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& le grand-éeuyer-tranchant , représen-tés aussi chacun par douze de ces gen-tilshommes servans. Cependant ils sontindépendans de ces trois grands-officiers ;car lorsqu’il arrive à ces grands-officiersd’exercer leur charge, comme à lacene,les gentilshommes serrans servent con-jointement avec eux , & font alternati-vement leurs fonctions ordinaires. II yen a neuf par quartier, trois de chaqueefpece.
Ils font nommes gentilshommes ser-vans le roi , parce qu’ils ne fervent queíà majesté, les têtes couronnées, ou lesprinces du sang & les souverains , quandle roi les traite : le premier maître-d’hô-tel ou les maîtres-d’hôtel de quartier yfervent alors avec le bâton de cérémonie.
Le jour de la cene ils fervent conjoin-tement avec les fils de France , les prin-ces du sang & les seigneurs de la cour , quiprésentent au roi les plats que fa majesté |sert aux treize enfans de la cene. Ils ontrang aux grandes cérémonies , ils ferventtoujours l’épée au côté , & ont séanceimmédiatement après les maîtres-d’hótel.Ils prêtent serment de fidélité au roi entreles mains du grand-maître, ainfi que lesdouze maîtres-d’hôtel. Etat de la France.
GENTILÉ, f. m. ( Grammaires) termelatin , que l’ufage a francisé pour expri-mer le nom qu’on donne aux peuples parrapport aux pays ou aux villes dont ilsfont habitans.
Le gentilé d’un seul homme peut êtrede trois maniérés & de trois fortes dedénominations : le gentilé , par exemple ,du peintre Jean Rothénamer est allemand,bavarois & munichien : allemand signifiequ’il est d’AUemagne ; bavarois, qu’il estdu cercle de Bavière : & munichien, qu’ilest de Munich.
Le dictionnaire d’Etienne de Bisanceenseigne le gentilé des habitans des villes& des pays dont il parle. Notre languemanque souvent de cette sorte de richesse ;co qui nous oblige d’employer des cir-conlocutions , parce que nous n’avonspoint de dénomination tirée du nom deplusieurs villes. On feroit bien embarrasséde désigner le gentilé des habitans d’A-miens , de Saint-Omer, d’Arras & d'au-
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tres lieux ; il est vrai cependant qu’il y aplusieurs pays & villes qui ont leur gen-tilé déjà fait, & que tout le monde neconnoît pas : tels font les habitans del’Artois, de Salé & de Candie , qui Rap-pellent Artésiens , Saletins & Candiots.Mais on trouve encore dans les auteursle gentilé des peuples de certaines pro-vinces , qu’il est bien plus difficile dedeviner , comme Berruyers , Guefpins& Hennuyers. La plupart des Françoisignorent que ce font les habitans* deBerri , d’Orléans & du Hainaut.
Je crois qu’on pourroit former avecsuccès le gentilé qui nous manque deplusieurs de nos villes & provinces, &que ces fortes de dénominations faitesdans la réglé , & transportées ensuitedans les livres de géographie , prcn-díoient faveur. (D. J. )GENUFLEXION , f. si {Hifl. eccl .)j fléchistement de genou.
Rofweid , dans son Onomafticon tprétend que la génuflexion dans la priereest un usage très-ancien dans l’église, &même dans l’ancien testament,- que cetusage s’observoit toute l’année, exceptéle dimanche ; & que pendant le tems quiest depuis pâques jusqu’à la pentecôte,elle étoit défendue par le concile deNicée.
D’autres ont prétendu que cette diffé-rence venoit des apôtres, comme cela pa-raît par S. Irénée & Tertullien. L'églised’Ethiopie, qui est scrupuleusement atta-chée aux anciennes coutumes, a retenucelle de ne point réciter le service divinà genoux.
Les Russes regardent comme une choseindécente de prier Dieu à genoux. LesJuifs prient toujours debout. Rofweid tireles raisons de la défense de ne point fairede génuflexions le dimanche, de S. Ba-sile , de S. Athanase & de S. Justin.
Baronius prétend que la génuflexionn’étoit point établie l’an 58 de Jésus-Christ, à cause de ce qu’on lit de S. Pauldans les Acles 2 c. 3 6 . Mais d’autres ontcru qu’on n’en pouvoit rien conclure.
Le même auteur remarque que les saintsavoient porté si loin l’exercice de la gé-flexion , que quelques-uns en avoient uíá