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Tome XV.
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jourd’huï de gentilshommes à drapeauuans ce régiment. (Q)

Gentilhomme de ligne ou deSANG, c’est celui qui est noble d’extrac-tion. V. Gentilhomme de quatrelignes , Gentilhomme de sang.

Gentilhomme de nom et d ar-mes. L’opinion la plus naturelle & la plussuivie, est que c’est un noble d’ancienneextraction, qui justifie que ses ancêtresportoient de tems immémorial le mêmenom & les mêmes armoiries qu’il porte.11 y a néanmoins diverses opinions furl’origine de ces termes noms & armes,qui font rapportées par de la Roque enson Traité de la noblesse , chap. 5. {A)Gentilhomme de parage, étoitcelui qui étoit noble par son pere. Leprivilège de ces fortes de gentilshommesétoit de pouvoir être faits chevaliers ; àla différence de ceux qui n’étoient gen-tilshommes ou nobles que par la mere,lesquels pouvoient bien postéder des fiefs,mais non pas être faits chevaliers : ce quiest très - bien expliqué par Beaumanoir,chap. 4; , pag. 232 & 2;;. *

Gentilhomme de haut parage,est celui qui descend d’une famille illustre.

Gentilhomme de bas parage,est celui qui descend d’une famille moinsnoble. Voye\ la Roque, Traité de la no-blesse , chap. u. (A)

GENTILHOMME DE QUATRE LI-GNES , est celui qui est en état de prou-ver fa noblesse par les quatre lignes pa-ternelles & autant de lignes du côté ma-ternel ; ce qui fait huit quartiers. II enest parlé dans le Traité de la noblesse,par de la Roque, chap. 10. {A)Gentilhomme de sang ou deLIGNE, est la même chose que nobled’extraction. Les statuts de l’ordre de lajarretière, faits par Edouard III roi d’An-gleterre en 134.7, portent que nul ne feraélu compagnon dudit ordre s’il n’est gen-tilhomme de sang ou de ligne. [A )

Gentilshommes de la chambre.(Hifl. de France.) Ils font au nombrede quatre, & servent par année. Les deuxpremieres charges de gentilshommes or-dinaires de la chambre furent instituées

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par François I, qui supprima en 1545 lacharge de chambrier. Louis XIII a crééles deux autres charges de gentilshommesde la chambre, ce qui a continué jusqu’àprésent. ,

Les quatre premiers gentilshommes dela chambre existans font,

M. le duc de Gesvres, depuis 1717.

M. le duc d’Aumont, depuis 1723.

M. le duc de Fleury, depuis 1741. #M. le maréchal duc de Richelieu, de-puis 1744 j qui'a pour furvivancier depuis1756 , M. le duc de Fronsac son fils.

Les premiers gentilshommes de lachambre prêtent serment de fidélité auroi : ils font tout ce que fait le grand-chambellan ; en son absence ils servent leroi toutes les fois qu’il mange dans fachambre ; ils donnent la chemise à samajesté, quand il ne se trouve pas quel-ques fils de France, princes du sang,princes légitimes , ou le grand-cl amtel-lan. Ils reçoivent les sermens de fidélitéde tous les officiers de la chambre, leurdonnent les certificats de service : ilsdonnent Tordre à Thuiffier, par rapportaux personnes qu’il doit laisser entrer.

Les quatre premiers gentilshommes dtla chambre , chacun dans son année, sontles seuls ordonnateurs de toute la dépenseordinaire & extraordinaire employée surles états de l’argenterie pour la personnedu roi , ou hors la personne du roi ;comme auíïï sur l’état des menus plaisirs& affaires de la chambre. Ils c n fouseux les intendans & les trésoriers géné-raux des menus, & les autres officiers dela chambre.

C’est aux premiers gentilshommes dela chambre à faire faire pour le roi lespremiers habits de deuil, tous les habitsde masques, ballets & comédies, les théâ-tres , & les habits pour les divertissemensde fa majesté.

Gentilshommes ordinaires deLA maison DU ROI, (Fiji. de France.)ou simplement gentilshommes ordinaires.Quoiqu’ils soient réduits présentement àvingt-six, on sait qu’Henri III les avoitcréés au nombre de cjuarante-cinq : mais,comme M. de Voltaire le remarque, ilne faut pas les confondre avec les gen-Nnnnnn ij

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