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marbre ou d’aìram. Ils les plaçoient clansles vestibules de leurs maisons , & elles ydemeuraient toujours, quoique la maisonchangeât de maître , parce qu’on regar-doit comme une impiété de les déplacer.
Appíus Claadias fut le premier qui lesintroduisit dans les temples l’an de st orne259 , & qui y ajouta des inscriptions ,pour marquer l’origine de ceux qu’ellesreprésentoient , aussi bien que les actionspar lesquelles ils s’étoient distingués.
Il n’étoit pas permis à tout le mondede faire porter les Images de ses ancêtresdans les pompes funèbres. On n'accordai tcet honneur qu à ceux qui s’étoient acquit-tés glorieusement de leurs emplois. Quantà ceux qui s’étoient rendus coupables dequelques crimes , on brifoit leurs images.
Pouvoir des images fur les sens. Un ta-bleau qui représente Palamede condamnéà mort par ses amis , jette le trouble dansl’ame d’Alexandre : il rappelle à ce princele traitement cruel qu’il a fait à Aristo-nicus. Une courtiíànne au milieu d’unejoie dissolue vient par hasard à fixer lesyeux fur le portrait d’un philosophe , ellea honte tout-à-coup de ses désordres, &embrasse la vertu la plus rigide. Un roiBulgare se fait chrétien pour avoir vu untableau du jugement dernier. César voit àCadix le portrait d’Alexandre, & fe re-proche de n’avoir encore rien fàir de glo-rieux à l’âge où est mort Alexandre.
Amurat IV. voulant réprimer l'inso-lence des janissaires & des spahis, ne leurfait aucun reproche , il fort à cheval duferrail, va â I’hippodrome , y tire de l’arc& lance fa sagaye j la dextérité & la forceque montre ce prince , étonnent ses trou-pes , elles rentrent dans le devoir. Ontente de consoler une femme qui a perduson mari : elle fait signe , en mettant lamain fur son cœur , que c’est-là qu’est ren-ferme son chagrin , & qu’il ne peut seguérir. Un tel geste est plus expressif quetous les discours qui feraient échappés à fadouleur.
i^ort de Germanieus , par le célé-bré le Poussin , inspire de Pattendriffe-ment pour ce prince , & de l’indígnation«>ntre Tibere.
e Poussin veut représenter toute la
Tome XVIII.
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douleur que peuvent ressentir des mereSqui voient égorger leurs enfans sous leursyeux , & dans leur soin même ; il nepeint qu’une femme sor le devant de soirtableau du massacre des innoçens j plusintelligitur quant phigl t tir.
II est remarquable que deux femmesaient rétabli les images : l’une est P impé-ratrice Irene , veuve de Léon IV , J apremiers femme qui monta fur le trônades Césars , & la premiere qui fit périrson fils pour y régner. L’autre est 1 impé-ratrice Théodora , veuve de Théophile.Sous Irene fe tint , en 786 Je deuxiemaconcile de Nicée septieme général , ou ily eut trois cens cinquante peres. C’est lôconcile que Charlemagne refusa de recevoirà Francfort. (C).
IMAGE, ( Belles-Lettres.') fe dit austxdes descriptions qui fe font par le discours;Voyez, Description.
Les images, suivant la définition qu’e»donne Longin , sont des pensées propresà fournis des expressions , & qui présen-tent une espece de tableau à l’esprit.
II donne-, dans un autre endroit , âce mot un sens beaucoup moins étendu ,lorfqu’il dit que les images sont des discoursque nous prononçons , lorsque par uneespece d’enthousiasme , ou émotion ex-traordinaire de l’ame , nous croyons voirles choses dont nous parlons, & que noustâchons de les peindre aux yeux de ceuxqui nous écoutent.
Les images , dans la Rhétorique , ontun tout autre usage que parmi les Poëtes.Le but qu’on fe propose dans la Poésie ,c’est i’étonnement & là surprise ; au líeaque dans la prose , c’est de bien peindreles choses , & de les faire voir clairement.Elles ont pourtant cela de commun ,qu’elles tendent à émouvoir dans 1 un &l’autre genre. Voyez, Poésie.
Ces images ou ces pemcures sont d’u agrand secours pour donner du poids , de l amagnificence & de la soi ce au discoursElles réchauffent & l’animent , & quandelles font ménagées avec art , dit Lonrinelles domptent, pour ainsi di re & P*mettent l'ariditeur. ’
vjn appeue généralement images , tan«en éloquence qu 5 en poésie , toute descrip-
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