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vais goût parmi nous. Cependant je n’appfe-hende pas si-tût le retour des jeux dewioîs greffiers i nous sommes encore aidezdélicats pour ’les renvoyer , je ne diraipoint aux gens de robe , comme on le pré-tend à la cour , mais aux spectacles desfarceurs, ou aux artisans qui font les plai—fans de leur voisinage. ( D. J.)
JEU , lusus. ( Bell . lett. ) Voyez, JOUER& Jeux.
Jeu de théâtre , ( en poésie. ) Voy.Drame, Tragédie, Comédie, &c.
Jeux(Sallede). Voyez, Théâtre,Amphithéâtre , &c.
Jeux , f. m. ( Antìq . greq. & rom. )fortes de spectacles publics qu’ont eû laplûpart des peuples pour se délasser ,ou pour honorer leurs dieux ; maispuisque parmi tant de nations nous necontioifíons gueres que les jeux des Grecs& des Romains , nous nous retrancheronsà en parler uniquement dans cet article.
La religion consacra chez eux ces fortesde spectacles ; on n’en connoislòit pointqui ne fût dédié à quelque dieu en par-ticulier , ou même â plusieurs ensemble ;il y avoit un arrêt du sénat romain quiíe portoit expressément. On commençoittoujours à les solemniser par des sacrifices,& autres cérémonies religieuses : en un mot,leur institution avoit pour motif apparentla religion , ou quelque pieux devoir.
Les jeux publics des Grecs se divisoienten deux especes différentes, les uns étoientcompris fous le nom de gymniques , & lesautres fous le nom de jce'nìques. Les jeuxgymniques comprenoienttous les exercicesdu corps, la course à pié, à cheval, enchar, la lutte , le faut , le javelot, ledisque , le pugilat, en un mot le penta-thle ; & le lieu où l’on s’exerçoit, & où l’onfaisoit ces jeux , se nommoit Gymnase ,Pale/lre , Stade , &c. selon la qualité desjeux. Voyez, GYMNIQUES , GYMNASE ,
Palestre, Stade, &c.
A l’égard des jeux fce'niques on les repré-ientoit fur un théâtre, ou sur la scene,qui est prise pour le théâtre entier. Voyez,OCENE.
Les jeux de musique & de Poésie n’a-voient point de lieux particuliers pour leursreprésentations.
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Dans tons ces jeux il y avoit des jugespour decider de la victoire , mais aveccette différence que dans les combats tran-quilles , ou il ne s’agissoit que des ouvragesd esprit , du chant, de la musique , lesjuges etoient ains lorfqu’îls distribuoient lesprix ; & dans les combats violons & dan-gereux , les juges prononçoient debout :nous ignorons la raison de cette différence.Pour ce qui regarde l’ordre , les loix,les statuts de ces derniers combats , on entrouvera le détail au mot GYMNIQUES.
Toutes ces choses présupposées connues,nous nous contenterons de remarquer,que parmi tant de jeux, les Olympiques, lesPythiens, les Néméens & les Isthmiens,ne sortiront jamais de la mémoire des hom-mes , tant que les écrits de l’antiquité sub-sisteront dans íe monde.
Dans les quatre jeux solemneîs qu’onvient de nommer ; dans ces jeux qu’onfaisoit avec tant d’éclat, & qui. attiroientde tous les endroits de la terre une siprodigieuse multitude de spectateurs & decombattans ; dans ces jeux , dis-je , i qutseuls nous devons les odes immortelles de
Pindare, on ne donnoit pour toute ré-compense qu’une simple couronne d’herbe :elle étoit d’olivier sauvage aux jeux Olym-piques , de laurier aux jeux Pythiques,d’ache verd amjeux Néméens, & d’achesec aux jeux Isthmiques. La Grece voulutapprendre à ses enfans que l’honneur de-voir être Tunique but de leurs actions.
Aussi lisons-nous dans Hérodote quedurant la guerre de Perse, Tigrane enten-dant parler de ce qui constituoit le prixdes jeux si fameux de la Grece , il setourna vers Mardonius, & s’écria , frappéd’étonnement , » Cid avec quels hom-», mes nous avez-vous mis aux mains .n insensibles à l’intérêt, ils ne combattent», que pour la gloire ». Voyez, donc JeuxOlympiques, pythiens , Néméens ,
ISTHYMÏENS.
II y avoir quantité d autres jeux passa-gers , qu’on ceiebroit dans la Grece ' telsfont dans Honiere ceux qui furent faitsaux funérailles de Patrocle ; & dans Vir-gile , ceux qu Eneefit donner pour le jourde 1 anniversaire de son pere Anchise. Maisce n’etoient-là que des jeux privés ; des
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