fonde la concordance del’adjectif avec le substantif, le principemême d’identité approuvé par M. Fro-mant : le verbe & le fubjlantif ne doi-vent donc faire aujji qu une même par-tie d’oraison. Conséquence absurde , quidévoile ou la fausseté ou l’abus du prin-cipe d’où elle est déduite ; mais elle enest déduite par les mêmes voies que celle! à laquelle nous l'opposons, pour détruireou du moins pour contre-balancer l’unepar l’autre; ce qui suffit actuellement, pour la justification du parti que nous avonspris fur les genres. Nous renverrons àl’ article Nom, les éclaircistèmens nUcesi; faires à la distinction des noms & des ad-jectifs. Reprenons notre matière.Iíkkkkk ij