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jardin de MM. les apothicaires de Londres,à Chelfea ; il y a été élevé, dit Miller , degraines envoyées de la Chine : on l’a prisssabord pour le vrai the , mais fa fleur adécouvert son vrai genre ; ce n’est que de-puis 1771 qu’on ale vrai thé en Angleterre.Gordon, Marchand arboriste & grainetierde Londres, en conserve deux pies ; cejasminoïde porte des fleurs blanches & s’é-leve fur une tige robuste , à six ou septpiés ; cette tige se divile en plusieurs bran-ches désarmées, couvertes d’une écorcebrune & polie : les feuilles d’un verd som-bre font figurées en lance & permanentes ;elles ont trois pouces de long, près de neuflignes de large , & font attachées alterna-tivement par de courts pétioles, il se mul-tiplie avec beaucoup de peine ; les marcot-tes ne ^enracinent qu’au bout de deux ans,& les boutures demandent pour réussir tou-tes les précautions indiquées pour les bou-tures d’arbres toujours verds. ( Voye1 Bou-ture. ) Il ne croît annuellement que detrois ou quatre pouces ; au reste il résisteaflez bien au froid extérieur , & peut sub-sister en plein air , si on le plante dans unterrein sec à bonne exposition.
La dixieme espece n’estqu’unpetit buis-íbn , dont les branches partent du pié ;ces branches , dont l’écorce est d’un verd-brun, font armées d.'épines courtes & for-tes , elles naissent deux à deux, & souventil s en trouve deux paires ensemble ; alorsdeux regardent le ciel, & les deux autresla terre : elles font situées précisément aubas des feuilles ; celles-ci font condifor-mes , un peu plus larges que celles du buis,mais de la même couleur & de la mêmeconsistance ; elles fe terminent en pointe,tk font attachées par de très-courrs pétioles,oppolés & assez proches les uns des autres:les fleurs font de couleur blanche & naissenten grappes aux cotés des bourgeons où ellesíont attachées par des pédicules courts &déliés ; elles ont de petits calices & d’assezlongs tubes , divisés par les bords en cinqsegmens aigus, elles exhalent une odeurgracieuse, & sont remplacées par des baiesovales de couleur d’écarlate , chacune deces fleurs contient deux semences : on mul-l iplie cette espece par les boutures , qu ondoit planter en juillet dans une planche de
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bonne terre , ombragée avec des- paillas,sons ; elle se conserve très-bien fous unecaiíîe vitrée & dans les íerres communes jon n a pas encore eilayé de la planter enpleine terre : elle a été apportée du cap deBonne-Eíperance, en Hollande, où on lacultive depuis plusieurs années ; les autreseípeces, quieroient autrefois comprises fousce genre, appartiennent à celui de celastrus.
( M. le Baron D B Tscitovvi. )
J A S O N, ( Myth. & P kil. Herm. ) selonla fable , étoit fils d’Eson & de Polymede,fille d’Autolicus, Il eut Créthée pour aïeul»Eole pour bisaïeul, qui étoit fils de Jupiter.Efon avoir pour frété un nommé Pélìar »fous la tutelle duquel il mit Jason ; mais lamere de celui-ci le mit entre les mains deChiron pour y apprendrela médeci ne. Etantdevenu grand & bien instruit, il redeman-da à Pélias le royaume que son pere Efonlui avoir laissé en mourant. Pélias ne vou~.lut consentir à cette restitution , qu’à con-dition que Jason iroit préalablement fairela conquête de la toison d'or. Ce que Jasonexécuta, après s’être aífocié cinquante bra-ves compagnons , presque tous descendusdes dieux comme lui. Ayant donc préparétout ce qu’il crut nécessaire pour cette expé-dition, Pallas lui conseilla la construction& la forme du navire, dont le mât fùt d'unchêne pris dans la forêt de Dodone. U abor-da à Lemnos pour íe rendre Vulcain pro-pice , puis à Marsias, à Cius, en Ibérie, àBébrycie & vers les Syrtes de Lybie, où nepouvant passer, fes compagnons & lui -por-tèrent le navire Argo fur leurs épaules pen-dant douze jours , & le remirent en mer ;& après avoir vaincu tous les obstacles quis'opposoient à leur dessein , ils arrivèrentenfin à Colchos, où par 1 art de Médée, iísvinrent à bout d’enlever la toison a or.
Si peu que l’on veuille faire attention àcette histoire fabuleuse, & que I on soitinstruit des mystères de 1 art chymique ; sipeu même que l’on air lu les livres clés au-teurs qui en traitent, I on recoirnoîtra aisé-ment que cette prétendue histoire n’estqu'une allégorie du grand œuvre , commeon va le voir par l’explication suivante.
Jason tire Ion étymologie du grec, & ncveut dire autre chofe que l 'art de guérir .Jason 11 e fut jamais médecin ou chirurgien/
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