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Outre la presse qui est à la vérité Tins-trument principal, l’attelier de Tim primeuren taille-douce doit encore être pourvu,i°. de langer.
2.0. de linges ou torchons. -3°. d’un tampon ou d’une balle.
4°. de noir de fumée, ou noir d’AJle-magne.
5*. d’une marmite de fer pour cuirefluide de noix.
6°. d’un marbre Sc de fa molette pourbroyer le noir. ,
7°. d’une poêle a feu & d’un gril pourchausser la planche.
8®. de difssrens ais & de bacquets pourla trempe du papier.
Des langes . 11s font de laine blanche,d’un bon drap bien foulé fans aucune iné-galité. On en emploie quelquefois de sergesine que l’on applique les premiers fur laplanche , & qu’on recouvre de langes plusgrossiers. Ils n’auront ni ourlet ni liíîere.On s’en pourvoira de deux ou trois gran-deurs différentes, pour les changer aubesoin selon l’étendue des planches & despapiers ; mais comme à force de passerfous le rouleau, ils deviennent durs , &fe chargent d’humidité , il est à propos deles étendre le soir ; & le matin, loríqu’ilsseront secs , on les maniera , froisseraou foulera en tous sens , pour les bienassouplir. II faut auíïìen avoir de rechange,afí.n de pouvoir , fans interruption de tra-vail, laver ceux qui font devenu trop durs ,•rj àbarraster de la colle qu’ils ontprise du papier mouillé , sur lequel on lesa posés íi souvent dans le cours du tirage.
Des linges ou torchons. Ce font deslambeaux de vieux linges dont on sc servirapour essuyer la planche , lorsqu elle aura
été encrée. , ,, ^ .
Du tampon ou de U balle. On la faitd’un bon linge de chanvre , doux & ha ,à demi-usé ; on le coupe par bandes largesde cinq à six pouces, on roule ces bandesfort ferré, comme on rouleroit un ruban ,mais le plus fermement possible; on enforme comme une molette de peintre.En cet état on les coud avec du bon sil,en plusieurs doubles, qu’on fait passer à-travers dans tous lès sens. On s’aide dansce travail d’une aìene. Le tampon ou. h
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Balle bien cousue , & réduite à environtrois pouces de diamètre , on la rogneavec un couteau bien tranchant ; l’autrecôté fera arrondi en demi-boule , afin quele creux de la main s’y puisse appliquercommodément îorfqu’il s’agira d’encrer laplanche.
Du noir de fumée ou du noir d 1 Allema-gne. Le meilleur r.oir qui soit à la Tissagedes Imprimeurs en taille-douce sc fait par;la combustion des matières résineuses ;c’est une véritable fuie. Voy. l’article N OUIDE Fumée. Le bon noir doit avoir Tœiîvelouté ; en le froissant entre les doigts ,il s’y écrasera comme l’amidon. Le noircommun n’aura pas ún ail si beau ; aulieu de réprouver doux entre les doigts ,on le trouvera rude & graveleux. 11 usefort les planches j on le tire des lies davin brûlées.
De la marmite a cuire l'huile. Elle ferade fer , assez grande ; il faut que ion cou-vercle s’y ajuste bien exactement. On ymettra la- quantité qu’on voudra dliuile denoix, la meilleure & la plus pure, en-serre toutefois qu’il s’en manque au moins,quatre à cinq doigts qu’elle ne foie pleine.On la couvrira, & Ton fera bouillir Thuile,.ayant attention qu’elle ne fe répande & nes’enstamme. On la remuera souvent, soitavec une pince , soit avec des cuillères defer ^ jusqu’à ce que le feu y prenne légè-rement de lui-même. On pourra l’allumeravec un morceau de papier enflamméqu’on y jettera, lorsqu’elle sera chaude-au point requis ; alors on retirera làmarmite de dessus le feu , on la placera,dans un coin de la cheminée , observant deremuerrhuile.Cetteignitiond-ureraau moinsune demi-heure , & Ton aura fait la. pre-mière huile, celle qu’on appelle huile foible*.
On arrêtera la combustion r en fermantla marmite de son couvercle , ou en appli-quant â la surface un linge mouillé qui em-pêche la communication avec Pair.
Cela fait on aura un vaisseau net, danslequel on versera. Thuile qu’on conservera-..
On préparera Thuile forte comme ona préparé' l’huile foible, on la laissera feu-lement brûler beaucoup plus de tems. Onpoussera Tinflammaíion jissqu’â ce qu’elle;soit devenue épaisse & gluante, ce qu’on.