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son embouchure , & après un très-longcour , il se jette dans la mer Glaciale , aumidi de la nouvelle Zemble. Long. deJenifeskoì , suivant le P. Gaubil , ioo.4 1 - 4ss l*t. $3.
Le froid qui y régné empêche que lesarbres fruitiers n’y portent de fruit il n’ycroît que des efpeces de groseilles sauva-ges , rouges & noires, mais ce n’est pastout : il faut ajouter quele plus grand froidobservé jusqu’àce jour par le thermomètre,l’a été dans cette ville de Sibérie , ou, le16 Janvier 173^ , le mercure du thermo-mètre baissa pendant quelques heures à 70dégrés au dessous de la congélation.
On fait que le degré de froid de 1709 àParis , exprimé par 13 dégrés í au-dessousde la congélation , a passé long-tems pourle plus considérable dont on ait en con-noiísance dans nos climats. On fait queMM. les académiciens qui en 1737 allè-rent en Laponie pour déterminer la figurecle la terre , éprouvèrent un froid toutautrement violent, puisque lorsqu’on ou-vrait îa chambre chaude dans laquelle ilss’étoient enfermés , l’air du dehors conver-tiíîojt en neige la vapeur qu’on exhaloit ;le thermomètre qui mefuroit ce froiddescendit au trente-septieme dégré de ce-lai de M. de Réaumur ; mais 37 dégréscomparés-à 70 dégrés , font qu’on peutregarder ce terrible froid de Tornéo com-me médiocre , relativement à celui deJenifskoi en 17^3.
Cependant si l’on juge du froid par seseffets , -on en trouvera peut-être d’auíîxcruels rapportés dans plusieurs voyages.Quand, par exemple , les Hollandois cher-chant le chemin de la Chine par la mer sep-tentrionale , furent obligés de passer l’hiverâ la nouvelle Zemble en 1596 > ils ne fe ga-rantirent de la mort, qu’en Renfermantbien couverts d’habits & de .ouri ures, dans«ne.hutte qui n’avoit aucune ouverture ,& dans laquelle , avec un feu continuel ,ils eurent bien de la peine à s’empêcher depérir de froid ; leur vin de Chérès y étoitsi parfaitement gelé en masses, qu’ils fe lediflribuoient par morceaux. J/oyez, encoref article H. U d s o N , baie de. ( Ge'og. ) '
(D. J.)
JENKOPING. Janoçopia ) {Ge'og.)
J E P
ville ouverte de Suede , dans la provincede Smaland , fur le lac Water , avec unecitadelle , à 22 lieues nord-ouest de Cal-mar , 18 fud-est de Falkoping. Long. 3 1.55. lat. 57. 22. {D. J.)
JÉNIZZAR , ( Ge'ogr. ) ville de Grecsdans la Macédoine , près du golfe de Salo-nique , dans le Coménolitari, bâtie furles ruines de I’ancienne Pella , patried’Alexandre le Grand. Elle est à 3 lieuesfud-ouest de Salonique , 7 nord-est deCaravéria. Long. 40. 12. Ut. 40. 38.
II y a une autre petite ville de ce nomdans la Janna , & qui est l’ancienr.e Phercede Thessalie. (D-J.)
JENQ , ( Ge'og. ) ville & château de lahaute-Hongrie , vers les frontières de laTransylvanie , fur la riviere de Keres »entre Gyalay & Temefvar.
JENUPAR , ( Ge'og .,) royaume & villed’Asie , dans îa péninsule de l’índe , en-deça du Gange , fous la domination duGrand-Magol.
JEN-Y - CÉRIS- EFFENDI , f. m.( Hifl. Turq. ) officiers des janissaires ,dont la charge répond à celle de prévôtd’armée dans nos régimens. II juge desdifférends & de légers délits qui peuventsurvenir parmi les janissaires ; s’il s’agitde délits considérables, & de choses très-graves , il en fait son rapport à saga quidécide en dernier ressort. Foyez. Ja-nissaire. {D. J.)
JEPHTÉ , qui ouvre , .( Hifl. facr. )successeur de Jaïr , dans la judicature desHébreux , étoit fils de Galaad , & d’unecourtifanne. Celui-ci ayant des enfansd une femme légitime , Jephte fut chasséde la maison par ses freres qui nevouloientpas qu’il héritât avec eux. Alors, il feretira dans le pays de Tob , où il devintchef d’une troupe de brigands. Les Juifsfe voyant prestes par les Ammonites , eu-rent recours au courage de Jèphté , qui leuroffrit ses services, à condition qu’ils lereconnoîtroient pour chef à la fin de laguerre. ïl marcha donc contre les Am-monites , après avoir essayé vainement deles porter à la paix , & il fit vœu au Sei-gneur , de lui sacrifier la premiere chosequ’il rencontrerait en retournant â samaison , s il lui accordoit la victoire. Jug.
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