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Tome XVIII.
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ment quinze à vingt livres ; il est couvertd’une coque verte, épaisse , & parseméed’une infinité de tubercules , écailleux,piquans, mais blancs & laiteux en-dedans.Ce fruit en contient une infinité d ■'au-tres plus petits, oblongs & enveloppes d’uneécorce commune ; leur pulpe est épaifl'e ,jaunâtre, d’un goût & d’une odeur agréa-ble. Chacun de ces fruits renferme uneamande placée dans íà chair, comme dansun sac ; ces amandes font couvertes dunepeau mince, cartilagineuse , blanchâtre &transparente ; íbus cette pellicule extérieu-re , on en trouve une autre rougeâtre, quicontient une seconde amande , dont legoût approche beaucoup de celui de noschâtaignes.

Il s’éleve du milieu de ce cône un pistilépais, cendré, semblable à une colonne,autour duquel les petits fruits font disposéscírculaírement ; une de leurs extrémités pé-nétré dans le pistil, & sautre aboutit dia-métralement à l’écorce : on observe entreces fruits, une insinué de ligamens mem-braneux, blanchâtres, jaunâtres, qui tien-nent au pistil 8c à 1 ecorce ,&qui rendent,après qu'on q coupé le fruit, le pistil & l’é-corce, un suc gluant & laiteux.

Le /âzoz vientdanstoutes les Indes orien-tales. Il y en a plusieurs efpeces , que l’ondistingue par leurs fruits , qui Ion t plusou moins gros , succulens 8c savoureux.(D J.)

JACAMACIRI,sm. ( Ornith. exot.)oiseau très-remarquable du Brésil, qu’onpeut ranger parmi les p : es , ayant les piésfaits de même , deux orteils devant, &deux derrere. Il est de la grofleur de l’a-louette ; ses piés íont jaunes ; ía tête , Iondos, & ses ades íont d’un verd. gai,mélangéde jaune & de rouge ; son ventre & ía poi-trine íont d’un cendre sale ; mais commetoutes ses couleurs íont tres-eclatantes ausoleil, on ne peut s’empêcher d’en admi-rer le lustre & la beauté, selon Margrave.HiJÌ. Bras. {D. J.)

J A C A M A R , s. m. (Hìji. nat. Ornìthol.)galbula, Brifl. M.Br.flon a donné ce nom,fait du brasilien jacamacir ^', à un genre d’oi-íeau que M. Linné réunit a celui du martin-pêcheur. Les jacamars ont le bec fortlong,pointu 8c quadrangulaire, 4 doigts aux piés

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dénués de membranes , dont deux dirigésen-avant & deux en arriéré, les jambescouvertes de plumes juíqu’au talon, 8c lalangue pas plus longue que le bec , carac-tère qui les distingue des pics , comme ladisposition des doigts les distingue des mar-tins-pêcheurs, avec lesquels l’éclat du plu-mage leur donne (Bailleurs beaucoup d’af-finité. On en connoît deux efpeces, i°. lejacamar proprement dit, ou le jacamacirì deMarcgrave ; alcedo galbula , Linn. Cet oi-seau , qui se trouve au Brésil & àCaïenne,est à-peu-près de la grandeur de l’alouette :il a 8 pouces 3 quarts de longueur, 8c 9 pou-ces & demi de vol: ion plumage fur toute laface supérieure du corps est d’un verd do-ré , éclatant, changeant en couleur de cui-vre rosette ; le deílòus du corps est rousia-tre , l’iris des yeux est d’un beau bleu, lebec est noir 8c les piés d’un jaune ver-dâtre.

i°. Le jacamar à longue queue , alcedoparadisea , Linn. est un peu plus grand quele précédent ; il a la tête d’un brun chan-geant en violet sombre, la gorge blanche,8c le reste du plumage d’un verd doré , lebec & les piés noirs. La queue est com-posée de douze pennes dont les deux dumilieu íont beaucoup plus longues que lesautres : on le trouve à Surinam 8 c à Caïen-ne. Cons. BrilT. Ornìthol. 4 ,pag. 86. suiv.( D )

JACANA,s. m. ( Ornith. exot. ) belleeípece de colombe du Brésil, qui aime leslieux humides ; ses jambes d’un jauneverd, font plus élevées que celles de nospigeons , 8c ses orteils , principalementceux de derriere , font plus longs ; fa cou-leur du dos, du ventre 8c des ailes, estnuée de verd & de noir ; son col & ía poi-trine jettent toutes les couleurs changean-tes de nos plus beaux pigeons ; la tête estpetite, Sc couverte d’une coeffe coloréecomme la turquoise orientale ; ion bec ala forme de celui de nos poules, petit, enpartie d’un jaune verdâtre , & en partied’un rouge éclatant. Margrage, hist. Bras

* JACAPÉ, f m. ( Hijì. nat. Bot, )eípece de jonc du Brésil, qui ne porte nisemence ni fleurs. On le met au-dessus dela plaie de la morsure d’un serpent, Sc 4