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Tome XVIII.
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eft rare , ioríqsselle est simple, cTy voir suc-comber les malades ; lorfquhí y a danger ,il vient des accidens qui s'y rencontrent,des causes particulières des maladies quií’ont déterminée , &c. La jaunijse est sou-vent salutaire , critique ; toutes les foisqffelle paroît dans une fìevre aiguë, le 7,le 9 ouïe 14 e jour, elle est csun bon augu-re , pourvu qu en même temps shyppocon-dre droit ne soit pas dur , autrement elleseroit un mauvais signe. Hyppocr. aphor.64. lib. IV. L’ictere survenu à certains bu-veurs qai ont des langueurs destomac, descoliques, dissipe tous ces symptômes, &met fin à un état valétudinaire auquel ilsfont fort sujets. Il est fort avantageux auffià quelques hystériques; il est critique dansla maladie ectique chronique.

Lsictere est prêt à guérir quand le maladesent une démangeaison par tout le corps,que les urines deviennent troubles , char-gées , que le pouls conlervant Ion inégalitéparticulière devient souple Sc mou ; on a ob-servé que les sueurs, le flux hémorrhoïdal,la dissenteiie , ont terminé cette maladiesujette à de fréquens retours. L’hydropisieest une luite aster fréquente des jaunisses né-gligées ou mal traitées, alors le foie le dur-cit, & c est avec raison quTíippocrate re-garde comme pernicieuíe la rumeur duredu foie dans cette maladie. Aphor. 42.. lib.VI. On peut aussi craindre quelquefois qu ilne dégénéré en abfcès au foie. La tensiondu ventre, la tympan!te , le vomilVemaitpurulent, les déjections de la même natu-re , soppreiîìon , les défaillances, la con-somption , fc’c. sont dans cette maladie dessignes mortels. Si l’ictere paroît fans fristondans une maladie aiguë, avant le soptíemejour , il est un ligne fâcheux. Aphor. 6!t.lib. IV. Lsictere chaud est accompagnéd J un danger plus prompt, pressant, maismoins certain que le froid ; celui qui estpériodique est très-fâcheux ; celui qui suc-cédé aux fievres intermittentes, aux inflam-mations du foie , est le plus dangereux , ildésigne un dérangement ancien & considé-rable dans le foie.

Les différentes efpeces de jaunijse deman-dent des traitemens particuliers ; les rémé-rés , curatíons, qui conviennent dans 1 ic-tère froid, íeroient pernicieux dans le chaud;

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& par la même raison , ceux qui pourroientréussir dans le chaud ne feroient que blan-chir dans sictere froid ; les uns & les autresíeroient tout au moins inutiles dans la jau-nisse critique, qui ne demande aucune es-pece de remede. Les médicamens les plusappropries dans 1 ictere chaud font les émé-tiques en lavage, les rafraichilïàns , anti-bilieux, acides, le petit lait nitre; par exem-ple, une légere limonade, des aposomesavec la patience , la laitue, 1 oíeiile, la ra-cine de fraisier , le nitre , le cristal miné-ral, Sìc. Les purgatifs légers acidules con-viennent très-bien, il est bon même de lesréitérer souvent; ì'iclere qui dépend i’uns, cacochimie bilieuse , ne se dijsipt que par defréquens purgatifs. Hippocr. F.pidem. lib.Vil. Les médicamens appropriés ponr lorsfont les tamarins, la manne , la rhubarbe,& un peu de ícammonée ; mais il faut avoirattention d'assoupìir, de détendre, de relâ-cher auparavant les vaisseaux qui font dansLimitation, d’appaiser sorgafme 5 c la fou-gue du sang. Le même Hippocrate nousavertit de ne pas purger, de peur d’augmen-ter le trouble , de loc. in. homin. On peutterminer le traitement de cet ictere par lepetit lait ferré, les eaux minérales acidules ;telles sont celles de Vals, de Pailì, de For-ges , S- c. _

Dans sictere froid , sindication qui íeprésente naturellement à remplir , est dediviler & de désobstruer ; parmi les apéri-tifs , il y en a qui exercent plus particuliè-rement leur action fur le foie , ceux-là sontpréférables ; tels font saigremoine, la fu-meterre , la chélidoine, la rhubarbe, Scfur-tout salocs, qui a cette propriété dansun degré éminent. Avant d "en venir auxremedesstomachiques, hépatiques, actifs,il faut humecter , préparer par des legersapéritifs,principalement solins, des legeresdissolutions de sel de "d de

saignette, Sc autres sommâmes, aptes quoion peut en venir aux optâtes apéritives unpeu plus énergiques; celle qui est compoíeeavec l’aloës Sc le tartre vitriolé produit deseffets admirables. J'ai éprouvé dans pareilscas 1 efncacite des cloportes écrasés en vie,Sc rudes, avec le suc de cerfeuil ; sélixirde propriété de Paracelse, ou sélixir de 6ar-rus, qui isen distere pas beaucoup, font

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