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Tome XV.
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G E N

5c du mot xwvos, commuais. Les nomsépicenes ont en effet comme les cc m muns,l’invariabilité de la terminaison , 6c ilsont de plus celle du genre qui est uniquepour les deux sexes.

II ne faut donc pas confondre le genrecommun 6c le genre épicerie. Les nomsdu genre commun conviennent au mâle& à la femelle fans changement dans laterminaison ; mais on les rapporte ou augenre masculin, ou au genre féminin,selon la signification qu’on leur donnedans l’occurrence : au genre masculin ilsexpriment le mâle , au genre féminin lafemelle ; & si l’on veut marquer l’espece,on les rapporte au masculin, comme auplus noble des deux genres compris dansî’espece. Au contraire , les noms du genreépicene ne changent ni de terminaisonni de genre , quelque sens qu’on donneà leur signification ; vulpes au fémininsignifie 6c l’espece, 6c le mâle, 6c la fe-melle.

IV. Quant aux noms des êtres inani-més , on appelle douteux ceux qui fous lamême terminaison se rapportent tantôtà un genre , 6c tantôt à un autre : dies6c finis sont tantôt masculins 6c tantôtféminins ; fiai est quelquefois masculin 6cquelquefois neutre. Nous avons égalementdes noms douteux dans notre langue,comme bron\e } guide , duché } équivo-que , ôcc.

Ce n’étoit pas l’intention du premierusage de répandre des doutes fur le genrede ces mots, quand il les a rapportés àdisterens genres ; ceux qui font effective-ment douteux aujourd’hui, 6c que l’onpeut librement rapporter à un genre ouà un autre , ne font dans ce cas que parceqsl’on ignore les causes qui ont occa-sionné ce doute, ou qu’on a perdu devue les idées accessoires qui originaire-ment avoient été attachées au choix dugenre. L’usage primitif réintroduit riend’inutile dans les langues ; 6c de mêmequ’il y a lieu de présumer qu’il n’a auto-risé aucun mot exactement synonyme ,on peut conjecturer qu’aucun n’est d’ungenre absolument douteux , ou quel’ori-gine doit en être attribuée à quelque mal-entendu.

G E N §97

En latin, par exemple, dies avoirdeux sens différons dans les deux genres •au féminin il signifioit un tems indéfini ;6c au masculin , un tems déterminé, unjour. Asconius s’en explique ainsi : Diesfeminino genere , tempus , L? ideo dimi-nutive diecula dicitur breve tempus &mora : dies horarum duodecim generismaficulini est , unde hodie dicimus , quasihoc die. En effet, les composés de diespris dans ce dernier sens, font tous mas-culins , meridies , fiefiquidies , 6c c. 6c c’estdans le premier sens que Juvénal a dit:long j dies igitur qui d contulit? c’est-à-dire longum tempus ; 6c Virgile, nJEn.multa dies , varìufique labor mutabiliscevi rettulit in melius. La méthode dePort-Royal remarque que l’on confondquelquefois ces différences; 6c cela peutêtre vrai : mais nous devons observer enpremier lieu, que cette confusion est unabus , si l’usage constant de la langue nel’autorise : en second lieu , que les poètessacrifient quelquefois la justesse à la com-modité d’une licence , ce qui amens in-sensiblement l’oubli des premieres vuesqu’on s’étoit proposées dans l’origine : entroisième lieu , que les meilleurs écrivainsont égard autant qu’ils peuvent à ces dis-tinctions délicates, si propres à enrichirune langue 6c à en caractériser le génie :enfin que, malgré leur attention , il peutquelquefois leur échapper des fautes quiavec le tems font autorité, à cauíè dumérite personnel de ceux à qui elles fontéchappées.

Finis au masculin exprime les extré-mités , les bornes d’une chose étendue ;redeuntes inde Ligurum extremo fine.(Tite-Liv. Ub 3 q. ) Au féminin il dé-signe cessation d’être ; h&c finis Priamifatorum. ( Virg. uEneid. z. )

Aa/au neutre est dans h Cens propre,6c au masculin il ne fe prend guere quedans un sens figuré. On trouve dans Y Eu-nuque de Térence, qui habet Jalem quiin te efi; 6c Donat fait là-dessus la re-marque suivante : fat neutralité r , condi *mentum ; maficulinum , pro fapientia.

En françois, bron\e au masculin signi-fie un ouvrage de L’art, 6c au féminin ilen exprime la matière. On dic U garas