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Tome XVIII.
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avoit à Rome un temple, dans lequel on«toit obligé de porter une piece de petitemonnoie , savoir à la naissance & à lamort de chaque personne. Servius Tulliusétablit cet usage , pour avoir toutes lesannées un dénombrement exact des nais-sances & des morts des habitans de Rome.On trouve ia déesse Ilìthye fur les mé-dailles & dans les inscriptions antiques ,fous le titre de Juno Lucina , ou simple-ment de Lucina. Cependant les anciensont fait mention de plusieurs llithyes &de plusieurs Lucines , parce qu’il y avoitplusieurs déesses qui présidoient aux en-fantemens. Pofl bac llitbyas placato puer-peras bofiiis , dit l’oracle de la Sybille. Onles appelloit indifféremment Lucinas , Ilì-thyas , Genetyllìdas , trois noms qui signi-fient la même fonction. Le premier estlatin & vient de lux , le jour. Les deuxautres font grecs : Ilithya vient de tWS-eiv,oriri ; & ge'ne'tyllis de yme-it , nativité.(D. J.)

ILIVILIHU , f. m. ( Ornithol. exot. )nom que les habitans des îles Philippinesdonnent à un oiseau fort commun dansce pays-là, & qui a toute l’encolure denos cailles, d’où vient que quelques écri-vains rappellent coturnix parvula mont m a ,petite caille de montagne, parce qu’ellevit dans des lieux élevés , & qu’elle n’estpas plus grosse qu’un moineau j elle est re-marquable par le joli mélange de son pen-nage. {D. J.)

ÎLKl^CH, Ilcufum , ( Ge'og. ) villeroyale de Pologne , au palatinat de Cra-COVÎe , remarquable par ses mines d’ar-gent, mêlées avec du plomb ; il est bond’nbscrver ici, qus les mines ne font pointentièrement de droit royal en Pologne ;elles appartiennent au seigneur sur la terreduquel elles se rencontrent, & ce tei-gnent en fait quelque reconnoniance auroi ; mais les mines qui sont fur ' es teiresde la couronne , comme par exemple ,celles à’ilkufcb sc partagent entre le roi ,le palatin & l’évêctue ; cette ville est dansun pays ingrat , au pié de plusieurs mon-tagnes , ’ â> six Ijeues N. O. deCracovie,Long. 37 ; 35 - lat. 50. 16. (D. J. )

iLL L’, ( Ge'og. ) rivicre de France enAlsace, qu elle traverse presque dans toute

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íâ longueur ; elle a fa source à l’extrémitédu Santgaw, & se jette dans le Rhin àdeux lieues au-dessous du pont de Stras-bourg. L’/// arrose plusieurs villes, &reçoit dans son cours quelques rivières con-sidérables ; ses débordemens ne sont guetsmoins nuisibles que ceux du Rhin. (D. J.)

, * ILLAPS , f. m. ( Thc'olog. ) eípeced’extase contemplative où l’on tombe pardes degrés insensibles , où les sens exté-rieurs s’alienent , & où les organes inté-rieurs s’échauffent, s’agitent, & mettentdans un état fort tendre & fort doux ,peu différent de celui qui succédé à lapostestion d’une femme bien aimée & bieaestimée.

* ILLATION , s. f. ( Logiq. Thëolog.Hifi. ) ce terme est de ì’école ; il vientdu latin inferre , conclure ; ainsi connoî-tre par illation , c’est la même chose queconnoître par voie de conséquence.

L’illation est dans la messe mozarabi-que ce que nous appelions dans la nôtrela préfacé. U illation & la préface avoientencore pour synonymes les mots contefia-tion & immolation.

Illation se dit auíli pour retour ; ainsiYillation de saint Benoît, c’est la fête duretour de ses reliques de l’église de saintAgnan d’Orléans à Fleure.

ILLE , ( Ge'og. ) petite ville de Francedans le Rouíïillon, à quatre lieues de Per-pignan ; elle est jolie & bien bâtie , ditPiganiol dé la Force, tom. FI , p. 439.Long. 21. 20. lat. 42. 26. (D. T-)

ILLÉGITIME , adj. ( Jurisprud. ) fedit de ce qui est contre la loi , & opposéa quelque chose de légitime , comnye uneconjonílion illégitime , un enfant illégi-time. Foyex, Batard-, Légitime. ( A}

ILLESCAS, ( Géog. ) petite ville d’Es*pagne dans la nouvelle Castille, à six lieuesau sud de Madrid.

ILLIBÉRAL , adv. ( Gram. ) servicesbas , méchaniques. Foyéz, LIBÉRAL.

* ILLICITE , adj. ( Gram. & Morale. )qui est défendu par la loi. Une chose illi-cite n’est pas toujours mauvaise en soi ;le défaut de presque toutes les législa-tions , c’est d’avoir multiplié le nombredes actions illicites par la bifarrerie des dé-fenses. On rend les hommes méchans en